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Porc blanc de l’Ouest

Originaire de l’ouest de la France, le porc blanc de l’Ouest réunit les anciennes populations craonnaise et normande. Ce grand porc blanc, rustique et adapté au plein air, a failli disparaître au XXe siècle. Sa viande et son gras sont particulièrement appréciés pour la fabrication de charcuteries, dont le jambon de Paris.

Mis à jour le 4 min de lecture

Porc blanc de l'Ouest
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race née de deux populations de l’Ouest
  3. Un grand porc blanc aux oreilles couvrant les yeux
  4. Une viande adaptée à la charcuterie cuite
  5. Une population suivie pour préserver sa diversité
  6. Où observer le porc blanc de l’Ouest
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Bretagne, Normandie et Pays de la Loire)
Reconnaissance
Race inscrite aux Livres Généalogiques Collectifs des Races Locales de Porcs, gérés par LIGERAL, avec un programme de conservation suivi par la filière porcine.
Taille
Truie autour de 1,05 m au garrot, verrat autour de 1,10 m
Poids
Truie autour de 350 kg, verrat de plus de 400 kg
Poil
Soies blanches, assez courtes à moyennes, avec un épi visible au niveau des reins
Robes
Blanche, avec une peau légèrement rosée
Usage d'origine
Élevage en plein air et production de viande destinée notamment à la charcuterie cuite
Production
viande, reproduction
Effectifs
Race locale française à très faibles effectifs, maintenue par un programme de conservation visant à préserver sa diversité génétique.

Une race née de deux populations de l’Ouest

Le porc blanc de l’Ouest descend de populations porcines de type celtique présentes sur la façade maritime française depuis la fin du Moyen Âge. Jusqu’au milieu du XXe siècle, plusieurs races locales coexistaient, dont la normande et la craonnaise. Ces deux populations étaient encore distinguées dans les élevages de la Mayenne, d’Ille-et-Vilaine et de la Manche avant leur regroupement.

La fusion officielle des races craonnaise et normande a été décidée le 15 décembre 1958. La nouvelle race a ensuite subi une diminution rapide de ses effectifs, avec la concurrence de races plus utilisées dans les élevages spécialisés. Une tentative d’amélioration de la prolificité, menée dix ans plus tard, a aussi modifié une partie de la population d’origine.

Un grand porc blanc aux oreilles couvrant les yeux

Le porc blanc de l’Ouest possède un corps long, avec une longueur généralement comprise entre 1,70 et 1,90 m. Son dos est large et droit, sa poitrine profonde, sa croupe large et ses membres longs et solides. Ses aplombs sont verticaux, les jarrets droits, et sa queue est longue. La peau est blanche, légèrement rosée.

La tête s’allonge avec l’âge et présente un profil légèrement concave. Les oreilles, implantées haut, retombent vers l’avant et peuvent cacher les yeux. Les soies blanches forment un épi caractéristique au niveau des reins. Cette conformation et ses membres robustes correspondent à un animal capable de se déplacer dans des parcours extérieurs.

Une viande adaptée à la charcuterie cuite

Ce porc valorise bien une alimentation composée de céréales produites sur l’exploitation, complétées par des sous-produits laitiers et des fourrages grossiers. Il convient à l’élevage en plein air et s’adapte moins bien aux systèmes d’engraissement industriel. Sa viande est réputée savoureuse, avec un gras de bonne qualité, recherché pour certaines préparations de charcuterie.

Lors de contrôles anciens en station individuelle, la croissance atteignait 778 g par jour et l’indice de consommation 3,38. L’épaisseur de gras dorsal mesurée était d’environ 18 mm. Les truies pouvaient être saillies vers 6 mois, donnaient en moyenne 8 à 9 porcelets et se distinguaient par leur douceur et leurs qualités laitières.

Une population suivie pour préserver sa diversité

Le nombre de reproducteurs a fortement diminué à partir des années 1970. Le livre généalogique comptait près de 600 truies en 1971, 169 en 1982 et 109 en 2007. Ces chiffres correspondent à des relevés historiques et ne décrivent pas nécessairement les effectifs actuels. La race reste principalement liée à ses régions françaises d’origine.

Un programme de conservation a été mis en place en 1982 avec la contribution de l’INRA et de l’IFIP-Institut du porc. La gestion des accouplements cherche à maintenir la variabilité génétique et à éviter une trop forte parenté entre reproducteurs. Le porc blanc de l’Ouest est inscrit aux Livres Généalogiques Collectifs des Races Locales de Porcs, sous la responsabilité de LIGERAL.

Où observer le porc blanc de l’Ouest

Cette race peut être présentée dans des fermes de conservation, des élevages engagés dans la sauvegarde des races locales et certains écomusées agricoles de l’ouest de la France. Les occasions dépendent des années et des animaux disponibles. Un contact préalable avec l’établissement permet de vérifier la présence de la race avant un déplacement en famille.

Des représentants de races porcines françaises peuvent aussi être visibles lors de salons agricoles, notamment au Salon international de l’agriculture à Paris selon la programmation annuelle. Sur place, observez la taille du corps, les oreilles tombantes et la robe entièrement blanche, puis demandez au responsable quelles mesures protègent la race et son patrimoine génétique.

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Questions fréquentes

Le porc blanc de l’Ouest peut-il vivre en plein air ?

Oui, sa rusticité et ses membres solides le rendent adapté à l’élevage en plein air. Il lui faut toutefois un terrain sécurisé, des zones sèches, de l’eau propre, un abri et une alimentation équilibrée. Comme pour tout porc, les conditions d’élevage doivent respecter les règles sanitaires et de bien-être applicables aux animaux de ferme.

Combien de porcelets une truie peut-elle avoir ?

Les données historiques indiquent une moyenne de 8 à 9 porcelets par portée. La taille réelle d’une portée varie selon l’âge de la truie, sa conduite d’élevage et les conditions de reproduction. Les porcelets sont lourds à la naissance, autour de 2 kg.

Pourquoi cette race a-t-elle failli disparaître ?

Ses effectifs ont reculé avec la diffusion de races davantage utilisées dans les élevages spécialisés, comme le Large White ou le Piétrain. Une introduction de sang de Veredelte Landschwein a aussi modifié une partie de la population. Des éleveurs ayant conservé des animaux d’origine ont contribué à son maintien, puis un programme de sauvegarde a commencé en 1982.

Le porc blanc de l’Ouest est-il un animal de compagnie ?

Il s’agit d’une race d’élevage, avec des adultes très grands et lourds, et non d’un animal adapté à la vie dans une maison. Un cochon vivant chez un particulier demande des installations spécifiques, une alimentation surveillée et des soins vétérinaires. En France, les obligations peuvent aussi varier selon le statut de l’animal et le lieu de détention.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.De quelles anciennes races le porc blanc de l’Ouest est-il issu ?
  2. 2.Quelle est la couleur habituelle de sa robe ?
  3. 3.Quelle production est particulièrement associée à sa viande ?

Sources

  1. IFIP-Institut du porc, site de l’Institut technique du porc ifip.asso.fr
  2. LIGERAL, Livres généalogiques des races locales de porcs ligeral.fr

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