
Ange de mer
Clione limacina
Aussi appelé Clione, ange de mer boréal
L’ange de mer est un petit gastéropode qui nage en pleine eau dans les mers froides de l’hémisphère Nord. Son corps presque transparent porte deux nageoires souples rappelant des ailes, tandis que sa coquille disparaît après la phase larvaire. L’espèce n’a pas encore été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Environ 2 à 5 cm de longueur, corps compris, selon la population et le stade de croissance
- Poids
- Longévité
- Souvent autour d’un an dans les populations saisonnières, avec des variations selon les régions et une documentation limitée
- Régime
- CarnivoreIl capture surtout de petits ptéropodes à coquille, notamment Limacina helicina, avec des tentacules buccaux hérissés de crochets.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, solitaire
- Famille
- Clionidés (Clionidae), ordre des Gymnosomes (Gymnosomata)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’ange de mer ?
Il nage en pleine eau dans les mers froides et subpolaires, de la surface à plusieurs centaines de mètres selon la saison et la disponibilité de ses proies.
Principales régions : Canada, États-Unis, Norvège, Russie, Groenland, Islande, Japon.
- Europe
- Asie
- Amérique du Nord et centrale
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’ange de mer
L’ange de mer mesure généralement 2 à 5 centimètres. Son corps est allongé, translucide et souvent blanchâtre, avec des organes internes visibles par transparence. Deux larges expansions latérales, appelées parapodies, battent comme de petites ailes et lui permettent de rester en pleine eau.
La coquille présente chez la larve disparaît au cours du développement. À l’avant du corps, deux petits appendices servent à saisir les proies. Quand l’animal se nourrit, ses tentacules buccaux se déploient et peuvent former un ensemble impressionnant au regard de sa petite taille.
Où vit l’ange de mer ?
Clione limacina vit dans les eaux froides de l’Arctique, de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord. On le rencontre notamment près du Groenland, de l’Islande, de la Norvège, de la Russie arctique, de l’Alaska et du nord du Canada.
Il appartient au plancton nageur, appelé necton lorsqu’un animal nage activement contre les courants. Sa profondeur varie avec la saison, la lumière, les courants et la présence de ses proies. Les observations se font souvent près de la surface ou dans les premières centaines de mètres.
Aucune présence régulière de cette espèce n’est actuellement établie sur les côtes métropolitaines françaises dans les références naturalistes générales. Elle peut donc être considérée comme absente de la faune côtière française habituelle, sans exclure une observation exceptionnelle en mer ouverte.
Que mange l’ange de mer ?
L’ange de mer est carnivore et se nourrit surtout de petits ptéropodes thécosomes, des escargots marins planctoniques qui fabriquent une fine coquille. Limacina helicina constitue une proie particulièrement connue dans les eaux arctiques.
Pour chasser, il nage jusqu’à sa proie puis déploie des appendices situés autour de la bouche. Ceux-ci portent de petits crochets qui agrippent l’escargot et le tirent vers l’intérieur. La présence de l’ange de mer dépend donc fortement de l’abondance des ptéropodes.
Comment vit l’ange de mer
Il nage seul en battant alternativement ses deux parapodies. Ce mouvement lent et régulier lui permet de se maintenir dans la colonne d’eau tout en recherchant ses proies. Sa transparence réduit probablement sa visibilité pour certains prédateurs, même si elle ne le rend pas invisible.
L’animal reste actif de jour comme de nuit. Les courants marins déplacent les ptéropodes et les anges de mer sur de grandes distances, ce qui relie leur répartition aux conditions physiques de l’océan et à la circulation du plancton.
Les variations de température et d’acidité de l’eau peuvent toucher indirectement cette espèce en modifiant la croissance et la répartition des ptéropodes à coquille dont elle dépend.
Comment se reproduit l’ange de mer
Clione limacina est hermaphrodite simultané : chaque individu possède des organes reproducteurs mâles et femelles fonctionnels. Deux partenaires échangent donc leurs cellules reproductrices lors de l’accouplement, ce qui augmente les possibilités de rencontre dans un milieu où les animaux vivent dispersés.
Après la fécondation, les œufs sont libérés dans l’eau et donnent des larves planctoniques. Les jeunes larves possèdent une petite coquille, caractéristique des premiers stades des ptéropodes. Cette coquille est ensuite résorbée lorsque l’animal devient un ange de mer.
La durée précise du développement dépend de la température et de la nourriture disponible. Dans les mers froides, la croissance et la reproduction suivent généralement les cycles saisonniers du plancton.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom de genre Clione vient d’une figure de la mythologie grecque, souvent associée à la gloire et au chant.
- 2.Les deux nageoires de l’ange de mer sont des parties transformées du pied des gastéropodes, le même organe qui sert à ramper chez de nombreux escargots.
- 3.Une larve de Clione limacina porte une coquille, puis la perd pendant sa transformation en adulte nageur.
- 4.Ses proies possèdent parfois une coquille, alors que l’ange de mer adulte n’en montre plus à l’extérieur.
Ce qui menace l’ange de mer
Réchauffement marin
Le réchauffement des eaux froides peut déplacer les populations et modifier le calendrier du plancton dont l’espèce dépend.
Acidification de l’océan
L’acidification peut fragiliser les coquilles des ptéropodes servant de proies, ce qui pourrait réduire les ressources disponibles pour l’ange de mer.
Pollution planctonique
Les microplastiques et certains polluants circulent dans la même colonne d’eau que cette espèce et peuvent perturber les réseaux alimentaires marins.
Protéger l’ange de mer
- Évaluation à compléterClione limacina n’a pas encore de catégorie connue dans la Liste rouge mondiale de l’UICN. Aucun dispositif de protection spécifique ou inscription à la CITES n’est identifié pour cette espèce.
- Protection des mers froidesLa conservation passe par le suivi du plancton, la réduction des émissions responsables du réchauffement et de l’acidification, ainsi que la protection des écosystèmes marins froids.
Questions fréquentes
Que mange l’ange de mer ?
L’ange de mer mange surtout de petits ptéropodes, des escargots marins planctoniques comme Limacina helicina. Il les saisit avec des appendices buccaux munis de petits crochets. Sa présence dépend donc de la quantité de ces proies dans les eaux froides où il nage.
Combien de temps vit l’ange de mer ?
L’ange de mer vit souvent autour d’un an dans les populations saisonnières, mais cette durée varie selon la température, la nourriture et la région. Les données disponibles restent moins nombreuses que pour les animaux marins étudiés en aquarium ou suivis par baguage.
Où vit l’ange de mer ?
L’ange de mer vit en pleine eau dans les mers froides de l’Arctique, de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord. Il est connu près du Groenland, de l’Islande, de la Norvège, de l’Alaska et du nord du Canada, mais il n’est pas une espèce habituelle des côtes françaises.
L’ange de mer est-il dangereux ?
L’ange de mer est sans danger pour les baigneurs, les plongeurs et les pêcheurs. Ses petits crochets servent à attraper des ptéropodes et ne sont pas adaptés pour mordre ou piquer une personne. Il faut toutefois éviter de manipuler les animaux marins fragiles.
Quelle taille fait l’ange de mer ?
L’ange de mer mesure généralement entre 2 et 5 centimètres de long. Sa taille varie selon la population, l’âge et la sous-espèce considérée. Ses nageoires latérales donnent une impression de largeur supérieure à celle de son corps lorsqu’elles sont déployées.
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Sources
- World Register of Marine Species, base taxonomique marine marinespecies.org
- Ocean Biodiversity Information System, portail des observations marines obis.org
- Union internationale pour la conservation de la nature, Liste rouge mondiale iucnredlist.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





