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Pékin

La Pékin est une véritable poule naine originaire de Chine, introduite en Angleterre vers 1843. Sa silhouette basse, arrondie et inclinée vers l’avant, ainsi que ses pattes emplumées, lui donnent l’allure d’une petite boule de plumes calme et docile.

Mis à jour le 4 min de lecture

Pékin
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une petite race chinoise adoptée par l’aviculture occidentale
  3. Une silhouette basse, ronde et légèrement penchée
  4. Une pondeuse modeste et une couveuse régulière
  5. Une race suivie dans les expositions avicoles
  6. Où observer une Pékin en France
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Origine
Chine
Reconnaissance
Race naine décrite dans le standard officiel des poules de races naines édité par le Bantam Club français et prise en compte par l’aviculture française.
Poids
Coq autour de 1,2 kg, poule autour de 1 kg selon le standard belge ; les masses peuvent varier selon les standards et les lignées.
Plumage
Plumage très abondant, souple et duveteux, couvrant les tarses ; une variété possède des plumes frisées.
Variétés
blanc, noir, fauve, bleu, chocolat, perdrix
Usage d'origine
Ornement, exposition et élevage familial, avec une aptitude régulière à la couvaison.
Production
œufs, loisir

Une petite race chinoise adoptée par l’aviculture occidentale

La Pékin est originaire de Chine. Elle a été importée en Angleterre vers 1843, où elle s’est rapidement répandue. Des éleveurs anglais et américains ont ensuite travaillé ses formes, son abondant plumage et ses nombreuses couleurs. Son ancien nom, bantam de Pékin, rappelait son appartenance aux volailles naines.

La Pékin ne correspond pas à une grande race réduite par sélection : elle est considérée comme une vraie poule naine. Elle est parfois rapprochée de la Cochin, arrivée en Europe entre 1843 et 1845, mais les deux races restent distinguées dans les standards avicoles.

Une silhouette basse, ronde et légèrement penchée

La Pékin possède un corps large et profond, une poitrine pleine, un dos court et une queue courte qui complète son contour arrondi. Son port est incliné vers l’avant : le sommet de la tête se situe à peu près à la hauteur du point le plus haut de la queue. Cette inclinaison constitue un repère important pour reconnaître la race.

Les ailes sont courtes et serrées dans le duvet. Les tarses et les doigts sont fortement emplumés, ce qui donne aux pattes un aspect de coussins duveteux. La tête porte une petite crête simple, des oreillons rouges et des yeux rouge orangé à brun rouge selon la variété. Le plumage peut être lisse ou frisé.

Une pondeuse modeste et une couveuse régulière

La Pékin n’est pas sélectionnée pour une ponte élevée. Le standard belge indique un œuf d’environ 35 g, à coquille claire ou rosée. Le nombre d’œufs varie selon la lignée, l’âge, la saison, l’alimentation et les conditions d’élevage, sans constituer une production comparable à celle d’une race spécialisée pour la ponte.

Les poules ont la réputation de couver régulièrement et de bien s’occuper de leurs poussins. Cette aptitude peut convenir à un petit élevage familial, à condition de prévoir un espace calme pendant la couvaison. Pour la reproduction, les plumes autour du cloaque peuvent être raccourcies avec précaution afin de faciliter l’accouplement, de préférence par une personne habituée aux volailles.

Une race suivie dans les expositions avicoles

Les sources disponibles ne donnent pas d’effectif mondial ou français permettant d’établir un niveau de menace. La Pékin est toutefois bien connue des clubs et des expositions avicoles, où les éleveurs sélectionnent la forme du corps, l’inclinaison, la qualité du duvet et la régularité des couleurs.

Le standard recense de nombreuses variétés, parmi lesquelles le blanc, le noir, le fauve, le bleu, le chocolat, les plumages coucou, les perdrix, les herminés et plusieurs dessins porcelaine ou cailloutés. Les couleurs rares demandent un travail de sélection sur plusieurs générations. Leur disponibilité dépend donc des élevages et des pays.

Où observer une Pékin en France

Vous pouvez en voir dans certaines expositions avicoles organisées avec le concours de clubs spécialisés, notamment lors de manifestations agricoles ou de présentations de races. Les calendriers changent chaque année : consultez les sites de la Société centrale d’aviculture de France, de la Fédération française des volailles ou des clubs de races avant votre visite.

Des fermes pédagogiques, écomusées et élevages conservatoires présentent parfois des volailles naines, dont la Pékin. La présence de la race n’est pas garantie dans chaque établissement. Pour une observation respectueuse, restez derrière les barrières, ne nourrissez pas les animaux et demandez l’autorisation avant de photographier un élevage.

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Questions fréquentes

La Pékin peut-elle vivre dans un jardin familial ?

Oui, si elle dispose d’un poulailler sec, d’un parcours clôturé et d’un abri contre les intempéries. Ses pattes emplumées retiennent facilement la boue et l’humidité : une litière propre et un sol bien drainé sont nécessaires. Une clôture la protège aussi des chiens, renards et autres prédateurs.

La Pékin pond-elle beaucoup d’œufs ?

Non, sa ponte reste modeste par rapport à celle d’une race spécialisée. Son œuf pèse autour de 35 g selon le standard belge. La quantité varie avec l’âge, la saison, l’alimentation et la lignée. Elle est surtout appréciée pour son apparence, son calme et son aptitude à couver.

Pourquoi faut-il surveiller ses plumes de pattes ?

Les plumes des tarses peuvent se salir, rester mouillées et favoriser des problèmes cutanés ou l’installation de parasites. Gardez la litière sèche, observez régulièrement les pattes et demandez conseil à un vétérinaire si elles deviennent rouges, gonflées ou douloureuses. N’appliquez aucun produit sans avis professionnel.

La Pékin est-elle la version naine de la Cochin ?

Les deux races ont une silhouette arrondie et une origine chinoise, mais la Pékin est reconnue comme une vraie race naine. Elle n’existe pas en grande race. Certains éleveurs rapprochent toutefois la Cochin de la Pékin par son aspect général, ce qui explique une confusion fréquente.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel trait aide à reconnaître la silhouette de la Pékin ?
  2. 2.Quel poids correspond approximativement à une poule Pékin selon le standard belge ?
  3. 3.Quelle aptitude est souvent associée à la Pékin ?

Sources

  1. Wikipédia, « Pékin (race de poule) » fr.wikipedia.org
  2. Société centrale d’aviculture de France, site officiel scaf-aviculture.com
  3. Races de France, portail des races françaises racesdefrance.fr

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