La Flèche
Originaire de la Sarthe, la poule de La Flèche porte une crête rouge divisée en deux cornes, un caractère qui permet de la reconnaître facilement. Connue depuis le XVe siècle, cette volaille vive a longtemps été élevée pour la finesse de sa chair et pond de gros œufs blancs.
Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire9 parties
- Carte d’identité
- Une volaille sarthoise connue depuis le XVe siècle
- Deux cornes rouges et de grands oreillons blancs
- Une chair réputée et de gros œufs blancs
- Une race ancienne à préserver sans surestimer ses effectifs
- L’observer en exposition avicole ou chez un éleveur
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Carte d’identité
Race française- Origine
- France (Sarthe, Pays de la Loire)
- Reconnaissance
- Race décrite dans le Standard officiel des volailles de la Société centrale d’aviculture de France et reconnue par le British Poultry Standard.
- Poids
- Grande race : coq de 3,5 à 4 kg, poule de 3 à 3,5 kg ; forme naine : masses de référence de 900 g et 800 g respectivement.
- Plumage
- Plumage de poule domestique, avec un léger épi de plumes derrière la crête à deux cornes.
- Variétés
- Noir, blanc, coucou, bleu andalou, gris perle
- Usage d'origine
- Volaille fermière élevée pour sa chair et ses œufs
- Production
- viande, œufs
- Effectifs
- Race ancienne ayant frôlé la disparition, dont l’élevage a repris ; aucun effectif actuel vérifié n’est fourni dans les sources retenues.
Une volaille sarthoise connue depuis le XVe siècle
Les traces de cette race française remontent au XVe siècle. Son berceau comprend les environs de La Flèche, de Malicorne et de Mézeray, dans la Sarthe. Pendant des siècles, elle a peuplé les fermes de cette région, à la rencontre du Maine et de l’Anjou. La Crèvecœur a participé à sa formation, notamment pour la crête et certains caractères du plumage.
La réputation de sa chair a favorisé un commerce bien au-delà des fermes sarthoises. En 1831, le marché du mercredi à La Flèche accueillait, en automne et en hiver, de nombreuses poulardes destinées notamment aux restaurants parisiens. Une poularde est une jeune poule engraissée pour la table, généralement avant son entrée en ponte. Cet usage explique la place de la race dans l’histoire gastronomique locale.
Deux cornes rouges et de grands oreillons blancs
La crête forme deux cornes rouges et symétriques, en U ou en V, avec un léger épi de plumes à l’arrière. Les grands oreillons, ces zones de peau situées près des oreilles, sont ovales et blancs. Les yeux vont du rouge au rouge brunâtre. Les narines sont évasées, tandis que les tarses, la partie visible des pattes au-dessus des doigts, sont noirs à plomb foncé.
Le corps est long, avec une poitrine large et profonde et une forte ossature. En grande race, les coqs pèsent généralement de 3,5 à 4 kg et les poules de 3 à 3,5 kg. La forme naine a des masses de référence de 900 g pour le coq et de 800 g pour la poule. Les variétés citées sont le noir, le blanc, le coucou, le bleu andalou et le gris perle.
Une chair réputée et de gros œufs blancs
L’élevage traditionnel recherchait particulièrement la finesse de sa chair, mais les œufs font aussi partie de ses productions. Elle est décrite comme une bonne pondeuse, sans que son nombre annuel d’œufs soit vérifiable. La ponte varie avec l’âge, la saison, l’alimentation et la lignée. Pour votre poulailler, demandez donc à l’éleveur les observations concernant ses propres poules, plutôt qu’une promesse de rendement identique toute l’année.
Le standard indique une coquille blanche et un poids minimal de 70 g pour les œufs à couver de la grande race. Pour la forme naine, ce minimum est de 35 g. Ces repères concernent la sélection des œufs destinés à l’incubation : tous les œufs pondus ne pèsent pas nécessairement autant. Une poule peut pondre sans coq ; sa présence est nécessaire pour obtenir des œufs fécondés.
Une race ancienne à préserver sans surestimer ses effectifs
Après avoir presque disparu, la race a connu une reprise de son élevage, selon l’article fourni. Les sources retenues ne donnent toutefois aucun effectif actuel vérifié permettant de mesurer cette reprise. Il serait donc imprudent de chiffrer sa population ou de lui attribuer une catégorie officielle de menace. Le maintien de plusieurs lignées reproductrices aide à limiter la consanguinité, c’est-à-dire les accouplements entre animaux trop apparentés.
Le La Flèche Club français est cité comme club de race, et le Standard officiel des volailles décrit les caractères recherchés. Pour participer à sa préservation, vous pouvez choisir des reproducteurs dont l’origine est connue et échanger avec des éleveurs sur leurs parentés. La reconnaissance britannique témoigne aussi de sa diffusion hors de France. Elle ne renseigne cependant ni sur les effectifs français ni sur l’existence d’un programme public de conservation.
L’observer en exposition avicole ou chez un éleveur
Les expositions avicoles sont des occasions de rencontrer des éleveurs et d’observer les caractères d’une race. Avant de vous déplacer, vérifiez auprès de l’organisateur que des La Flèche sont inscrites : leur présence n’est pas garantie. La Société centrale d’aviculture de France constitue un point de départ pour rechercher des contacts associatifs. Le club de race cité dans l’article peut également orienter vos démarches.
Une visite d’élevage, lorsqu’elle est proposée sur rendez-vous, permet d’observer la volaille sur son parcours. Demandez au propriétaire les consignes sanitaires avant d’entrer, car chaussures et matériel peuvent transporter des agents infectieux entre poulaillers. Avec les enfants, observez les cornes, les oreillons blancs et la couleur des pattes sans poursuivre les oiseaux. Au Salon de l’agriculture aussi, vérifiez la liste des animaux présentés avant de prévoir votre visite.
D’autres races de poules
MaransFrance (Charente-Maritime, sud de la Vendée et Deux-Sèvres, autour du Marais poitevin)Race française
JanzéFrance (Bretagne, Ille-et-Vilaine)Race française
Coucou de RennesFrance (Bretagne, région de Rennes)Race française
Gauloise doréeFranceRace française
Poule de HoudanFrance (Houdan, Yvelines, Île-de-France)Race française
Faverolles françaiseFrance (Faverolles, Eure-et-Loir, Centre-Val de Loire)Race française
Questions fréquentes
La poule de La Flèche convient-elle à un poulailler familial ?
Elle peut vivre dans un poulailler familial si vous lui proposez un parcours sécurisé, un abri sec et la compagnie d’autres poules. Son tempérament vif demande des approches calmes, notamment avec les enfants. Habituez-la progressivement à votre présence et laissez-la venir chercher sa nourriture sans la poursuivre ni la saisir inutilement.
Combien d’œufs pond-elle chaque année ?
La documentation consultée la décrit comme une bonne pondeuse, mais ne donne pas de chiffre annuel suffisamment documenté. La ponte dépend de la lignée, de l’âge et des conditions d’élevage, avec des baisses possibles pendant la mue ou les jours courts. Le repère confirmé concerne les œufs à couver : au moins 70 g en grande race.
Ses deux cornes sont-elles dangereuses pour les enfants ?
Les deux cornes sont des parties de la crête, constituées de tissu charnu, et non des cornes osseuses. Il ne faut ni les tirer ni les pincer. Les précautions concernent surtout le bec et, chez le coq, les ergots des pattes. Supervisez les interactions et éloignez les enfants d’un coq qui charge.
Comment réagir si une poule reste prostrée ou respire mal ?
Contactez un vétérinaire dans la journée si elle reste prostrée, cesse de manger ou présente une blessure. Une respiration difficile, un saignement important ou une incapacité à tenir debout justifient un appel immédiat, au service de garde la nuit. En attendant ses consignes, installez-la au calme, séparée du groupe, sans lui administrer de médicament.
Testez-vous
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Sources
- Wikipédia, La Flèche (poule) fr.wikipedia.org
- Société centrale d’aviculture de France, site officiel et référence au Standard officiel des volailles scaf-aviculture.com
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