
Grande praire
Callista chione
Aussi appelé Praire commune, Calliste chione
La grande praire est un mollusque bivalve marin reconnaissable à sa coquille épaisse, lisse et brun jaunâtre. Elle s’enfouit dans les fonds sableux de l’Atlantique nord-est, de la Méditerranée et de la mer Noire, où elle filtre l’eau pour se nourrir. L’espèce est classée en préoccupation mineure à l’échelle mondiale, mais la pêche exerce une pression locale.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation inconnue
- Taille
- En général 6 à 10 cm de longueur, avec des individus pouvant atteindre environ 12 cm
- Poids
- Environ 100 à 300 g coquille comprise, selon la taille et l’état de l’animal
- Longévité
- Plus de 10 ans, avec des individus pouvant probablement atteindre plusieurs dizaines d’années selon les populations
- Régime
- Mangeur de planctonElle filtre l’eau de mer pour capturer du phytoplancton, du zooplancton et de très petites particules organiques.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, souvent dispersée dans les fonds sableux
- Famille
- Vénéridés (Veneridae), ordre des Vénérides (Venerida)
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Où vit la grande praire ?
Elle vit enfouie dans le sable ou le sable vaseux, généralement entre quelques mètres et une centaine de mètres de profondeur.
Principales régions : France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Croatie, Turquie, Maroc.
- Europe
- Afrique
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître la grande praire ?
La coquille est ovale, épaisse et assez bombée. Sa surface paraît presque lisse, avec de fines lignes de croissance concentriques. Les couleurs vont du blanc crème au brun jaunâtre, parfois avec des bandes ou des taches plus foncées. L’intérieur est généralement blanc, avec une zone violette ou rosée près de l’extrémité où les valves s’articulent.
Les deux valves sont presque symétriques et se ferment grâce à de puissants muscles. Quand l’animal est vivant, deux siphons peuvent dépasser du sable. L’un fait entrer l’eau vers les branchies, tandis que l’autre rejette l’eau filtrée et les déchets. Une grande praire vivante réagit souvent en refermant rapidement sa coquille lorsqu’elle est dérangée.
Où vit la grande praire ?
La grande praire fréquente les fonds meubles, surtout le sable et le sable mélangé à de la vase. Elle s’enfouit à faible ou moyenne profondeur, depuis quelques mètres sous la surface jusqu’à environ 100 mètres selon les régions. Son pied musclé lui permet de creuser et de maintenir la coquille sous le sédiment.
Son aire s’étend dans l’Atlantique nord-est, notamment le long des côtes de la péninsule Ibérique et de la France, puis dans la Méditerranée et la mer Noire. En France, elle est présente sur les façades atlantique et méditerranéenne, mais les individus vivants sont surtout observés par les plongeurs ou les pêcheurs à pied autorisés.
Que mange la grande praire ?
La grande praire est un animal filtreur. Elle aspire l’eau grâce à un siphon, puis les branchies retiennent les particules alimentaires. Son menu se compose surtout de phytoplancton, de minuscules organismes du zooplancton et de matière organique en suspension.
Le mucus présent sur les branchies rassemble les particules avant de les conduire vers la bouche. L’eau ressort par un autre siphon. Ce fonctionnement permet à un seul animal de filtrer de nombreux litres d’eau, mais il l’expose aussi aux polluants présents dans les sédiments ou dans l’eau.
Comment vit la grande praire ?
Elle passe la plus grande partie de sa vie enfouie dans le sable, avec seulement ses siphons proches de la surface. Elle se déplace peu, sauf lorsqu’elle cherche un fond plus favorable ou tente de s’enfouir après avoir été dérangée. Elle n’a ni tête, ni yeux, ni cerveau comparable à celui d’un vertébré.
Des muscles ferment les valves en cas de danger ou de dessiccation. Dans l’eau, elle peut détecter les vibrations, les changements de lumière et les substances dissoutes. Des étoiles de mer, des poissons, des crabes et des gastéropodes prédateurs peuvent s’attaquer aux jeunes individus ou aux coquilles fragilisées.
Comment se reproduit la grande praire ?
La reproduction se fait dans l’eau. Les adultes libèrent leurs spermatozoïdes et leurs ovules dans la mer, où a lieu la fécondation. La période dépend de la température et de la région, mais elle se situe souvent au printemps ou en été en Méditerranée et dans l’Atlantique nord-est.
Après l’éclosion, les larves restent quelque temps dans le plancton. Elles développent progressivement une coquille puis se métamorphosent en jeunes bivalves. Elles se fixent ou gagnent le fond avant de commencer leur vie enfouie. Les courants marins peuvent disperser les larves sur plusieurs kilomètres.
Le saviez-vous ?
- 1.La grande praire utilise deux siphons séparés, l’un pour faire entrer l’eau et l’autre pour la rejeter après filtration.
- 2.Sa coquille peut conserver des marques de croissance qui renseignent les chercheurs sur les variations de son environnement.
- 3.Même sans tête ni yeux, elle réagit aux vibrations, aux changements de lumière et aux mouvements proches.
- 4.Les larves vivent d’abord dans le plancton avant de rejoindre les fonds sableux où elles deviendront des bivalves adultes.
Ce qui menace la grande praire
Pêche excessive
La grande praire est recherchée pour sa chair et peut subir une forte pression dans les secteurs exploités. Les effets sont particulièrement sensibles lorsque les adultes reproducteurs deviennent rares.
Dégradation des fonds
Le chalutage, certains travaux maritimes et les dragages peuvent détruire les fonds sableux où elle s’enfouit. Les pollutions déposées dans les sédiments peuvent aussi perturber sa filtration.
Réchauffement marin
La hausse de la température, l’acidification et la diminution de l’oxygène dans certaines zones peuvent modifier sa croissance, sa reproduction et la survie de ses larves.
Protéger la grande praire
- Règles de pêcheDans l’Union européenne et en France, la récolte des coquillages est encadrée par des tailles minimales, des périodes, des quantités et des zones qui peuvent varier localement. Il faut consulter la réglementation de la préfecture maritime ou de la mairie avant toute pêche à pied.
- Aires marines protégéesLes fonds où vit la grande praire peuvent bénéficier de mesures de protection dans les aires marines protégées, notamment lorsque celles-ci limitent le dragage ou certaines formes de pêche. La grande praire ne figure pas, à ma connaissance, parmi les espèces françaises bénéficiant d’une protection nationale spécifique.
Questions fréquentes
Que mange la grande praire ?
La grande praire filtre l’eau de mer pour capturer surtout du phytoplancton, du zooplancton et de petites particules organiques. Ses branchies retiennent ces éléments avant qu’ils soient conduits vers la bouche. Elle ne chasse donc pas les poissons et ne broute pas les algues fixées sur les rochers.
Combien de temps vit la grande praire ?
La grande praire vit généralement plus de dix ans. Sa longévité maximale reste variable selon les populations et les conditions du milieu, et certains individus pourraient atteindre plusieurs dizaines d’années. Les coquilles portent souvent des lignes de croissance, mais leur interprétation demande des méthodes scientifiques.
Où vit la grande praire ?
La grande praire vit enfouie dans le sable ou le sable vaseux de l’Atlantique nord-est, de la Méditerranée et de la mer Noire. En France, elle est présente sur les façades atlantique et méditerranéenne. Depuis la plage, vous trouverez surtout des coquilles vides, car les animaux vivants restent sous l’eau.
La grande praire est-elle dangereuse ?
La grande praire n’est pas dangereuse pour les personnes. Elle ne mord pas et ne possède ni venin ni aiguillon. Une coquille fraîchement récoltée peut toutefois être impropre à la consommation si la zone est fermée, si la réglementation n’est pas respectée ou si l’animal a accumulé des toxines.
Quelle taille fait la grande praire ?
La grande praire mesure le plus souvent entre 6 et 10 centimètres de longueur, avec des individus pouvant atteindre environ 12 centimètres. Sa coquille est épaisse, ovale et bombée. Le poids varie beaucoup selon la taille, l’âge et la quantité d’eau contenue dans les tissus.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- DORIS, Données d’observations pour la reconnaissance et l’identification de la faune et de la flore subaquatiques doris.ffessm.fr
- MolluscaBase, base taxonomique mondiale des mollusques molluscabase.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





