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Cul noir limousin

Originaire de Saint-Yrieix-la-Perche, le cul noir limousin est un porc rustique blanc marqué de noir, adapté aux parcours boisés. Sa croissance lente et sa capacité à déposer beaucoup de gras ont causé son déclin avec l’élevage industriel, avant la mise en place d’un programme de sauvegarde.

Mis à jour le 4 min de lecture

Cul noir limousin
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race liée à Saint-Yrieix-la-Perche
  3. Un porc blanc marqué de noir
  4. Une viande obtenue avec une croissance lente
  5. Une conservation organisée depuis les années 1980
  6. Où observer le cul noir limousin
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (ouest du Massif central, Limousin et nord du Périgord)
Reconnaissance
Race locale française inscrite au livre généalogique LIGERAL et suivie dans un programme de conservation avec l’Institut technique du porc.
Poids
Environ 160 kg à partir de 16 mois ou 200 kg à partir de 24 mois pour les catégories traditionnelles d’abattage, avec des variations selon l’élevage.
Poil
Soies courtes et fines, avec des épis visibles à la nuque et entre les hanches et la queue.
Robes
blanche avec une plaque noire sur la tête et une autre sur la croupe, blanche tachée de noir, avec des marques de largeur variable
Usage d'origine
Élevage en plein air pour la production de viande, de lard et de charcuteries traditionnelles.
Production
viande
Effectifs
Race locale en conservation, autrefois proche de la disparition ; en 2003, le recensement mentionnait 43 verrats et 139 truies chez 38 éleveurs.

Une race liée à Saint-Yrieix-la-Perche

Le cul noir limousin est originaire de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, dans le sud de la Haute-Vienne. Il était autrefois appelé porc de Saint-Yrieix et vivait depuis plusieurs siècles dans l’ouest du Massif central. En 1850, deux variétés étaient décrites : une forme limousine, petite et potelée, et une forme périgourdine, plus grande et moins épaisse.

Au début du XXe siècle, la population atteignait environ 160 000 animaux. Le développement de l’élevage industriel après la Seconde Guerre mondiale a favorisé des porcs à croissance plus rapide et moins gras. Les effectifs reproducteurs sont alors passés d’environ 13 000 en 1953 à une centaine dans les années 1970, ce qui a conduit au regroupement des animaux et à un plan de sauvegarde.

Un porc blanc marqué de noir

Le corps est trapu et large, soutenu par des membres longs et solides. La tête conique possède un chanfrein droit, un groin allongé et des oreilles fines dirigées vers l’avant. Le dos, souvent arqué chez le jeune animal, tend à se redresser avec l’âge. Les épaules sont épaisses, les côtes longues et la queue fine, entièrement noire.

La robe blanche porte des taches noires plus ou moins étendues, avec une marque sur la tête et une autre sur la croupe. Les soies sont petites et fines. Des épis peuvent se former à la nuque ainsi qu’entre les hanches et la naissance de la queue. L’ensemble donne une silhouette facilement reconnaissable, même lorsque les taches diffèrent d’un animal à l’autre.

Une viande obtenue avec une croissance lente

Ce porc grandit lentement et se montre très actif lorsqu’il cherche sa nourriture. Il marche bien et possède des besoins alimentaires modérés pour un animal élevé sur parcours. Les éleveurs le conduisent notamment dans des châtaigneraies et des chênaies, où il peut explorer le sol et compléter sa ration avec les ressources disponibles.

Deux types de conduite charcutière sont mentionnés : un abattage à partir de 16 mois pour environ 160 kg, ou à partir de 24 mois pour environ 200 kg. Dans la seconde conduite, le gras dorsal peut dépasser 15 cm. La viande est décrite comme mûre et persillée. La truie donne en moyenne dix porcelets par portée et possède de bonnes qualités maternelles.

Une conservation organisée depuis les années 1980

Au début des années 1980, l’Institut technique du porc a recensé un nombre très faible de porcs limousins et périgourdins. Ces animaux ont été regroupés dans la race cul noir limousin, puis un programme de conservation a été engagé. Le livre généalogique des races locales, géré par LIGERAL avec l’appui de l’Institut technique du porc, organise les accouplements pour limiter la consanguinité.

Le recensement cité pour 2003 comptait 43 verrats et 139 truies chez 38 éleveurs, principalement en Limousin. Une partie de la semence est conservée par cryoconservation. En 2025, les éleveurs étaient répartis dans le Limousin et le Périgord. Les produits issus de la race sont surtout vendus directement à la ferme ou par des boucheries, charcuteries et restaurants proches du bassin de production.

Où observer le cul noir limousin

Pour voir cette race, renseignez-vous auprès des éleveurs et des structures qui travaillent avec les races locales du Limousin et du Périgord. Les animaux sont généralement élevés en plein air, sur des parcours où leur activité de recherche de nourriture est visible. Les fermes de conservation et certaines exploitations pratiquant la vente directe peuvent parfois accueillir le public.

Des présentations de races porcines françaises peuvent aussi avoir lieu dans des salons agricoles et des manifestations consacrées à l’élevage. Les programmes changent selon les années. Avant une visite, vérifiez auprès de l’organisateur ou de l’éleveur que le cul noir limousin sera bien présent et que l’accueil des familles est prévu.

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Questions fréquentes

Pourquoi le cul noir limousin a-t-il failli disparaître ?

L’élevage industriel a privilégié des porcs à croissance rapide et produisant moins de gras. Le cul noir limousin grandit lentement et peut déposer une couche de gras dorsal très épaisse. Ses effectifs reproducteurs sont ainsi passés d’environ 13 000 en 1953 à une centaine dans les années 1970, avant la mise en place d’un programme de conservation.

Peut-on reconnaître un cul noir limousin à sa robe ?

Oui, sa robe est généralement blanche avec une zone noire sur la tête et une autre sur la croupe. L’étendue des taches varie selon les animaux. Sa queue est entièrement noire, tandis que ses soies restent courtes et fines. La forme trapue du corps et les oreilles fines dirigées vers l’avant complètent cette apparence.

Que mange ce porc élevé en plein air ?

Le cul noir limousin recherche une partie de sa nourriture en parcourant le terrain. La race est adaptée aux châtaigneraies et aux chênaies et possède des besoins alimentaires modérés. En élevage, sa ration reste conduite par l’éleveur selon l’âge, la saison, le parcours disponible et l’objectif de production.

Pourquoi sa viande est-elle associée à la charcuterie traditionnelle ?

Sa croissance lente et sa faculté à déposer du gras donnent une viande persillée et un lard abondant. Les conduites traditionnelles prévoient un abattage à partir de 16 mois pour environ 160 kg, ou à partir de 24 mois pour environ 200 kg. Ces caractéristiques conviennent aux produits de charcuterie fabriqués autour du Limousin et du Périgord.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le cul noir limousin est-il historiquement originaire ?
  2. 2.Quelle robe caractérise le plus souvent cette race ?
  3. 3.Quel élément a contribué au déclin de la race au XXe siècle ?

Sources

  1. Wikipédia, « Cul noir limousin » fr.wikipedia.org
  2. Institut technique de l’industrie porcine, ressources sur les races porcines ifip.asso.fr
  3. Races de France, portail des races françaises racesdefrance.fr
  4. Association du porc cul noir, éleveurs et conservation de la race porc-cul-noir.fr

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