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Poule Le Merlerault

Originaire de l’Orne, la poule Le Merlerault porte une huppe et une crête en V, avec des oreillons blancs bien visibles. Cette volaille normande, qui avait disparu, a été reconstituée à partir de la Crèvecœur avant sa réhabilitation en 1982.

Mis à jour le 4 min de lecture

Poule Le Merlerault
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race de l’Orne reconstituée au XXe siècle
  3. Une huppe, une crête en V et des oreillons blancs
  4. Des œufs blancs et une couvaison peu fréquente
  5. Conserver les caractères d’une race réhabilitée
  6. Préparer une rencontre avec cette poule normande
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Normandie, Orne)
Reconnaissance
Société centrale d’aviculture de France (SCAF), dont le standard retient le nom « Le Merlerault ».
Poids
Grande race : coq d’au moins 3 kg, poule d’au moins 2,5 kg selon le standard. Forme naine : coq de 900 g et poule de 800 g.
Espérance de vie
Environ 5 à 10 ans, repère général chez les poules domestiques, variable selon les conditions de vie et la santé.
Plumage
Plumage avec une huppe, sans barbe ni favoris ; pattes dépourvues de plumes.
Variétés
Noir, bleu, blanc
Usage d'origine
Volaille fermière pour les œufs et la chair.
Production
œufs, viande
Effectifs
Race disparue puis reconstituée et réhabilitée en 1982 ; aucun effectif actuel vérifié n’est disponible.

Une race de l’Orne reconstituée au XXe siècle

Le nom de cette poule vient du village du Merlerault, dans l’Orne. Son histoire ancienne reste peu documentée : la documentation consultée signale toutefois deux articles de C. Jacques dans le Journal d’agriculture pratique de 1857. Le standard, qui décrit les caractères recherchés chez les animaux de race, est fixé au début du XXe siècle. Ces repères ne permettent pas de dater précisément son apparition.

La race disparaît dans la seconde moitié du XXe siècle. Jean-Claude Périquet la reconstitue en travaillant à partir de la Crèvecœur, une autre poule normande proche par son origine et ses caractères. Sa réhabilitation intervient en 1982. Les appellations anciennes « Merlerault » et « Merleraux » restent utiles pour lire les documents historiques, tandis que le standard cité retient désormais « Le Merlerault ».

Une huppe, une crête en V et des oreillons blancs

Cette volaille a un corps trapu et une huppe un peu moins développée que celle de la Crèvecœur. Pour les distinguer, regardez aussi les côtés du visage : Le Merlerault n’a ni barbe ni favoris. Ses oreillons, petites zones de peau situées près des oreilles, sont blancs et bien visibles. Sa crête forme deux cornes disposées en V, sans ramification.

Les yeux sont rouge-orangé, la peau blanche et les tarses, partie des pattes située au-dessus des doigts, gris ardoise foncé. Les plumages cités sont le noir, le bleu et le blanc. En grande race, les masses minimales du standard sont de 3 kg pour le coq et de 2,5 kg pour la poule. La forme naine est donnée à 900 g et 800 g respectivement.

Des œufs blancs et une couvaison peu fréquente

Le Merlerault est une bonne pondeuse qui couve rarement, sans nombre annuel d’œufs documenté. La ponte varie notamment avec l’âge, la saison, l’alimentation et la santé. Pour la grande race, le standard fixe à 60 g le poids minimal des œufs destinés à l’incubation. Leur coquille est blanche ; ce seuil de sélection ne décrit pas le poids de chaque œuf pondu.

Chez la forme naine, les œufs à couver doivent peser au moins 35 g et ont également une coquille blanche. La rareté de la couvaison doit être prise en compte si vous souhaitez obtenir des poussins : une poule ne restera pas nécessairement sur son nid. Un coq est nécessaire pour avoir des œufs fécondés, tandis que les poules pondent aussi sans lui. Aucun rendement de chair chiffré n’est fourni.

Conserver les caractères d’une race réhabilitée

La disparition puis la reconstitution de cette race rendent son histoire différente de celle d’une population conservée sans interruption. Les éléments disponibles ne donnent aucun effectif actuel, ni classement officiel de menace à jour. Il serait donc hasardeux de lui attribuer un nombre d’élevages ou de reproducteurs. Le Collectif pour la sauvegarde des races avicoles et cunicoles normandes est un club lié à la race.

Pour participer à sa conservation, vous pouvez rechercher des reproducteurs dont l’origine est documentée et demander conseil sur les accouplements. L’objectif est de maintenir les caractères du standard tout en limitant la consanguinité, c’est-à-dire les unions entre animaux étroitement apparentés. Le collectif cité publie la revue Basse-cour Normande. Aucun programme chiffré de conservation ni produit sous appellation propre à cette race n’est documenté.

Préparer une rencontre avec cette poule normande

Pour chercher un lieu où observer Le Merlerault, commencez par contacter le collectif normand cité ou une association avicole locale. Ces interlocuteurs peuvent vous orienter vers des éleveurs et des expositions, selon les animaux présentés cette année-là. La présence de la race au Salon international de l’agriculture, dans un écomusée ou dans une ferme ouverte au public ne peut pas être garantie avec les informations disponibles.

Avant une visite, demandez si les animaux présentés sont de grande race ou nains et quelles couleurs vous pourrez observer. Sur place, cherchez la crête en V, les oreillons blancs et l’absence de barbe : ces détails permettent une observation attentive avec les enfants. Respectez les consignes sanitaires de l’éleveur, ne nourrissez pas les volailles sans autorisation et lavez-vous les mains après tout contact avec elles.

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Questions fréquentes

Peut-on accueillir cette poule dans un jardin familial ?

Oui, si vous disposez d’un poulailler sec et ventilé, d’un parcours sécurisé et de temps pour les soins quotidiens. Les poules sont sociales : prévoyez plusieurs compagnes compatibles. Vérifiez les règles locales et protégez-les des prédateurs. La huppe mérite une surveillance, car des plumes devant les yeux peuvent gêner la vision.

Combien d’œufs pond-elle chaque année ?

Elle est qualifiée de bonne pondeuse, sans total annuel vérifiable. Il vaut donc mieux ne pas promettre un nombre d’œufs. La ponte dépend de l’âge, de la saison et des conditions d’élevage. Le repère connu concerne les œufs à couver : au moins 60 g en grande race, ou 35 g chez la naine.

Comment la différencier d’une Crèvecœur ?

Observez surtout le visage : Le Merlerault ne porte ni barbe sous le bec ni favoris sur les côtés. Ses oreillons blancs sont bien visibles et sa huppe est légèrement moins forte. Les deux races sont proches, et la Crèvecœur a servi à sa reconstitution. La couleur seule ne suffit donc pas à les distinguer.

Que faire si une poule reste prostrée ou respire difficilement ?

Isolez-la calmement dans un espace propre et ventilé, à l’écart du groupe, puis appelez un vétérinaire dans la journée si elle reste prostrée. Une difficulté respiratoire justifie un appel immédiat, au service de garde vétérinaire la nuit. Ne forcez ni l’eau ni la nourriture dans son bec et ne donnez aucun médicament sans avis vétérinaire.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.De quel département vient la poule Le Merlerault ?
  2. 2.Quel détail aide à la distinguer de la Crèvecœur ?
  3. 3.Quel est le poids minimal d’un œuf à couver en grande race ?

Sources

  1. Wikipédia, Poule Le Merlerault fr.wikipedia.org
  2. Société centrale d’aviculture de France, site officiel scaf-aviculture.com

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