Aller au contenu
L'anémone plumeuse (Metridium senile)
NE
Metridium senile

Anémone plumeuse

Metridium senile

Aussi appelé Anémone œillet, Œillet de mer

L’anémone plumeuse est un animal marin fixé aux rochers, aux épaves ou aux piliers immergés, notamment sur les côtes françaises de la Manche et de l’Atlantique. Ses centaines de tentacules dessinent un panache qui capture de minuscules proies apportées par l’eau. L’espèce n’a pas été évaluée sur la Liste rouge mondiale de l’UICN.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
Environ 5 à 30 cm de hauteur lorsque le corps est déployé, avec une colonne pouvant atteindre une dizaine de centimètres de diamètre ; dimensions très variables selon les conditions.
Poids
Pas de fourchette de masse adulte suffisamment documentée ; le poids varie fortement avec l’eau contenue dans le corps.
Longévité
Longévité individuelle mal établie dans la nature ; la reproduction par fragmentation rend difficile le suivi de l’âge des individus et de leurs clones.
Régime
Mangeur de planctonElle capture surtout de petits animaux du plancton et des particules organiques en suspension grâce à ses tentacules urticants.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, en regroupements parfois denses, comprenant des individus clonés
Famille
Métridiidés (Metridiidae), ordre des Actiniaires (Actiniaria)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Atlantique Nord, notamment les côtes européennes et nord-américaines

Où vit l’anémone plumeuse ?

Fonds rocheux et supports durs des eaux côtières tempérées à froides, du bas de l’estran jusqu’à environ 100 m de profondeur, parfois davantage selon les observations.

Principales régions : France, Royaume-Uni, Irlande, Norvège, Islande, Canada, États-Unis.

  • Europe
  • Amérique du Nord et centrale
  • Océans
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’anémone plumeuse
  2. Où vit l’anémone plumeuse ?
  3. Que mange l’anémone plumeuse ?
  4. Comment vit l’anémone plumeuse ?
  5. Comment se reproduit l’anémone plumeuse ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’anémone plumeuse

Lorsqu’elle est déployée, cette anémone ressemble à une colonne surmontée d’un bouquet finement frisé. Sa couronne comprend plusieurs centaines de tentacules, parfois plus d’un millier chez les grands individus. Leur disposition donne au disque oral un contour plissé, caractéristique de l’espèce. La colonne est lisse, avec un bourrelet près de son sommet.

Les individus peuvent être blancs, orangés ou bruns, avec des nuances variables. Une anémone dérangée rétracte ses tentacules et raccourcit son corps : elle ressemble alors à une masse arrondie, beaucoup moins facile à reconnaître. Pour l’identifier, observez donc sa silhouette ouverte, sa colonne et son support, sans la toucher ni la détacher.

Où vit l’anémone plumeuse ?

L’espèce est bien connue dans l’Atlantique Nord, sur les côtes européennes et nord-américaines. Elle recherche un support solide : rocher, coquille, épave, ponton ou pilier immergé. Les courants lui apportent de la nourriture, et ses regroupements peuvent couvrir une grande partie des surfaces disponibles. Elle fréquente aussi certains ports et estuaires, si les conditions de salinité lui conviennent.

En France, vous pouvez la rencontrer en Manche et sur la façade atlantique, notamment autour des côtes bretonnes. Elle est observable toute l’année, surtout en plongée, sur les parois rocheuses et les ouvrages immergés. À pied, recherchez-la dans les secteurs les plus bas de l’estran lors des grandes marées, uniquement depuis un emplacement sûr, sans vous avancer sur un ouvrage portuaire.

Que mange l’anémone plumeuse ?

Les tentacules interceptent surtout de petits animaux transportés par l’eau, notamment des crustacés planctoniques et des larves. Ils capturent aussi des particules organiques en suspension. Des cellules spécialisées, appelées cnidocytes, contiennent une capsule capable de projeter un filament urticant. Ce mécanisme aide à immobiliser les proies, qui sont ensuite dirigées vers la bouche centrale.

La bouche conduit à une cavité où la nourriture est digérée ; les restes non digérés ressortent par cette même ouverture. L’anémone peut se nourrir de jour comme de nuit, selon les courants et la disponibilité des proies. Elle ne poursuit pas ses repas : l’eau les apporte jusqu’à sa couronne de tentacules.

Comment vit l’anémone plumeuse ?

Son disque basal, situé sous la colonne, adhère au support. L’animal reste généralement au même endroit, mais il peut glisser lentement si les conditions locales changent. Les tentacules se déploient lorsque les circonstances sont favorables à l’alimentation. Une perturbation mécanique peut provoquer leur rétraction, ce qui réduit l’exposition des parties les plus délicates.

Les grandes nappes d’anémones réunissent parfois de nombreux clones issus d’un même individu. La place sur un rocher est une ressource disputée. Certains individus développent de longs tentacules spécialisés dans les interactions agressives avec des voisins, notamment d’autres anémones. Ces tentacules diffèrent du bouquet court et dense utilisé pour capturer les petites proies.

Comment se reproduit l’anémone plumeuse ?

La reproduction sexuée passe par la libération d’ovules et de spermatozoïdes dans l’eau. Après fécondation, une larve nageuse, appelée planula, se développe. Elle peut être transportée par les courants avant de se fixer sur un support adapté et de devenir une petite anémone. Le calendrier de reproduction varie avec la région et les conditions du milieu.

L’espèce se multiplie aussi sans fécondation, par lacération pédieuse : de petits fragments du disque basal restent sur le support lorsque l’animal se déplace. Ces fragments peuvent régénérer une anémone entière. Les descendants ainsi produits sont des clones. Cette multiplication explique certains regroupements serrés et complique l’estimation de l’âge d’une lignée.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son nom évoque une fleur, mais elle appartient aux cnidaires, le groupe qui comprend aussi les méduses et les coraux.
  • 2.Une même anémone change beaucoup de silhouette : son corps souple se raccourcit et ses tentacules disparaissent lorsqu’elle se rétracte.
  • 3.En se déplaçant lentement, elle peut laisser derrière elle des fragments de pied qui deviennent de nouvelles anémones.
  • 4.Les très grandes anémones plumeuses du Pacifique peuvent appartenir à Metridium farcimen : leurs dimensions ne doivent pas être attribuées automatiquement à Metridium senile.

Ce qui menace l’anémone plumeuse

  • Dégradation des supports

    Le décapage d’un ouvrage immergé ou la destruction d’un habitat rocheux peut éliminer les anémones fixées sur la surface concernée. Ces pertes locales ne permettent pas de conclure à une diminution mondiale de l’espèce.

  • Pollution et sédiments

    Les pollutions côtières et les dépôts excessifs de sédiments peuvent perturber les communautés auxquelles elle appartient. Sa présence dans certains ports ne signifie pas qu’elle supporte toutes les contaminations.

  • Suivi mondial limité

    Aucune estimation globale fiable de ses effectifs n’est disponible. Son statut non évalué à l’UICN laisse inconnus le niveau de risque mondial et la tendance de population.

Protéger l’anémone plumeuse

  • Statut en FranceL’espèce ne dispose pas d’une évaluation dans une Liste rouge nationale française publiée. Elle ne bénéficie pas d’une protection nationale spécifique connue et n’est pas inscrite aux annexes de la CITES ; des règles locales peuvent néanmoins encadrer les prélèvements.
  • Protection des habitatsLes mesures de préservation des fonds rocheux dans les aires marines protégées peuvent bénéficier aux anémones et aux autres organismes fixés. En France, les restrictions de collecte et d’accès dépendent du site : consultez la réglementation locale avant une sortie.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange l’anémone plumeuse ?

L’anémone plumeuse mange surtout de petits animaux du plancton et des particules organiques apportés par les courants. Ses tentacules capturent notamment de petits crustacés et des larves grâce à leurs cellules urticantes. Les proies sont ensuite conduites vers la bouche, située au centre de la couronne.

Combien de temps vit l’anémone plumeuse ?

La durée de vie individuelle de l’anémone plumeuse n’est pas établie avec assez de précision pour donner un chiffre fiable. Elle peut se multiplier à partir de fragments de son pied, qui produisent des clones. L’âge d’un individu et celui de la lignée dont il provient sont donc deux mesures différentes.

Où vit l’anémone plumeuse ?

L’anémone plumeuse vit sur des supports durs immergés, notamment dans l’Atlantique Nord. En France, elle est présente en Manche et sur la façade atlantique, sur les rochers, les épaves et certains ouvrages portuaires. Vous pouvez l’observer toute l’année, principalement en plongée, parfois très bas sur l’estran à grande marée.

L’anémone plumeuse est-elle dangereuse ?

L’anémone plumeuse n’est généralement pas dangereuse pour une personne qui l’observe sans la toucher. Ses cellules urticantes servent surtout à capturer de petites proies, mais un contact peut irriter une peau sensible. Évitez de la manipuler et de vous frotter les yeux après un contact ; une gêne respiratoire impose d’appeler le 15 ou le 112.

Quelle taille fait l’anémone plumeuse ?

L’anémone plumeuse mesure généralement de quelques centimètres à environ 30 cm de hauteur lorsqu’elle est déployée. Sa taille varie avec l’individu, le milieu et son degré de contraction. Les dimensions beaucoup plus grandes parfois annoncées concernent notamment une autre espèce du Pacifique, Metridium farcimen.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quel groupe appartient l’anémone plumeuse ?
  2. 2.Comment capture-t-elle principalement sa nourriture ?
  3. 3.Que peut devenir un fragment de son disque basal ?

Sources

  1. Liste rouge mondiale de l’UICN, Metridium senile iucnredlist.org
  2. FFESSM, DORIS : fiche « Metridium senile », anémone plumeuse doris.ffessm.fr
  3. Marine Biological Association, MarLIN : « Plumose anemone (Metridium senile) » marlin.ac.uk
  4. MNHN et OFB, INPN : fiche du taxon « Metridium senile » inpn.mnhn.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches