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La palourde japonaise (Ruditapes philippinarum)
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Ruditapes philippinarum

Palourde japonaise

Ruditapes philippinarum

Aussi appelé palourde du Pacifique, palourde asiatique, coque japonaise

La palourde japonaise est un mollusque bivalve qui vit enfoui dans les sables et les vases des côtes asiatiques. Elle filtre l’eau pour se nourrir et peut former des bancs importants. Élevée et introduite dans plusieurs pays, dont la France, elle n’a pas encore été évaluée mondialement par la Liste rouge de l’UICN.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
En général 3 à 8 cm de longueur de coquille à l’âge adulte, avec des individus pouvant atteindre environ 10 cm.
Poids
Environ 20 à 80 g avec la coquille, selon l’âge, la région et l’état de chair.
Longévité
Environ 7 à 14 ans dans la nature, selon les conditions du milieu.
Régime
Mangeur de planctonElle filtre l’eau grâce à ses siphons et retient du phytoplancton, des bactéries et de très petites particules organiques.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, souvent regroupée en bancs sur les vasières
Famille
Vénéridés (Veneridae), ordre des Vénéridés (Venerida)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Côtes tempérées et subtropicales de l’Asie de l’Est et du Sud-Est

Où vit la palourde japonaise ?

Elle vit enfouie dans les sédiments sableux ou vaseux de l’estran et des fonds côtiers, généralement de la zone intertidale jusqu’à une vingtaine de mètres de profondeur.

Principales régions : Japon, Chine, Corée du Sud, Taïwan, Philippines, Vietnam, Russie orientale.

  • Asie
  • Océans
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la palourde japonaise ?
  2. Où vit la palourde japonaise ?
  3. Que mange la palourde japonaise ?
  4. Comment vit la palourde japonaise ?
  5. Comment se reproduit la palourde japonaise ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la palourde japonaise ?

La coquille est ovale, épaisse et légèrement bombée. Elle porte des lignes de croissance concentriques et de fines stries rayonnantes. Sa couleur varie du blanc crème au gris, au brun ou au beige, avec parfois des zigzags, des taches ou des bandes sombres. Les deux valves sont de taille presque égale.

À l’intérieur, la coquille montre souvent une teinte blanche ou crème, avec des zones violettes près des empreintes musculaires. Le bord interne peut être lisse. Chez une palourde vivante, deux siphons peuvent sortir du sable pour faire entrer l’eau et rejeter l’eau filtrée.

La palourde japonaise ressemble à d’autres palourdes européennes. L’identification précise demande d’observer la forme de la coquille, ses stries et parfois les détails internes. Une coquille vide trouvée sur la plage ne permet pas toujours une détermination certaine.

Où vit la palourde japonaise ?

Dans son aire naturelle, elle fréquente les baies abritées, les estuaires et les lagunes des côtes de l’Asie de l’Est. Elle préfère les sédiments meubles, comme le sable mélangé à de la vase, dans lesquels elle peut s’enfouir rapidement.

Elle vit surtout dans la zone découverte à marée basse et dans les eaux peu profondes. Elle supporte des variations de salinité, de température et d’oxygène, ce qui lui permet de coloniser certains estuaires. Les jeunes individus s’installent souvent dans des sédiments fins et riches en matière organique.

En France, l’espèce a été introduite pour l’élevage et elle est présente localement sur des côtes de la Manche, de l’Atlantique et dans certains estuaires. Sa présence et son abondance changent selon les bassins, les élevages et les conditions du milieu.

Que mange la palourde japonaise ?

La palourde japonaise est un animal filtreur. Elle aspire l’eau par un siphon, fait passer cette eau sur ses branchies et retient les particules alimentaires grâce à un mucus. Les particules sont ensuite dirigées vers la bouche.

Son alimentation comprend surtout du phytoplancton, des bactéries et de petites particules de matière organique. Elle ne chasse pas et ne mâche pas comme un animal terrestre. Une palourde adulte peut filtrer plusieurs litres d’eau par jour, mais la quantité dépend de sa taille, de la température et de la richesse de l’eau.

La filtration ne rend pas automatiquement une palourde propre à la consommation. Des algues toxiques, des bactéries ou des polluants peuvent s’accumuler dans ses tissus. En France, les coquillages destinés à être ramassés doivent venir d’une zone autorisée et respecter les règles sanitaires locales.

Comment vit la palourde japonaise ?

Elle s’enfouit dans le sédiment grâce à son pied musclé, une partie souple située entre les deux valves. Elle peut descendre de quelques centimètres, parfois davantage lorsque la marée, la chaleur ou un prédateur la menace. Seuls ses siphons dépassent souvent de la surface.

La palourde japonaise reste généralement au même endroit pendant une longue période. Les courants, les tempêtes et les déplacements du sédiment peuvent toutefois la transporter. Les crabes, les étoiles de mer, certains poissons et des oiseaux du littoral peuvent la manger.

Les individus vivent parfois en bancs. Ces regroupements facilitent la reproduction lorsque les adultes libèrent leurs cellules reproductrices dans l’eau, mais ils rendent aussi les palourdes plus vulnérables aux épisodes de maladie, au manque d’oxygène et aux prélèvements importants.

Comment se reproduit la palourde japonaise ?

La reproduction a lieu lorsque la température de l’eau devient favorable, souvent au printemps ou en été selon la région. Les mâles libèrent des spermatozoïdes et les femelles des ovules dans l’eau. La fécondation se fait donc à l’extérieur du corps.

Les œufs donnent d’abord des larves microscopiques qui nagent dans le plancton pendant plusieurs jours à quelques semaines. Les courants les dispersent, puis les jeunes se fixent sur le fond et commencent à fabriquer leur coquille. Ils adoptent progressivement la vie enfouie des adultes.

La maturité sexuelle est généralement atteinte vers 1 à 3 ans, selon la température, la nourriture disponible et la région. Une grande femelle peut libérer plusieurs millions d’ovules au cours d’une saison, mais seule une petite partie des larves devient adulte.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ses deux siphons peuvent ressembler à deux petits tubes sortant du sable, mais ils appartiennent au même animal.
  • 2.La couleur et les motifs de sa coquille changent beaucoup selon le fond, l’âge et la région où elle grandit.
  • 3.Des coquillages introduits pour l’élevage ont permis à l’espèce de s’installer dans plusieurs régions côtières hors de son aire naturelle.
  • 4.Comme d’autres bivalves, elle peut concentrer des microbes ou des toxines présents dans l’eau, même si elle semble parfaitement fraîche.

Ce qui menace la palourde japonaise

  • Maladies des élevages

    Des bactéries, des parasites et des virus peuvent provoquer des mortalités dans les élevages et les bancs naturels. Le risque varie selon la température, la densité des animaux et la qualité de l’eau.

  • Eau contaminée

    La filtration concentre parfois des toxines d’algues, des bactéries ou des polluants. Les épisodes de pollution et les fermetures sanitaires empêchent alors la récolte et la commercialisation.

  • Modification des vasières

    Les travaux portuaires, le dragage, l’artificialisation des estuaires et la disparition des zones intertidales réduisent les habitats disponibles pour les palourdes.

  • Déplacement d’espèces

    Le transport de naissains et de coquillages peut déplacer des parasites, des maladies ou d’autres espèces. Les transferts entre bassins doivent donc respecter des règles sanitaires et environnementales.

Protéger la palourde japonaise

  • Suivi sanitaireEn France, les zones de production de coquillages sont surveillées pour leur qualité sanitaire, notamment avec des suivis coordonnés par l’Ifremer et les autorités compétentes. Les fermetures temporaires limitent les risques pour les consommateurs.
  • Gestion des élevagesLes élevages utilisent des règles de traçabilité, de transfert et de contrôle sanitaire afin de limiter la diffusion de maladies et d’organismes indésirables entre bassins.
  • Statut juridiqueLa palourde japonaise n’est pas une espèce protégée en France et ne figure pas, à la connaissance disponible, dans les annexes de la CITES. Elle ne bénéficie donc pas d’un programme national de protection spécifique.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la palourde japonaise ?

La palourde japonaise filtre l’eau avec ses branchies. Elle retient surtout du phytoplancton, des bactéries et de très petites particules organiques. Elle ne chasse pas. La quantité filtrée dépend de sa taille, de la température et de la nourriture présente dans l’eau.

Combien de temps vit la palourde japonaise ?

La palourde japonaise vit généralement entre 7 et 14 ans dans la nature. Sa longévité varie selon la température, la nourriture, les maladies, les prédateurs et les conditions du sédiment. Les animaux élevés peuvent être récoltés bien avant leur durée de vie maximale.

Où vit la palourde japonaise ?

La palourde japonaise vit naturellement sur les côtes tempérées et subtropicales d’Asie orientale, dans le sable et la vase des baies, estuaires et lagunes. En France, elle est élevée et présente localement sur plusieurs côtes de la Manche et de l’Atlantique.

La palourde japonaise est-elle dangereuse ?

La palourde japonaise n’est pas dangereuse au toucher. Elle peut toutefois accumuler des bactéries, des toxines d’algues ou des polluants. Ne mangez que des coquillages provenant d’une zone autorisée, respectez les fermetures sanitaires et consultez rapidement un médecin en cas de malaise après ingestion.

Quelle taille fait la palourde japonaise ?

La palourde japonaise mesure le plus souvent 3 à 8 cm de longueur de coquille à l’âge adulte. Certains individus atteignent environ 10 cm. La taille dépend de la région, de la nourriture disponible, de la température et de la durée de vie.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Comment la palourde japonaise se nourrit-elle principalement ?
  2. 2.Dans quel milieu trouve-t-on surtout la palourde japonaise ?
  3. 3.Quel est le statut de la palourde japonaise dans la Liste rouge mondiale de l’UICN ?

Sources

  1. INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  2. Ifremer, ressources sur les coquillages et la qualité des zones conchylicoles ifremer.fr
  3. FAO, Fisheries and Aquaculture fao.org
  4. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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