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Le petit-duc scops (Otus scops)
LC
Otus scops

Petit-duc scops

Otus scops

Aussi appelé Petit-duc, Hibou petit-duc

Le petit-duc scops est un hibou d’une vingtaine de centimètres, dont le plumage ressemble à l’écorce d’un arbre. Présent notamment dans le sud de la France, il chasse surtout les insectes après la tombée du jour. Son sifflement régulier révèle souvent sa présence. L’UICN le classe en préoccupation mineure, malgré une tendance mondiale à la baisse.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
19 à 21 cm de longueur totale ; environ 47 à 54 cm d’envergure.
Poids
Environ 60 à 135 g, selon le sexe, la saison et les populations.
Longévité
Jusqu’à environ 12 ans dans la nature d’après des oiseaux bagués ; la durée de vie moyenne est moins bien connue.
Régime
InsectivoreIl mange surtout de gros insectes, notamment des sauterelles, des grillons, des coléoptères et des papillons nocturnes, parfois de petits vertébrés.
Mode de vie
Nocturne, solitaire hors reproduction, en couple pendant la nidification
Famille
Strigidés (Strigidae), ordre des Strigiformes

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Europe méridionale, Afrique du Nord et Asie occidentale à centrale ; hivernage en Afrique subsaharienne

Où vit le petit-duc scops ?

Il fréquente les paysages ouverts riches en insectes et en vieux arbres : vergers, bocages, parcs, oliveraies et boisements clairs.

Principales régions : France, Espagne, Italie, Grèce, Maroc, Turquie, Kazakhstan, Mali.

  • Europe
  • Afrique
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le petit-duc scops
  2. Où vit le petit-duc scops ?
  3. Que mange le petit-duc scops ?
  4. Un hibou discret au chant régulier
  5. Comment se reproduit le petit-duc scops ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le petit-duc scops

Avec ses 19 à 21 cm de longueur, ce hibou compte parmi les plus petits rapaces nocturnes d’Europe. Ses yeux sont jaunes et son plumage, gris ou brun roux selon les individus, porte des stries sombres. Deux petites touffes de plumes, appelées aigrettes, se dressent sur sa tête lorsqu’il est attentif.

De jour, il reste souvent immobile contre un tronc ou dans le feuillage. Les dessins de ses plumes imitent les fissures de l’écorce et rendent son repérage difficile. Si vous l’approchez, il peut allonger son corps et resserrer son plumage : sa silhouette ressemble alors davantage à une branche.

Où vit le petit-duc scops ?

Son aire de reproduction s’étend de l’Europe méridionale et de l’Afrique du Nord jusqu’à l’Asie occidentale et centrale. En France, il se rencontre surtout dans la moitié sud et en Corse, avec une répartition inégale. Il recherche des arbres pour se cacher et des espaces dégagés pour chasser.

Les vergers anciens, les oliveraies, les haies arborées et certains parcs lui conviennent lorsqu’ils abritent assez d’insectes et de cavités. La majorité des oiseaux européens migrent vers l’Afrique subsaharienne pour l’hiver. Certaines populations méditerranéennes restent toutefois près de leurs zones de reproduction, notamment là où les hivers sont doux.

Que mange le petit-duc scops ?

Les gros insectes constituent l’essentiel de son alimentation : sauterelles, grillons, coléoptères et papillons nocturnes. Ce régime explique son classement comme insectivore. Il capture aussi, plus occasionnellement, des araignées ou de petits vertébrés, tels que des lézards et de petits rongeurs. La composition du menu varie avec les proies disponibles.

Pour chasser, il observe souvent les environs depuis une branche, un piquet ou un autre perchoir. Il descend saisir une proie au sol, la prélève dans la végétation ou attrape certains insectes en vol. Les restes difficiles à digérer sont rejetés par le bec dans de petites pelotes de réjection.

Un hibou discret au chant régulier

L’activité commence généralement au crépuscule et se poursuit pendant la nuit. Au printemps, le mâle signale son territoire par une note flûtée, courte et répétée à intervalles réguliers. Vous pouvez entendre ce chant sans apercevoir l’oiseau, perché dans un arbre. La femelle peut également répondre par une note proche.

Hors de la reproduction, il mène surtout une vie solitaire. Les déplacements migratoires ont principalement lieu la nuit, et les oiseaux peuvent franchir la Méditerranée puis le Sahara pour rejoindre leurs quartiers d’hiver. La date du retour varie selon les régions ; en France, les premiers chants se font généralement entendre au printemps.

Comment se reproduit le petit-duc scops ?

Le couple utilise une cavité déjà disponible : trou dans un vieil arbre, ancienne loge de pic, anfractuosité d’un bâtiment ou nichoir adapté. Il n’y apporte généralement pas de matériaux pour construire un nid. En France, la ponte a surtout lieu à la fin du printemps et comprend habituellement trois à cinq œufs blancs.

La femelle assure l’essentiel de l’incubation, qui dure environ 24 à 26 jours, tandis que le mâle lui apporte des proies. Les jeunes quittent généralement la cavité vers trois à quatre semaines. Leur départ ne signifie pas qu’ils sont autonomes : les parents continuent à les nourrir pendant plusieurs semaines.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ses aigrettes peuvent se coucher presque entièrement. Un même individu paraît donc parfois porter deux petites cornes, parfois avoir la tête ronde.
  • 2.Son chant peut être confondu avec celui du crapaud alyte accoucheur, qui émet lui aussi une note flûtée répétée.
  • 3.Un oiseau d’à peine une centaine de grammes peut parcourir plusieurs milliers de kilomètres entre ses lieux de reproduction européens et ses quartiers d’hiver africains.
  • 4.Il profite parfois des anciennes cavités creusées par les pics : le travail d’un autre oiseau lui fournit alors un abri pour ses œufs.

Ce qui menace le petit-duc scops

  • Disparition des vieux arbres

    L’abattage des arbres creux et la suppression des vieux vergers réduisent les cavités disponibles pour la reproduction. La disparition des haies enlève aussi des perchoirs et des abris.

  • Raréfaction des insectes

    L’usage d’insecticides et la simplification des paysages agricoles peuvent diminuer ses ressources alimentaires. Les prairies, les haies et les vergers riches en insectes sont particulièrement utiles pendant l’élevage des jeunes.

  • Collisions et dérangements

    La chasse près des routes expose certains individus aux collisions avec les véhicules. Les travaux sur un arbre ou un bâtiment occupé peuvent également détruire une nichée.

Protéger le petit-duc scops

  • Protection en FranceLe petit-duc scops est une espèce protégée en France : sa capture, sa destruction et celle de ses œufs sont interdites, ainsi que la destruction de ses sites de reproduction et de repos dans les conditions prévues par la réglementation.
  • Commerce international encadréL’espèce figure à l’annexe II de la CITES, qui encadre son commerce international. Cette inscription ne signifie pas qu’un particulier peut prélever un oiseau sauvage en France.
  • Maintien des habitatsConserver les arbres à cavités, les haies et les prairies riches en insectes protège ses lieux de chasse et de reproduction. Des nichoirs adaptés peuvent compléter les cavités naturelles, sans remplacer la préservation des vieux arbres.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Peut-on entendre le petit-duc scops dans un jardin ?

Oui, surtout dans le sud de la France, si le jardin se trouve près d’arbres et de terrains riches en insectes. Au printemps et en été, son sifflement régulier peut venir d’un verger, d’un parc ou d’une haie. Écoutez sans chercher à l’attirer avec un enregistrement.

Quelle différence avec la chouette chevêche ?

Le petit-duc possède de petites aigrettes et un corps généralement plus élancé. La chevêche d’Athéna a une tête ronde sans aigrettes, un plumage ponctué de taches claires et peut s’observer en plein jour. Tous deux ont les yeux jaunes et peuvent fréquenter les vergers, ce qui favorise les confusions.

Passe-t-il l’hiver en France ?

La plupart des individus qui se reproduisent en France partent hiverner en Afrique subsaharienne. Certains peuvent rester dans des régions méditerranéennes, notamment en Corse. La présence hivernale dépend donc de la population et du climat local ; son absence de chant ne suffit pas à prouver son départ.

Que faire si l’on trouve un jeune au sol ?

Un jeune emplumé peut avoir quitté la cavité tout en étant encore nourri par ses parents. Gardez les chats et les chiens à distance, puis demandez conseil à un centre de soins pour la faune sauvage avant de le déplacer. S’il saigne, paraît blessé ou a été attrapé par un chat, contactez le centre immédiatement.

Peut-on garder un petit-duc chez soi ?

Vous ne pouvez pas prélever un petit-duc sauvage pour en faire un animal de compagnie : l’espèce est protégée en France. Un oiseau blessé doit être confié à une structure habilitée. Contactez rapidement un centre de soins pour la faune sauvage ou l’OFB pour connaître la conduite à tenir.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel aliment domine dans le menu du petit-duc scops ?
  2. 2.À quoi correspondent les deux petites pointes sur sa tête ?
  3. 3.Où dépose-t-il généralement ses œufs ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Otus scops iucnredlist.org
  2. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel : Otus scops, Petit-duc scops inpn.mnhn.fr
  3. CITES, Annexes I, II et III cites.org
  4. Wikipédia, Petit-duc scops fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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