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Le chabin (Capra aegagrus hircus × Ovis aries)
Dom.
Capra aegagrus hircus × Ovis aries

Chabin

Capra aegagrus hircus × Ovis aries

Aussi appelé ovicapre, hybride chèvre-mouton, chabine (femelle)

Le chabin est un hybride rare né d’un bouc et d’une brebis. Il peut réunir des caractères des deux parents, avec des cornes, une toison et une silhouette variables. Il ne possède pas d’aire naturelle ni de statut d’espèce dans la Liste rouge de l’UICN, car il dépend entièrement de l’élevage humain.

Statut
Espèce domestique
Taille
Environ 60 à 90 cm au garrot, avec de grandes variations selon la taille de la chèvre et de la brebis parentes.
Poids
Environ 35 à 90 kg à l’âge adulte, les mâles étant généralement plus lourds.
Longévité
En élevage, souvent 10 à 15 ans. Aucune durée de vie sauvage n’est établie, car le chabin n’a pas de population sauvage connue.
Régime
HerbivoreLe chabin broute des herbes et des plantes basses, puis mange du foin, des feuilles et une ration adaptée aux petits ruminants.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, en petit troupeau
Famille
Bovidés (Bovidae), ordre des Cétartiodactyles (Cetartiodactyla)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Aucune aire naturelle, présence liée aux élevages de chèvres et de moutons

Où vit le chabin ?

Il vit dans des exploitations ou des élevages disposant de pâtures, d’un abri sec et de clôtures adaptées aux chèvres et aux moutons.

Principales régions : France, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Maroc, États-Unis.

  • Europe
  • Afrique
  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le chabin
  2. Où vit le chabin ?
  3. Que mange le chabin ?
  4. Comment se comporte le chabin ?
  5. Comment se reproduit le chabin ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le chabin

Le chabin présente un mélange de caractères caprins et ovins. Sa tête peut rappeler celle d’une chèvre, tandis que sa toison peut être laineuse comme celle d’un mouton. Les cornes, lorsqu’elles existent, varient beaucoup selon les parents. Sa couleur peut être blanche, noire, brune, tachetée ou grise.

Il n’existe pas de silhouette unique. Certains individus sont fins et hauts sur pattes, d’autres ont un corps plus trapu. La taille, la longueur des oreilles, la texture du poil et la forme des cornes dépendent des lignées utilisées pour le croisement.

Le sexe ne suffit pas toujours à distinguer un chabin d’une chèvre ou d’un mouton. Une identification certaine repose sur l’histoire des parents, les registres d’élevage ou, dans les cas scientifiques, une analyse génétique.

Où vit le chabin ?

Le chabin vit dans un élevage, une ferme pédagogique ou parfois chez un particulier autorisé à détenir des petits ruminants. Il lui faut une pâture accessible, un abri ventilé et sec, de l’eau propre ainsi qu’une clôture suffisamment solide pour empêcher les fugues.

Cette forme hybride n’a pas de région d’origine unique. Des croisements chèvre-mouton peuvent être tentés dans différentes régions où les deux animaux sont élevés, notamment en Europe, en Afrique du Nord et dans certaines zones rurales d’Amérique du Nord.

En France, le chabin ne possède pas de population sauvage connue et n’est pas une espèce protégée. Un animal échappé doit être signalé à son propriétaire, à la mairie ou à la gendarmerie, car il peut provoquer un accident sur une route.

Que mange le chabin ?

Le chabin est herbivore. Il broute des graminées, des plantes herbacées et certaines feuilles, puis consomme du foin lorsque l’herbe manque. Comme chez ses parents, la rumination permet de digérer des végétaux riches en fibres grâce aux microbes de son appareil digestif.

Son alimentation doit rester adaptée à un petit ruminant. Le foin constitue généralement la base de la ration, tandis que l’herbe complète les apports pendant la saison de pâturage. L’eau propre doit rester disponible chaque jour.

Les changements brusques de ration, les restes de cuisine et les plantes toxiques peuvent provoquer des troubles digestifs. Pour un chabin qui mange moins, maigrit ou présente un ventre gonflé, il faut appeler un vétérinaire rapidement.

Comment se comporte le chabin ?

Le chabin est un animal social qui supporte mal l’isolement prolongé. Il peut vivre avec des moutons ou des chèvres compatibles, à condition que les animaux disposent d’assez d’espace, de plusieurs zones de repos et d’un accès sans compétition à la nourriture.

Il explore son environnement avec le museau et les lèvres, grimpe parfois sur des supports bas et peut tester les clôtures. Ses comportements mélangent des habitudes observées chez la chèvre, plus exploratrice, et chez le mouton, souvent plus grégaire.

Un changement d’attitude, une boiterie, une respiration difficile ou un animal qui reste couché doivent conduire à contacter un vétérinaire dans la journée. En dehors des horaires habituels, le service de garde vétérinaire peut être joint.

Comment se reproduit le chabin ?

Le chabin résulte généralement de l’accouplement d’un bouc avec une brebis. La chèvre possède 60 chromosomes et le mouton 54, ce qui complique la formation de cellules reproductrices équilibrées chez leur hybride.

La plupart des chabins sont stériles, particulièrement les mâles. De très rares cas de fertilité partielle ou de reproduction chez des femelles hybrides ont été rapportés, mais ils ne permettent pas de considérer le chabin comme une population reproductrice stable.

La gestation et la mise bas concernent surtout la brebis qui porte l’hybride. Tout projet de croisement doit être encadré par un éleveur expérimenté et un vétérinaire, car la compatibilité des reproducteurs et la surveillance de la mise bas restent prioritaires.

Le saviez-vous ?

  • 1.Un chabin reçoit généralement 57 chromosomes, soit un nombre intermédiaire entre les 60 chromosomes de la chèvre et les 54 du mouton.
  • 2.Le nom chabin associe les mots chèvre et bélier, même si le croisement habituel utilise un bouc et une brebis.
  • 3.La ressemblance extérieure ne permet pas de savoir avec certitude si un animal est un chabin, une analyse génétique pouvant être nécessaire.
  • 4.Les hybrides chèvre-mouton sont rares, car les deux espèces ont des différences chromosomiques qui rendent la reproduction difficile.

Ce qui menace le chabin

  • Accidents de clôture

    Un chabin échappé peut atteindre une route, se blesser ou provoquer une collision. Des clôtures adaptées et une surveillance régulière réduisent ce risque.

  • Alimentation inadaptée

    Une ration trop riche en céréales ou des plantes toxiques peuvent entraîner des troubles graves chez ce petit ruminant. Le foin et l’herbe doivent rester la base de son alimentation.

  • Isolement social

    Comme les chèvres et les moutons, le chabin a besoin de contacts avec des congénères compatibles. L’isolement peut favoriser le stress et des comportements anormaux.

Protéger le chabin

  • Pas de statut sauvageLe chabin n’est pas évalué par l’UICN comme une espèce sauvage et ne bénéficie pas d’une protection spécifique au titre des espèces sauvages. Sa conservation concerne surtout le bien-être et la traçabilité des animaux d’élevage.
  • Suivi vétérinaireLes règles générales de protection animale s’appliquent aux animaux détenus par des particuliers ou des professionnels. Un vétérinaire peut conseiller sur l’hébergement, les soins des pieds, l’alimentation et la prévention des maladies.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le chabin ?

Le chabin mange surtout de l’herbe et du foin, auxquels peuvent s’ajouter des feuilles et une ration conçue pour les petits ruminants. Il lui faut de l’eau propre en permanence. Les céréales, les restes de cuisine et les plantes inconnues doivent être évités, car ils peuvent provoquer des troubles digestifs.

Combien de temps vit le chabin ?

Un chabin vit souvent 10 à 15 ans en élevage lorsque son alimentation, ses pieds, ses dents et ses conditions de logement sont correctement suivis. Il n’existe pas de durée de vie sauvage de référence, car aucun groupe sauvage durable n’est connu.

Où vit le chabin ?

Le chabin vit dans un élevage, une ferme pédagogique ou chez un particulier qui détient légalement des petits ruminants. Il n’a pas d’aire naturelle propre, car il dépend du croisement réalisé par l’être humain entre un bouc et une brebis.

Le chabin est-il dangereux ?

Le chabin n’est généralement pas dangereux lorsqu’il est habitué à l’être humain, mais un mâle peut bousculer, charger ou donner un coup de tête. Les enfants doivent rester accompagnés près de lui, sans courir ni le nourrir à la main.

Quelle taille fait le chabin ?

Le chabin mesure généralement 60 à 90 cm au garrot et pèse environ 35 à 90 kg. Ces fourchettes varient fortement selon la taille de la chèvre et de la brebis parentes, ainsi que selon le sexe et l’état corporel.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quels animaux donnent habituellement naissance à un chabin ?
  2. 2.Combien de chromosomes possède généralement un chabin ?
  3. 3.Quel est le régime alimentaire du chabin ?

Sources

  1. INRAE, ressources génétiques animales inrae.fr
  2. Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, Domestic Animal Diversity Information System fao.org
  3. MSD Veterinary Manual, reproduction des moutons et des chèvres msdvetmanual.com

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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