Sultane
Probablement originaire de Turquie, la Sultane porte une huppe fournie, une barbe volumineuse et des plumes jusque sur les pattes. Cette poule d’ornement possède cinq doigts à chaque pied et pond environ 70 œufs par an, une production modeste qui accompagne surtout son élevage d’agrément.
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Sommaire9 parties
Carte d’identité
- Origine
- Turquie (origine probable, région non précisée)
- Reconnaissance
- Race décrite dans le Standard officiel des volailles édité par la Société centrale d’aviculture de France (SCAF).
- Poids
- Coq : 1,5 à 2 kg ; poule : 1 à 1,5 kg.
- Plumage
- Plumage abondant, avec une huppe fournie, une barbe, des favoris et des plumes aux pattes.
- Variétés
- Blanc, noir
- Usage d'origine
- Agrément et ornement des jardins
- Production
- œufs, loisir
- Effectifs
- Décrite comme rare en France, sans effectif ni statut de conservation documenté.
Une poule du Sultan arrivée en Europe en 1854
La Sultane aurait été créée en Turquie, où elle portait le nom de serai-tavuk, traduit par « poule du Sultan ». La documentation consultée présente cette origine comme probable et ne précise aucune région. Son élevage est surtout associé à l’agrément et à l’ornement des jardins, sans histoire d’élevage alimentaire détaillée dans cette source.
Les premiers spécimens arrivèrent en Europe de l’Ouest en 1854. La race est décrite comme rare en France et courante en Allemagne, sans chiffres permettant de comparer les élevages. Une forme naine existe également, mais sa reconnaissance dépend des pays. Si vous recherchez cette petite forme, vérifiez le standard applicable auprès d’une association avicole avant l’achat.
Une huppe, une barbe et cinq doigts
La silhouette réunit plusieurs caractères faciles à observer : une huppe fournie sur la tête, une barbe volumineuse sous le bec et des favoris sur les côtés. Ceux-ci cachent les oreillons, petites zones de peau situées près des oreilles. La crête forme un V, les yeux sont brun rougeâtre et chaque pied porte cinq doigts, contre quatre chez beaucoup de poules.
Le standard cité donne un poids de 1,5 à 2 kg pour le coq et de 1 à 1,5 kg pour la poule. La peau est blanche ; les tarses, partie visible des pattes au-dessus des doigts, sont bleus, avec une couleur chair tolérée. Le blanc et le noir sont mentionnés. Le bleu est indiqué comme reconnu uniquement aux États-Unis.
Environ 70 œufs blancs par an
La ponte est d’environ 70 œufs par an. Ce repère correspond à une ponte modeste, même si le texte emploie aussi l’expression « bonne pondeuse ». La production réelle varie avec l’âge, la saison, l’alimentation et la santé. Pour une famille qui souhaite ramasser régulièrement des œufs, cette race demande donc des attentes différentes de celles associées aux poules sélectionnées pour une ponte abondante.
La coquille est blanche et le standard fixe à 53 g le poids minimal des œufs à couver. Ce seuil concerne la reproduction ; il ne garantit pas le poids de chaque œuf pondu. Les poules pondent sans coq, mais la présence d’un mâle est nécessaire pour obtenir des œufs fécondés. L’usage principal de la Sultane reste l’agrément, sans production de viande particulière documentée ici.
Une rareté française sans effectif chiffré
La rareté signalée en France ne permet pas, à elle seule, de classer la race comme menacée. Aucun recensement, aucune tendance des effectifs ni aucun programme de conservation nommé n’est documenté. Il ne mentionne pas non plus d’appellation ou de produit alimentaire associé. Pour connaître la situation actuelle, vous pouvez demander à la SCAF quelles associations suivent cette race.
Si vous souhaitez participer à son maintien, recherchez des reproducteurs dont l’origine et la parenté sont connues. Éviter les accouplements répétés entre proches parents aide à limiter la consanguinité. Les caractères du standard servent de repères de sélection, mais la santé compte aussi : une huppe qui gêne la vision ou des pattes durablement souillées nécessitent une attention concrète dans l’élevage.
La chercher dans les expositions avicoles
Les expositions avicoles constituent une piste pour observer des Sultanes et échanger avec leurs éleveurs. Leur présence dépend toutefois des animaux inscrits : aucune manifestation précise n’est confirmée. Avant de vous déplacer, demandez aux organisateurs si la race figure au catalogue. La SCAF peut vous orienter vers des associations avicoles et leurs événements publics.
Au Salon de l’agriculture, dans une ferme pédagogique ou chez un éleveur recevant des visiteurs, vérifiez également la présence de cette race avant votre venue. Sur place, observez la forme de la crête et les plumes des pattes sans saisir l’animal. Après tout contact avec une volaille ou son enclos, lavez-vous les mains au savon, particulièrement avant de manger.
D’autres races de poules
Rhode IslandÉtats-Unis (Nouvelle-Angleterre, notamment Rhode Island et Massachusetts)
Poule SoieChine, puis Japon
BrahmaÉtats-Unis, à partir de volailles asiatiquesCoq souvent autour de 60 à 75 cm debout, poule autour de 40 à 50 cm, avec des variations selon les lignées.
MaransFrance (Charente-Maritime, sud de la Vendée et Deux-Sèvres, autour du Marais poitevin)Race française
LeghornItalie, Toscane et Italie centraleNon standardisée dans les standards cités, avec une silhouette élancée de volaille méditerranéenne.
JanzéFrance (Bretagne, Ille-et-Vilaine)Race française
Questions fréquentes
La Sultane et la poule sultane sont-elles le même oiseau ?
La Sultane est une race de poule domestique, appartenant au même ensemble que les autres poules de basse-cour. L’oiseau sauvage appelé « poule sultane » est la talève sultane, une espèce liée aux zones humides. Cette proximité de noms peut prêter à confusion lorsque vous recherchez des photographies ou des informations.
Peut-on l’élever dans un jardin familial ?
Son usage d’agrément convient à un projet de basse-cour, à condition de prévoir plusieurs poules, un poulailler sécurisé et un parcours adapté. Ses pattes emplumées demandent des zones sèches pour limiter les salissures. Vérifiez les règles locales et les éventuelles contraintes de voisinage, notamment si vous envisagez un coq.
Faut-il entretenir sa huppe et ses pattes ?
Observez régulièrement si la huppe laisse une vision dégagée et si les plumes des pattes restent propres. Une litière sèche et un abri contre la pluie limitent les problèmes liés à l’humidité. En cas de boiterie, d’œil fermé ou de plaie, contactez un vétérinaire dans la journée ; une difficulté respiratoire demande un appel immédiat.
Est-ce une bonne race pour avoir beaucoup d’œufs ?
Le repère fourni est d’environ 70 œufs par an, avec des variations selon l’âge et les conditions d’élevage. Cette production reste modeste pour une poule domestique. Vous pouvez la choisir pour observer ses caractères particuliers et entretenir une basse-cour d’agrément, tout en prévoyant que la récolte d’œufs sera irrégulière.
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Sources
- Wikipédia, Sultane (poule) fr.wikipedia.org
- Société centrale d’aviculture de France, site officiel et référence du Standard officiel des volailles scaf-aviculture.com
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