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Chèvre des Pyrénées

Originaire de toute la chaîne des Pyrénées, cette chèvre rustique accompagnait autrefois les troupeaux de moutons et de bovins. Elle fournissait du lait aux bergers en estive et sait encore valoriser une végétation pauvre dans des reliefs soumis à des conditions climatiques parfois rudes.

Mis à jour le 4 min de lecture

Chèvre des Pyrénées
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une chèvre liée aux estives pyrénéennes
  3. Un grand format couvert de poils longs
  4. Du lait et des chevreaux selon le type d’élevage
  5. Une race locale sortie d’une période critique
  6. Où observer la chèvre des Pyrénées
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (chaîne des Pyrénées)
Reconnaissance
Race caprine locale française suivie dans les programmes de conservation de Capgènes et de l’association Chèvre de Race pyrénéenne.
Taille
75 à 85 cm au garrot
Poids
Environ 50 kg pour une chèvre adulte, avec des variations selon le sexe et l’élevage
Espérance de vie
Environ 12 à 15 ans, selon les conditions de vie et le suivi vétérinaire
Poil
Poil long et abondant, adapté aux conditions montagnardes
Robes
brune, noire, blanche, brune et blanche, noire et blanche
Usage d'origine
Production traditionnelle de lait pour les bergers, élevage laitier ou allaitant, entretien des espaces embroussaillés
Production
lait, viande
Effectifs
Race considérée comme quasiment disparue à la fin des années 1980, puis sauvegardée depuis les années 1990 grâce à la remontée des effectifs, sans chiffre actuel indiqué ici.

Une chèvre liée aux estives pyrénéennes

La chèvre des Pyrénées est élevée depuis très longtemps sur l’ensemble de la chaîne pyrénéenne. Dans les troupeaux traditionnels, quelques chèvres accompagnaient les moutons, avec un rôle pratique pour fournir du lait frais au berger et à son chien pendant les longs mois passés en montagne. Son origine très ancienne est évoquée, mais son arrivée précise dans les Pyrénées reste inconnue.

À partir des années 1870, des éleveurs béarnais vendaient du lait fraîchement trait dans les villes. Entre 1875 et 1880, certains rejoignaient même les environs de Paris avec leurs chèvres. Vers 1900, environ 1 500 chèvres des Pyrénées auraient été présentes dans les rues de la capitale. Cette activité a décliné après la Première Guerre mondiale.

Un grand format couvert de poils longs

La chèvre des Pyrénées est de taille moyenne à grande pour une race locale. Les femelles mesurent généralement 75 à 85 cm au garrot et pèsent autour de 50 kg. Les mâles peuvent être plus imposants, mais les mensurations varient selon les lignées et les conditions d’élevage. L’ensemble donne une chèvre solide, adaptée aux déplacements sur des terrains accidentés.

Son poil long et abondant constitue l’un de ses traits les plus reconnaissables. La robe peut être brune, noire, blanche ou associer plusieurs de ces couleurs. Cette diversité s’explique par une histoire de sélection longtemps peu organisée. Le pelage protège l’animal du froid et des intempéries, tout en rendant la traite mécanique moins pratique.

Du lait et des chevreaux selon le type d’élevage

Deux orientations existent dans les élevages actuels. Dans les systèmes laitiers, les chèvres sont traites après le sevrage précoce des chevreaux, souvent vers l’âge de deux mois. Leur lait présente des taux butyreux et protéiques jugés corrects pour la transformation en fromage, notamment en crottin ou en tomme des Pyrénées. Le volume produit par chèvre reste inférieur à celui des races laitières spécialisées.

Dans les systèmes allaitants, les chevreaux sont élevés pour la viande et sont généralement vendus autour de la période de Pâques. Leur poids atteint souvent environ 15 kg, même si ce repère varie selon l’âge, l’alimentation et l’élevage. La chèvre des Pyrénées valorise des parcours pauvres et des végétations difficiles, ce qui réduit les besoins d’une alimentation très riche.

Une race locale sortie d’une période critique

La population, estimée à environ 70 000 animaux en 1852, était descendue à près de 50 000 en 1957. L’exode rural, la concurrence de l’Alpine et de la Saanen, ainsi que le recul des petits élevages montagnards ont ensuite accéléré le déclin. À la fin des années 1980, la race était considérée comme quasiment disparue et les animaux restants formaient une population très hétérogène.

Le renouveau commence au début des années 1990 avec le travail des conservatoires régionaux et de l’association Chèvre de Race pyrénéenne, chargée du programme de sauvegarde depuis 2004. Aucun effectif actuel n’est indiqué dans les données utilisées ici. La conservation vise à maintenir les caractères de rusticité, la diversité des robes et l’adaptation aux paysages pyrénéens.

Où observer la chèvre des Pyrénées

Vous pouvez en observer dans certains élevages conservatoires, fermes pédagogiques et écomusées des départements pyrénéens. La présence varie selon les saisons et les animations proposées. Les offices de tourisme, les parcs naturels régionaux et les associations de race peuvent indiquer les lieux ouverts au public, ainsi que les rendez-vous consacrés aux races locales.

La chèvre des Pyrénées peut aussi être présentée au Salon international de l’agriculture, à Paris, lorsque des éleveurs ou des organismes de conservation participent au rassemblement. Pour une visite familiale, vérifiez toujours les conditions d’accueil avant de partir. Ne donnez pas de nourriture aux animaux sans l’accord du responsable et gardez les enfants près de vous.

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Questions fréquentes

La chèvre des Pyrénées est-elle adaptée à un jardin familial ?

Elle est rustique, mais elle a besoin d’un espace clôturé, d’un abri sec, d’une alimentation adaptée et de soins réguliers. Une chèvre ne devrait pas vivre seule, car c’est un animal social. Avant toute acquisition, renseignez-vous sur les obligations locales, l’identification et les besoins d’un petit troupeau auprès d’un vétérinaire ou d’un éleveur.

La chèvre des Pyrénées produit-elle beaucoup de lait ?

Elle peut fournir du lait pour la transformation fromagère, avec des taux de matière grasse et de protéines corrects. Sa production par chèvre reste toutefois inférieure à celle des races sélectionnées pour le lait, comme l’Alpine ou la Saanen. La quantité varie selon la lignée, l’alimentation, la lactation et les conditions d’élevage.

Pourquoi son poil est-il si long ?

Le poil long et abondant aide à supporter les conditions fraîches et humides des reliefs pyrénéens. Il constitue aussi un caractère traditionnel de la race. En élevage laitier, cette toison demande une organisation adaptée, car elle peut gêner l’accès aux trayons et compliquer l’utilisation d’une machine à traire.

Quel rôle joue-t-elle dans les paysages pyrénéens ?

En consommant des herbes, des broussailles et de jeunes pousses, elle contribue à maintenir ouverts certains espaces. Cette action limite l’embroussaillement, sans remplacer le travail d’un éleveur ni celui d’une gestion pastorale complète. Le résultat dépend de la densité du troupeau, de la durée du pâturage et de la végétation disponible.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région française la chèvre des Pyrénées est-elle originaire ?
  2. 2.Quel poids atteint généralement un chevreau destiné à la viande ?
  3. 3.Quel trait distingue particulièrement la chèvre des Pyrénées ?

Sources

  1. Wikipédia, Pyrénées (race caprine) fr.wikipedia.org
  2. Capgènes, organisme national de sélection et de conservation des races caprines capgenes.com
  3. Institut de l’élevage, ressources sur les filières et les races d’élevage idele.fr

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