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Chèvre poitevine

Originaire du bassin niortais, la chèvre poitevine porte une robe brune marquée de blanc sur le ventre, les membres et la tête. Son lait, produit en quantité modérée, possède des qualités recherchées pour les fromages. Une épidémie de fièvre aphteuse, en 1925, a fortement réduit ses effectifs.

Mis à jour le 4 min de lecture

Chèvre poitevine
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une chèvre née dans le bassin niortais
  3. Une silhouette longue et une robe reconnaissable
  4. Un lait apprécié pour les fromages
  5. Une race locale suivie par un programme de conservation
  6. Où observer des chèvres poitevines
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (bassin niortais et Centre-Ouest)
Reconnaissance
Race locale française suivie par Capgènes et par l’Association de défense et de développement de la chèvre poitevine
Taille
70 à 80 cm au garrot pour les femelles
Poids
50 à 70 kg pour les femelles, 55 à 75 kg pour les mâles
Poil
Poil demi-long à long, plus fourni sur le dos et les cuisses
Robes
brune, brun foncé, presque noire, dite « en cape de Maure »
Usage d'origine
Production de lait destiné notamment à la transformation fromagère
Production
lait, loisir
Effectifs
Race locale protégée ; environ 2 600 femelles en France, chiffre ancien susceptible de varier selon les années.

Une chèvre née dans le bassin niortais

La chèvre poitevine est originaire des environs de Niort et de la Sèvre, dans le Centre-Ouest de la France. La région possède une longue tradition d’élevage caprin et de fabrication de fromages. Une légende raconte que ses ancêtres auraient été apportés par les Sarrasins, mais cette explication n’est pas établie. Le zootechnicien André Sanson la rapprochait plutôt de chèvres du Massif central.

Au début du XXe siècle, la race comptait plus de 40 000 animaux répartis dans de petits troupeaux traditionnels. Une épizootie de fièvre aphteuse, survenue en 1925, a décimé de nombreux élevages. Les troupeaux ont ensuite été reconstitués avec des chèvres alpines et saanen, qui ont progressivement pris une place majeure dans la région.

Une silhouette longue et une robe reconnaissable

La poitevine est une chèvre de gabarit moyen, avec un corps longiligne, un dos long et droit et une poitrine profonde. Les femelles mesurent environ 70 à 80 cm au garrot et pèsent de 50 à 70 kg. Les mâles pèsent généralement de 55 à 75 kg. Ces fourchettes peuvent varier selon le sexe, l’âge, l’alimentation et les lignées.

La robe est généralement brune, parfois très foncée jusqu’à devenir presque noire, une coloration appelée « cape de Maure ». Le poil est plus long sur le dos et les cuisses, tandis que l’intérieur des membres, le ventre et le dessous de la queue sont plus clairs. La tête sombre porte deux lignes blanches qui descendent des oreilles vers le museau. Les cornes, la barbiche et les pampilles peuvent être présentes ou absentes.

Un lait apprécié pour les fromages

Les chèvres suivies au contrôle laitier produisent en moyenne environ 538 kg de lait en 249 jours, soit près de 550 litres selon les présentations et les années. Cette quantité reste inférieure aux performances moyennes des races alpine et saanen. La production dépend notamment de l’alimentation, du stade de lactation, de la conduite du troupeau et des conditions d’élevage.

Le lait présente un taux protéique moyen de 30,7 g par kilogramme et un taux butyreux de 35,9 g par kilogramme dans les données citées. Il est apprécié pour la fabrication fromagère. Une étude de l’INRA publiée en 1994 signalait une fréquence élevée, chez la poitevine, d’allèles de caséine alpha S1 associés à la transformation du lait en fromage. Elle est aussi réputée pour utiliser les pâturages et les fourrages grossiers.

Une race locale suivie par un programme de conservation

L’Association de défense et de développement de la chèvre poitevine porte le programme de sauvegarde depuis 1986. À cette époque, environ 600 animaux étaient inscrits au livre généalogique. Le programme associe notamment des éleveurs, le Parc interrégional du Marais poitevin, l’Institut de l’Élevage, le ministère chargé de l’Agriculture et Capgènes. Le suivi cherche à conserver une diversité génétique suffisante.

En 2011, environ 2 600 femelles poitevines étaient réparties dans 125 élevages ; 47 élevages professionnels étaient recensés en 2007. Ces données sont historiques et les effectifs peuvent varier. Les accouplements sont organisés pour limiter la parenté entre reproducteurs. Des boucs sont aussi disponibles en insémination artificielle afin de diffuser différentes lignées et d’accompagner l’amélioration de la quantité et de la qualité du lait.

Où observer des chèvres poitevines

La chèvre poitevine est présentée dans de nombreuses manifestations agricoles et dans certains élevages ouverts au public. Elle peut aussi être visible dans des fermes pédagogiques, des écomusées et des sites consacrés aux races locales du Centre-Ouest. La présence d’animaux varie selon les années, les naissances et les choix des établissements, il est donc préférable de vérifier la programmation avant une visite.

On trouve la race dans plusieurs dizaines de départements français, avec une présence historique forte dans l’Ouest. Quelques troupeaux sont également signalés en Belgique et en Allemagne. Pour reconnaître une poitevine, observez la robe brune, les zones claires sous le ventre et les membres, ainsi que les deux bandes blanches de la tête. L’identification d’une race reste plus fiable avec l’éleveur ou le registre de l’animal.

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Questions fréquentes

La chèvre poitevine convient-elle à un petit élevage familial ?

Elle peut convenir à un petit élevage si vous disposez d’un espace clôturé, d’un abri sec, de fourrages et d’un suivi vétérinaire. Son lait intéresse surtout les personnes qui souhaitent transformer une production à taille modeste. Comme pour toute chèvre, la détention demande la compagnie d’autres caprins et le respect des règles françaises d’identification.

La chèvre poitevine donne-t-elle beaucoup de lait ?

Les animaux suivis au contrôle laitier produisent en moyenne environ 538 kg en 249 jours, soit près de 550 litres selon les sources et les années. Cette production est inférieure à celle des races alpine et saanen. La qualité fromagère du lait et l’adaptation aux fourrages comptent parmi ses principaux atouts.

Comment reconnaître une chèvre poitevine ?

Cherchez une robe brune, parfois presque noire, avec des zones plus claires sous le ventre, la queue et les membres. La tête est sombre et porte deux lignes blanches de chaque côté du chanfrein. La chèvre a une silhouette longue et peut avoir des cornes, une barbiche ou des pampilles, sans que ces caractères soient systématiques.

La chèvre poitevine est-elle une race menacée ?

Elle est considérée comme une race locale protégée et fait l’objet d’un programme de sauvegarde depuis 1986. Environ 2 600 femelles poitevines étaient présentes en France en 2011. Ce chiffre est ancien et les effectifs évoluent. La conservation repose notamment sur le suivi des élevages et la gestion des accouplements pour préserver la diversité génétique.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région la chèvre poitevine est-elle née ?
  2. 2.Quelle couleur décrit le plus souvent sa robe ?
  3. 3.Quel est l’un de ses principaux usages ?

Sources

  1. Wikipédia, « Poitevine (race caprine) » fr.wikipedia.org
  2. Capgènes, organisme national de sélection et de conservation des races caprines capgenes.com
  3. Institut de l’Élevage, ressources sur les élevages et les races idele.fr

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