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La chèvre domestique (Capra hircus)
Dom.
Capra hircus

Chèvre domestique

Capra hircus

Aussi appelé chèvre d’élevage

La chèvre domestique est un mammifère herbivore élevé depuis environ 10 000 ans pour son lait, sa viande, ses fibres ou l’entretien de certains terrains. Issue de la chèvre sauvage du Croissant fertile, elle vit aujourd’hui sur tous les continents habités. Ses nombreuses races présentent des tailles, des cornes et des robes très variées. Cette forme domestique n’a pas de statut UICN.

Statut
Espèce domestique
Taille
Hauteur au garrot d’environ 40 à 100 cm, avec une grande variation entre les races
Poids
Environ 20 à 120 kg, les mâles étant souvent plus lourds que les femelles
Longévité
En élevage, souvent 10 à 15 ans, parfois jusqu’à 18 ou 20 ans selon la race et les soins ; la survie dans la nature n’est pas applicable à cette forme domestique
Régime
HerbivoreElle broute des herbes et des plantes basses, et recherche aussi des feuilles, des jeunes pousses, des ronces, des écorces et parfois des fruits.
Mode de vie
Diurne, en troupeaux de quelques individus à plusieurs dizaines
Famille
Bovidés (Bovidae), ordre des Cétartiodactyles (Cetartiodactyla)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Forme domestique élevée dans le monde entier, issue du Croissant fertile et des régions voisines

Où vit la chèvre domestique ?

Elle vit dans les fermes, les prairies, les landes et les zones de montagne, parfois jusqu’à plus de 3 000 m d’altitude selon la race.

Principales régions : Turquie, Iran, Irak, Syrie, Liban, Israël, Jordanie.

  • Asie
  • Europe
  • Afrique
  • Amérique du Nord et centrale
  • Amérique du Sud
  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la chèvre domestique ?
  2. Où vit la chèvre domestique ?
  3. Que mange la chèvre domestique ?
  4. Comment se comporte la chèvre domestique ?
  5. Comment se reproduit la chèvre domestique ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la chèvre domestique ?

La chèvre domestique a un corps court et robuste, des pattes terminées par deux doigts et une petite queue souvent relevée. Sa hauteur au garrot varie fortement selon les races, d’environ 40 cm chez certaines chèvres naines à près de 100 cm chez de grands mâles. Sa robe peut être blanche, noire, brune, grise ou tachetée.

Les cornes sont présentes chez de nombreuses races, chez les mâles comme chez les femelles, mais certaines lignées en sont naturellement dépourvues ou ont été sélectionnées sans cornes. Le mâle adulte, appelé bouc, porte souvent une barbe et peut dégager une odeur marquée pendant la saison de reproduction.

Ses pupilles horizontales ressemblent à de fines fentes. Cette forme aide à surveiller largement les alentours tout en gardant la tête baissée pour brouter, un avantage hérité de ses ancêtres vivant dans des milieux ouverts.

Où vit la chèvre domestique ?

La chèvre domestique est élevée dans des environnements très différents : prairies, fermes, coteaux secs, forêts claires et montagnes. Elle supporte bien les terrains accidentés grâce à ses sabots fendus, capables d’adhérer aux surfaces irrégulières, mais elle a besoin d’un abri sec contre le vent, la pluie et les fortes chaleurs.

Son berceau d’origine se situe dans une vaste région du Proche-Orient, comprenant notamment l’Anatolie, les monts du Zagros et le Levant. Des chèvres sauvages de cette région ont été rapprochées des campements humains avant que la sélection ne produise les premières populations domestiques.

Aujourd’hui, on en trouve dans de nombreux pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et des Amériques. Certaines vivent dans des élevages spécialisés, tandis que d’autres sont gardées en petits troupeaux familiaux ou utilisées pour débroussailler des parcelles.

Que mange la chèvre domestique ?

Elle choisit surtout les feuilles, les tiges, les ronces, les jeunes pousses et les plantes ligneuses. Elle mange aussi de l’herbe, mais elle préfère souvent explorer les arbustes et les haies plutôt que brouter longuement une pelouse uniforme. Cette manière de se nourrir fait d’elle un animal qui broute et qui mange les plantes à différentes hauteurs.

Son estomac possède quatre compartiments : la panse, le réseau, le feuillet et la caillette. Dans la panse, des micro-organismes dégradent les fibres végétales. La chèvre régurgite ensuite une partie de sa nourriture pour la mâcher plus longtemps, un comportement appelé rumination.

Dans un élevage, le foin constitue généralement la base de l’alimentation, avec de l’eau propre disponible en permanence. Les aliments riches ou les changements brusques peuvent provoquer des troubles digestifs, tandis que les plantes toxiques comme l’if doivent rester hors de portée.

Comment se comporte la chèvre domestique ?

La chèvre domestique est un animal social qui communique par des bêlements, des postures, des odeurs et des contacts. Elle établit une hiérarchie dans le troupeau, souvent après des face-à-face ou de petites poussées avec les cornes. Une chèvre isolée peut devenir anxieuse, surtout si elle n’a aucun autre congénère à proximité.

Elle grimpe avec agilité sur les pentes, les rochers et certains équipements conçus pour elle. Elle explore son environnement en reniflant et en goûtant de nombreuses plantes, ce qui explique qu’elle puisse mâchonner une clôture ou ouvrir une fermeture mal sécurisée.

Son activité se déroule surtout le jour, avec des périodes d’alimentation séparées par du repos et de la rumination. Le contact humain doit rester calme, car une chèvre surprise peut donner un coup de tête, même si elle est habituellement familière.

Comment se reproduit la chèvre domestique ?

La reproduction dépend de la race, de l’alimentation et de la saison. Dans de nombreuses régions tempérées, les chaleurs surviennent surtout de la fin de l’été à l’hiver, quand les jours raccourcissent. La gestation dure environ cinq mois, souvent entre 145 et 155 jours.

La femelle, appelée chèvre ou mère, met généralement au monde un ou deux chevreaux. Une portée de trois ou quatre existe chez certaines races, mais elle demande une surveillance accrue. Le petit pèse souvent quelques kilogrammes et commence habituellement à se tenir debout peu après la naissance.

La mère lèche le nouveau-né, l’aide à rester près d’elle et lui fournit un premier lait très riche appelé colostrum. Le sevrage intervient progressivement, souvent entre deux et quatre mois selon l’élevage, la race et l’alimentation disponible.

Le saviez-vous ?

  • 1.Les pupilles horizontales de la chèvre peuvent s’orienter presque parallèlement au sol, ce qui élargit sa surveillance des côtés.
  • 2.Une chèvre peut grimper sur des pentes rocheuses très raides grâce à ses sabots fendus et à ses coussinets souples.
  • 3.La chèvre domestique a contribué à fournir du lait, de la viande, du cuir et des fibres comme le cachemire ou le mohair.
  • 4.Les chèvres ont participé à la diffusion des sociétés d’élevage depuis le Proche-Orient vers l’Europe et d’autres régions.

Ce qui menace la chèvre domestique

  • Érosion des races locales

    La sélection de quelques races très productives peut faire disparaître des races locales adaptées à la sécheresse, au froid ou aux terrains difficiles. Cette perte réduit la diversité génétique des troupeaux domestiques.

  • Maladies d’élevage

    Les troupeaux peuvent subir des maladies infectieuses, des parasites et des problèmes de sabots. La prévention repose sur l’hygiène, le suivi sanitaire, la quarantaine des nouveaux animaux et les soins vétérinaires.

  • Abandons et divagation

    Une chèvre abandonnée peut manquer d’eau, de nourriture ou de soins, et causer des dégâts dans les cultures. Elle ne doit jamais être relâchée dans la nature, où elle peut aussi transmettre des agents infectieux aux caprins sauvages.

Protéger la chèvre domestique

  • Préserver les racesEn France, des organismes d’élevage et de conservation des ressources génétiques animales suivent les races locales et encouragent leur maintien dans des troupeaux reproducteurs.
  • Élevage responsableLa protection passe par un abri adapté, une alimentation fibreuse, un accès permanent à l’eau, des soins des sabots et un suivi vétérinaire régulier. Les caprins détenus en France sont soumis à des règles d’identification et de traçabilité.
  • Diversité génétiqueLa conservation de plusieurs races et de lignées locales garde des caractères utiles, comme la rusticité, l’adaptation à la montagne ou la résistance à des conditions climatiques difficiles.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Une chèvre peut-elle vivre seule ?

La chèvre est une espèce sociale. Elle vit mieux avec au moins un autre caprin compatible, car les contacts, les déplacements en groupe et le repos côte à côte font partie de son comportement normal. Un mouton peut parfois tenir compagnie, mais il ne remplace pas toujours un congénère de la même espèce.

Une chèvre mange-t-elle vraiment tout ?

Non. Elle explore beaucoup avec ses lèvres et peut goûter de nombreux végétaux, ce qui donne cette réputation, mais elle peut s’intoxiquer avec l’if, le laurier-rose, certaines plantes ornementales et des déchets. Son alimentation doit surtout reposer sur du foin, des végétaux sûrs et de l’eau propre.

Quelle différence existe entre une chèvre et un bouc ?

La chèvre désigne généralement la femelle adulte, tandis que le bouc désigne le mâle adulte. Le chevreau est le jeune, quel que soit son sexe. Le bouc est souvent plus grand, plus musclé et plus odorant pendant la période de reproduction.

Peut-on garder une chèvre dans un jardin français ?

C’est parfois possible, selon les règles locales d’urbanisme, la surface disponible et les conditions de bien-être. Il faut une clôture résistante, un abri, de l’eau, une alimentation adaptée et un autre caprin. Les animaux d’élevage doivent aussi respecter les obligations françaises d’identification et de traçabilité.

La chèvre domestique est-elle une espèce sauvage menacée ?

La forme domestique n’est pas évaluée par la Liste rouge de l’UICN et reçoit ici le code DOM. Son ancêtre sauvage, la chèvre aegagre, Capra aegagrus, est une espèce distincte dont les populations sauvages sont suivies par l’UICN.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.De quelle région la chèvre domestique est-elle principalement issue ?
  2. 2.Combien de compartiments compose l’estomac d’une chèvre ?
  3. 3.Quel aliment doit généralement constituer la base de la ration d’une chèvre ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, portail des ressources animales fao.org
  2. INRAE, ressources génétiques animales inrae.fr
  3. Muséum national d’Histoire naturelle, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  4. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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