Provençale
La Provençale est une chèvre française de la Provence des collines, élevée surtout pour son lait et sa capacité à parcourir des terrains secs. Sa grande diversité d’aspects reflète l’absence de standard morphologique strict, tandis que son lait participe à la fabrication du Banon.
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Sommaire9 parties
Carte d’identité
Race française- Origine
- France (Provence des collines)
- Reconnaissance
- Race française reconnue par le ministère de l’Agriculture au début des années 2000 et classée parmi les races à petit effectif.
- Poil
- Poil souvent assez long sur le dos et sous le ventre, avec une apparence variable selon les animaux.
- Robes
- blanche, noire, fauve, brune, pie, panachée
- Usage d'origine
- Élevage laitier extensif et valorisation des parcours méditerranéens.
- Production
- lait
- Effectifs
- Race à petit effectif, dont environ 1 000 femelles pures étaient recensées en 2009 chez une vingtaine d’éleveurs spécialisés ; sa conservation reste fragile.
Une chèvre de la Provence des collines
La Provençale vient de la Provence des collines, où elle vivait toute l’année dans les élevages. Elle accompagnait souvent les troupeaux de moutons sans suivre leur transhumance vers les estives. Son lait était transformé en fromage pour la famille, puis le surplus pouvait être vendu sur les marchés. Les femmes et les enfants s’occupaient fréquemment de ces chèvres, qui tenaient une place secondaire dans l’exploitation.
À partir des années 1970 et 1980, ses effectifs ont fortement diminué. En 1990, il ne restait pas plus de 200 chèvres de race pure. Une association d’éleveurs créée à partir de 1993 a alors soutenu sa sauvegarde. Cette mobilisation a accompagné la remontée des effectifs et la reconnaissance officielle de la race au début des années 2000.
Une apparence volontairement diverse
La Provençale n’a jamais été sélectionnée selon un modèle morphologique unique. Les animaux peuvent donc présenter des robes très variées, comme cela arrive chez de nombreux caprins domestiques. Ils sont généralement assez grands et bien charpentés, avec une tête épaisse. Leurs oreilles sont souvent longues, épaisses et retournées à l’extrémité, mais l’ensemble varie d’un animal à l’autre.
Un poil assez long apparaît fréquemment sur le dos et sous le ventre. Cette diversité concerne aussi la silhouette et la coloration. Elle est liée à l’histoire de la population et à la volonté de conserver un maximum de diversité génétique. La Provençale doit ainsi être distinguée de la chèvre du Rove, originaire de Basse-Provence, et de la chèvre de la Roya, présente dans les Alpes-Maritimes.
Un lait adapté à la fabrication fromagère
La Provençale est principalement une chèvre laitière. Pour les animaux inscrits au contrôle laitier, la production moyenne indiquée est de 497 kg de lait par lactation de 247 jours. Ces chiffres varient selon l’animal, l’alimentation, la conduite du troupeau et les conditions du milieu. La chèvre exprime généralement mieux son potentiel à partir de la troisième lactation, puis conserve une bonne longévité de production.
Le lait présente en moyenne un taux protéique de 30 g par kilogramme et un taux butyreux de 36,6 g par kilogramme. Ces teneurs lui donnent un intérêt pour la transformation fromagère. La race est incluse dans le cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée Banon. Son élevage s’appuie sur des parcours où elle consomme notamment des arbustes et des plantes adaptées à la sécheresse.
Une population conservée avec prudence
La conservation de la Provençale repose sur le maintien d’une population diversifiée, plutôt que sur une sélection très stricte de la taille, de la robe ou de la forme de la tête. Cette orientation aide à préserver ses capacités d’adaptation aux milieux méditerranéens. La race est reconnue comme race à petit effectif, une situation qui demande une surveillance régulière des troupeaux et des filiations.
L’association d’éleveurs engagée depuis les années 1990 a contribué à relancer la population. En 2009, environ 1 000 femelles pures étaient réparties chez une vingtaine d’éleveurs spécialisés. Son avenir reste toutefois incertain et fragile. La Provençale est devenue emblématique du Banon, ce qui rend sa présence dans les élevages fromagers particulièrement visible.
Où observer la Provençale en France
La Provençale se rencontre surtout dans son berceau de la Provence des collines, avec une présence particulièrement signalée dans les Alpes-de-Haute-Provence. Des troupeaux existent aussi dans les Alpilles et une variété est mentionnée dans la vallée de la Roya. Pour en voir, renseignez-vous auprès des élevages caprins, des fermes pédagogiques et des structures agricoles de ces territoires.
Les salons agricoles et les manifestations consacrées aux races françaises peuvent également présenter des chèvres Provençales, selon les années et les éleveurs participants. Avant une visite, vérifiez que la ferme accueille réellement le public et qu’elle élève cette population. Les écomusées ruraux de Provence peuvent aussi apporter des informations sur son histoire, son lait et ses liens avec les fromages locaux.
D’autres races de chèvres
Chèvre du RoveFrance (Provence, Bouches-du-Rhône)Race française
AlpineFrance (Alpes)Race française
Chèvre poitevineFrance (bassin niortais et Centre-Ouest)Race française
CorseFrance (Corse)Race française
Chèvre des PyrénéesFrance (chaîne des Pyrénées)Race française
Chèvre de LorraineFrance (Lorraine et Nord-Est de la France)Race française
Questions fréquentes
La Provençale est-elle une race de chèvre ou une population ?
On parle souvent de population, car aucun standard morphologique strict n’a été établi. Cette orientation cherche à conserver une grande diversité génétique. La Provençale est néanmoins reconnue comme race caprine française par le ministère de l’Agriculture depuis le début des années 2000.
Quelle quantité de lait produit une chèvre Provençale ?
Les animaux inscrits au contrôle laitier produisent en moyenne 497 kg de lait sur une lactation de 247 jours. Cette valeur varie selon l’âge, l’alimentation, la saison et les conditions d’élevage. La production augmente généralement à partir de la troisième lactation, puis peut rester intéressante pendant plusieurs années.
Pourquoi la Provençale convient-elle aux régions sèches ?
Elle sait valoriser des parcours méditerranéens où la végétation peut être pauvre et la sécheresse marquée en été. Elle consomme notamment des arbustes, du chêne blanc, du chêne vert et de l’aphyllanthe de Montpellier. Les élevages limitent généralement les apports de concentrés et utilisent la marche quotidienne du troupeau.
Le lait de la Provençale sert-il à fabriquer du fromage ?
Oui. Son lait présente en moyenne 30 g de protéines et 36,6 g de matière grasse par kilogramme, des taux favorables à la transformation fromagère. La race est incluse dans le cahier des charges de l’AOC Banon, un fromage associé à la région provençale.
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Sources
- Wikipédia, « Provençale (race caprine) » fr.wikipedia.org
- Capgènes, ressources sur les races caprines françaises capgenes.com
- Institut de l’élevage, ressources sur l’élevage et les races françaises idele.fr
- Races de France, présentation des races françaises racesdefrance.fr
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