
Praire d’Islande
Arctica islandica
Aussi appelé Praire nordique, Palourde islandaise
La praire d’Islande est un grand bivalve de l’Atlantique Nord, reconnaissable à sa coquille ronde, épaisse et brunâtre. Elle vit enfouie dans les fonds sableux ou vaseux, notamment en Manche et dans le golfe de Gascogne. Classée en préoccupation mineure au niveau mondial, elle grandit lentement et peut dépasser cinq siècles.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation inconnue
- Taille
- Coquille généralement longue de 6 à 12 cm, avec des individus pouvant atteindre environ 13 cm
- Poids
- Environ 100 à 500 g avec la coquille
- Longévité
- Souvent plus de 100 ans dans la nature ; un âge maximal de 507 ans a été mesuré chez un individu
- Régime
- Mangeur de planctonElle filtre l’eau de mer et retient surtout du phytoplancton, du zooplancton et de très petites particules organiques.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, agrégations sur les fonds marins
- Famille
- Arcticidés (Arcticidae), ordre des Vénérides (Venerida)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit la praire d’Islande ?
Elle vit enfouie dans des sédiments sableux ou vaseux, généralement entre quelques mètres et environ 300 m de profondeur, parfois davantage selon les régions.
Principales régions : France, Royaume-Uni, Irlande, Islande, Norvège, Danemark, Canada, États-Unis.
- Europe
- Amérique du Nord et centrale
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître la praire d’Islande ?
La coquille est épaisse, arrondie et presque équivalve, ce qui signifie que ses deux valves ont une forme proche. Sa couleur varie du jaune grisâtre au brun foncé, avec souvent des bandes ou des lignes concentriques qui marquent les étapes de croissance. L’intérieur est blanc, parfois teinté de violet près de la charnière.
Une praire d’Islande adulte mesure souvent entre 6 et 12 centimètres. Elle possède deux siphons, de petits tubes charnus qui sortent du sédiment pour faire entrer et sortir l’eau. Comme elle reste généralement enfouie, vous avez peu de chances de l’observer vivante depuis le rivage.
Où vit la praire d’Islande ?
Cette espèce fréquente l’Atlantique Nord, depuis les côtes de l’Amérique du Nord jusqu’à l’Europe occidentale et à la mer du Nord. En France, elle est signalée dans les eaux de la Manche, de l’Atlantique et du golfe de Gascogne, généralement sur des fonds meubles où elle peut s’enfouir.
Elle vit depuis les zones côtières jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur. La profondeur exacte dépend de la température, de la nature du fond et de la région. Les adultes restent souvent au même endroit pendant de longues périodes, car leurs déplacements dans le sédiment sont lents.
Que mange la praire d’Islande ?
La praire d’Islande est un animal filtreur. Elle aspire l’eau grâce à un siphon, capture les particules alimentaires avec ses branchies, puis rejette l’eau filtrée par un second siphon. Son alimentation comprend surtout du phytoplancton, du zooplancton et des débris organiques microscopiques.
La quantité d’eau filtrée varie avec la température et la disponibilité de la nourriture. En période froide, son activité ralentit fortement. Ce mode d’alimentation contribue au fonctionnement des écosystèmes marins, car les bivalves retirent de petites particules de la colonne d’eau.
Comment vit la praire d’Islande ?
Elle passe la plus grande partie de sa vie enfouie dans le sable ou la vase, avec seulement ses siphons proches de la surface. Son pied musclé lui permet de creuser et de s’enfoncer, surtout lorsqu’elle est jeune. Une fois adulte, elle se déplace peu et peut former des agrégations avec d’autres individus.
Sa croissance est très lente, particulièrement dans les eaux froides. Des anneaux de croissance visibles sur la coquille permettent parfois d’estimer son âge, comme on le fait avec les cernes d’un arbre. Cette longévité rend les populations vulnérables lorsque des adultes sont retirés en grand nombre.
Comment se reproduit la praire d’Islande ?
La reproduction se déroule dans l’eau de mer. Les mâles et les femelles libèrent leurs cellules reproductrices dans la colonne d’eau, où a lieu la fécondation. La période de ponte varie selon la latitude et la température, mais elle survient souvent pendant la saison chaude, lorsque le plancton est abondant.
Après l’éclosion, les jeunes larves vivent quelque temps dans le plancton avant de se métamorphoser. Elles développent alors une coquille et se déposent sur le fond. Il faut ensuite de nombreuses années pour atteindre une taille adulte, ce qui ralentit le renouvellement des populations exploitées.
Le saviez-vous ?
- 1.Un individu de praire d’Islande étudié en Islande a été estimé à 507 ans, ce qui en fait l’un des animaux les plus âgés jamais datés.
- 2.Les anneaux de croissance de sa coquille peuvent servir d’archives naturelles pour étudier les variations anciennes de la température marine.
- 3.Elle peut rester enfouie avec ses siphons près de la surface, alors que sa coquille se trouve plusieurs centimètres sous le sédiment.
- 4.Son nom scientifique, Arctica islandica, fait référence à la région arctique et à l’Islande, où l’espèce est bien connue.
Ce qui menace la praire d’Islande
Pêche des fonds
Le dragage et certains chaluts peuvent détruire les fonds où elle vit et retirer des adultes âgés. Sa croissance lente rend la reconstitution des populations particulièrement longue.
Réchauffement marin
La hausse de la température de l’eau et l’acidification des océans peuvent modifier sa croissance, sa reproduction et la formation de sa coquille.
Perturbation des sédiments
Les travaux portuaires, l’extraction de granulats et d’autres activités qui remuent les fonds peuvent dégrader les zones favorables à l’espèce.
Protéger la praire d’Islande
- Suivi des pêchesLe Conseil international pour l’exploration de la mer, appelé CIEM ou ICES, contribue au suivi des stocks et des captures dans l’Atlantique Nord. Des règles de pêche peuvent limiter les prélèvements et protéger les fonds meubles.
- Aires marines protégéesLes zones Natura 2000 en mer et les autres aires marines protégées peuvent réduire le dragage ou le chalutage sur certains fonds où l’espèce vit. La praire d’Islande n’est pas inscrite aux annexes de la CITES.
Questions fréquentes
Que mange la praire d’Islande ?
La praire d’Islande mange surtout du phytoplancton, du zooplancton et de minuscules débris organiques. Elle filtre l’eau de mer grâce à ses branchies, qui retiennent les particules alimentaires. Elle ne chasse donc pas et ne broute pas les algues fixées sur les rochers.
Combien de temps vit la praire d’Islande ?
La praire d’Islande peut vivre plus de 100 ans dans la nature, et certains individus dépassent 400 ans. Un âge de 507 ans a été estimé pour une coquille étudiée en Islande. La croissance dépend de la température, de la nourriture et des conditions du fond marin.
Où vit la praire d’Islande ?
La praire d’Islande vit dans l’Atlantique Nord, la mer du Nord, la Manche et le golfe de Gascogne. Elle s’enfouit dans des fonds sableux ou vaseux, depuis les zones côtières jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
La praire d’Islande est-elle dangereuse ?
La praire d’Islande n’est pas dangereuse pour les personnes et ne possède ni dents ni venin. Comme les autres coquillages, elle peut toutefois concentrer des microbes ou des toxines si elle est consommée crue ou mal conservée. Il faut respecter les contrôles sanitaires et les règles de pêche.
Quelle taille fait la praire d’Islande ?
La praire d’Islande mesure généralement 6 à 12 centimètres de longueur de coquille, avec des individus pouvant atteindre environ 13 centimètres. Sa coquille épaisse peut peser plusieurs centaines de grammes avec l’animal à l’intérieur.
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Autour de cet animal
Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- WoRMS, World Register of Marine Species marinespecies.org
- CIEM, Conseil international pour l’exploration de la mer ices.dk
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





