Vache d’Hérens
Originaire du val d’Hérens, en Valais, cette vache montagnarde se déplace avec aisance jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. Ses combats de reines accompagnent la mise à l’herbe et la montée à l’alpage, tandis que son lait et sa viande soutiennent un élevage familial adapté aux reliefs.
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Sommaire9 parties
Carte d’identité
- Origine
- Suisse (Valais, val d’Hérens)
- Reconnaissance
- Race bovine suisse reconnue et suivie par les structures d’élevage de la race d’Hérens, avec un livre généalogique en Suisse.
- Poil
- Poil court, généralement dense, adapté aux conditions fraîches de la montagne.
- Robes
- noire, rouge foncé, châtain
- Usage d'origine
- Élevage mixte en montagne, avec production de lait et de viande, ainsi que combats de reines et transhumance.
- Production
- lait, viande, loisir
- Effectifs
- Le troupeau suisse comptait environ 6 200 bovins selon les chiffres cités, dont 5 400 vaches et 181 taureaux inscrits, avec des effectifs également présents dans les Alpes italiennes et françaises.
Une race ancienne du val d’Hérens
La vache d’Hérens est originaire du val d’Hérens, dans le canton du Valais, en Suisse. Un fragment de crâne découvert sur le site archéologique de Sion-Saint-Guérin atteste la présence d’ancêtres de ce type bovin vers 3000 avant notre ère. La race d’Évolène, dont elle est proche, apparaît dans les listes de concours en 1859, puis sous le nom de race d’Hérens à partir de 1861.
Très répandue autrefois dans les vallées valaisannes, elle a vu ses effectifs diminuer fortement durant les années 1950, lorsque l’exode rural a réduit le nombre d’éleveurs de montagne. Elle s’est maintenue grâce à des exploitations attachées à ses qualités d’élevage et à la tradition des combats de reines, organisés au printemps avant la montée à l’alpage.
Une vache compacte faite pour la montagne
La vache d’Hérens possède une silhouette trapue, avec une tête courte et large, un front développé, un cou puissant et une poitrine profonde. Ses membres courts facilitent ses déplacements sur les pentes et les terrains irréguliers. Les cornes, souvent comparées à un guidon de vélo, se terminent par des pointes noires.
La robe est monochrome et peut être noire, rouge foncé ou châtain. Un chignon légèrement plus clair couvre le sommet de la tête. La morphologie varie selon les individus et les lignées, mais l’ensemble reste compact et musclé. Les sabots et l’aptitude à marcher contribuent à sa conduite sur les pâturages d’altitude.
Du lait, de la viande et une aptitude au combat
Cette race fournit du lait et de la viande, avec une production laitière annoncée autour de 3 000 kilogrammes dans les élevages qui la sélectionnent pour cette fonction. Un élevage pilote de Vétroz citait une moyenne d’environ 15 litres de lait par jour pour une partie de son troupeau. La quantité varie selon l’alimentation, le stade de lactation et les objectifs de l’éleveur.
La viande est décrite comme fine, et les carcasses de veaux ou de vaches de réforme sont bien conformées. La sélection conserve toutefois les qualités de rusticité et de combativité, ce qui limite la recherche d’une production laitière maximale. Les vaches mettent généralement bas d’octobre à décembre, puis pour une autre partie du troupeau entre janvier et avril.
Une conservation liée aux élevages de montagne
L’effectif en Suisse est estimé à environ 6 200 bovins, parmi lesquels 5 400 vaches et 181 taureaux inscrits au livre généalogique. Les Alpes italiennes, notamment le Val d’Aoste, en compteraient un nombre comparable. En France, environ 350 vaches et 11 taureaux étaient signalés en 2005 dans la région de Chamonix, des données anciennes qui peuvent avoir évolué.
Les combats de reines contribuent à maintenir l’intérêt pour cette race et ses lignées, mais ils ne remplacent pas le suivi d’élevage. La hiérarchie s’établit aussi spontanément lorsque plusieurs troupeaux se retrouvent à l’alpage. En France, certains producteurs de fromages sous appellation utilisent d’autres races autorisées, notamment la tarentaise, l’abondance et la montbéliarde.
Observer la race dans les vallées alpines
Pour voir des vaches d’Hérens, les lieux les plus naturels sont le Valais suisse, le val d’Hérens et les alpages où les troupeaux montent pendant la belle saison. Des manifestations printanières consacrées aux reines réunissent des animaux classés par âge et par poids. Ces rencontres sont publiques selon les communes et les éditions, avec des règles locales d’organisation.
La race est également présente dans le Val d’Aoste et, en France, dans la vallée de Chamonix et les secteurs voisins de Haute-Savoie. Des fermes d’élevage, des fêtes pastorales, certains écomusées alpins et des présentations agricoles peuvent en montrer. Vérifiez toujours les conditions d’accueil avant de vous déplacer, car les troupeaux changent de pâturage au fil de la saison.
D’autres races de vaches
WagyuJapon (plusieurs régions et lignées, notamment Hyōgo, Okayama et Tottori)
HighlandRoyaume-Uni (Écosse, Highlands et îles de la côte nord-ouest)
Aberdeen AngusRoyaume-Uni (Écosse, comtés d’Aberdeenshire et d’Angus)Environ 135 à 145 cm au garrot selon le sexe ; la taille varie selon les lignées
SalersFrance (Auvergne, monts du Cantal)Race française
CharolaiseFrance (Charolais et Brionnais, en Bourgogne)Race française
AubracFrance (plateau de l’Aubrac, dans le sud du Massif central)Race française
Questions fréquentes
Les vaches d’Hérens sont-elles dangereuses pour les visiteurs ?
Elles sont généralement calmes avec les personnes qui les connaissent, mais leur comportement peut changer pendant les combats, au vêlage ou lorsqu’elles protègent un veau. Gardez plusieurs mètres de distance, ne passez jamais entre deux bovins et tenez les enfants près de vous. Respectez les barrières et les consignes de l’éleveur.
Pourquoi ces vaches se battent-elles ?
Les affrontements correspondent à une hiérarchie naturelle entre femelles. Lorsqu’elles se retrouvent après la sortie d’hiver ou lors de la réunion de troupeaux, elles peuvent se faire face et pousser avec le front. Dans les combats organisés, la vache qui recule est dominée. Les animaux sont répartis en catégories selon l’âge et le poids.
La vache d’Hérens produit-elle beaucoup de lait ?
Elle peut produire autour de 3 000 kilogrammes de lait dans une lactation, mais ce niveau varie selon l’alimentation, la saison et la sélection de l’élevage. Une ferme pilote indiquait environ 15 litres par jour pour une partie du troupeau. La race reste moins spécialisée que les grandes races laitières.
Peut-on voir cette race en France ?
Oui, mais elle y est beaucoup moins présente qu’en Suisse. Des troupeaux sont signalés dans la région de Chamonix et en Haute-Savoie, où des combats de reines peuvent aussi être organisés. Vous pouvez également en observer en Suisse, dans le Valais, ou dans le Val d’Aoste, en vous renseignant auprès des offices locaux et des fermes ouvertes au public.
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Sources
- Wikipédia, article « Vache d’Hérens » fr.wikipedia.org
- Wikipédia, article « Vache d’Hérens » fr.wikipedia.org
- Races de France, portail des races françaises racesdefrance.fr
- Institut de l’élevage, ressources sur les races bovines idele.fr
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