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Wensleydale

Originaire du Yorkshire du Nord, le Wensleydale compte parmi les moutons les plus grands et les plus lourds. Sa longue laine brillante, souvent bouclée, peut mesurer plusieurs centimètres et sa tête grise permet de le reconnaître au premier regard.

Mis à jour le 4 min de lecture

Wensleydale
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race née dans le Yorkshire au XIXe siècle
  3. Une silhouette imposante et une tête grise
  4. Une laine recherchée et une viande d’agneau
  5. Une race britannique surveillée
  6. Où observer un Wensleydale
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Origine
Royaume-Uni (Wensleydale, Yorkshire du Nord, Angleterre)
Reconnaissance
Race suivie au Royaume-Uni par la Rare Breeds Survival Trust et par son organisme de sélection spécialisé.
Poids
Environ 110 à 140 kg, les béliers étant généralement plus lourds que les brebis
Toison
Laine très longue, brillante et légèrement bouclée, avec un diamètre indiqué de 33 à 35 microns
Robes
blanche avec tête, oreilles et pattes grises, noire à la naissance chez l’agneau
Usage d'origine
Production de viande d’agneau et de laine, ainsi qu’amélioration d’autres races ovines
Production
viande, laine
Effectifs
La race est classée « à risque » par la Rare Breeds Survival Trust et compte moins de 1 500 brebis reproductrices inscrites au herd-book britannique.

Une race née dans le Yorkshire au XIXe siècle

Le Wensleydale vient de la vallée du même nom, dans le Yorkshire du Nord, en Angleterre. La race a été développée au cours du XIXe siècle par des éleveurs recherchant des animaux grands, lourds et capables de produire une laine longue. Son histoire est liée au croisement entre le Leicester et le Teeswater, deux races ovines britanniques.

En 1838, le premier bélier reconnu comme Wensleydale est né de ce croisement. Il s’appelait Blue Cap. La race s’est ensuite diffusée dans différentes régions du Royaume-Uni, avant d’être exportée en Europe continentale et aux États-Unis. Elle a aussi servi à améliorer d’autres populations ovines pour la production d’agneaux et de laine.

Une silhouette imposante et une tête grise

Le Wensleydale possède une stature très grande, sans cornes chez le bélier comme chez la brebis. Sa tête, ses oreilles et ses pattes sont grises, tandis que sa toison est blanche. Les oreilles, plutôt longues et dressées, encadrent une tête portant souvent une frange de laine sur le front.

La toison est l’un de ses traits les plus reconnaissables. Elle est longue, brillante et légèrement bouclée, avec une fibre annoncée entre 33 et 35 microns. Les agneaux naissent noirs, puis leur apparence évolue avec la croissance de la laine et l’expression des couleurs adultes.

Une laine recherchée et une viande d’agneau

La race est élevée pour deux productions principales : la laine et la viande. Sa toison longue et régulière est appréciée pour sa brillance et sa finesse relative. Le diamètre annoncé, de 33 à 35 microns, correspond à une laine adaptée à des usages textiles où l’aspect et la longueur de la fibre comptent.

Un bélier pèse environ 136 kg et une brebis 113 kg. Les jumeaux pèsent autour de 5,9 kg à la naissance et peuvent atteindre environ 72,6 kg à 21 semaines, selon les conditions d’élevage. Un agneau unique est indiqué à environ 25,9 kg à huit semaines. Ces chiffres varient selon le sexe, l’alimentation et les lignées.

Une race britannique surveillée

Le Wensleydale est classé dans la catégorie « à risque » par la Rare Breeds Survival Trust, organisme britannique consacré aux races domestiques menacées. Le Wensleydale compte moins de 1 500 brebis reproductrices inscrites au herd-book. Cet effectif concerne les animaux enregistrés et peut évoluer selon les années et les règles de comptage.

La conservation repose notamment sur le suivi des reproducteurs, la tenue du herd-book et le maintien d’élevages capables de faire naître des agneaux conformes au type de la race. En France, le Wensleydale reste peu courant. Son statut d’animal domestique ne dispense pas de respecter les règles habituelles de bien-être, d’identification et de conduite d’élevage applicables aux ovins.

Où observer un Wensleydale

En France, vous pouvez parfois voir cette race dans des présentations consacrées aux races ovines étrangères, dans certains salons agricoles ou dans des fermes conservatoires. La présence des animaux dépend de la programmation annuelle et des éleveurs participants. Le Salon international de l’agriculture peut présenter des races ovines, sans garantir la présence du Wensleydale chaque année.

Au Royaume-Uni, les expositions de races ovines et les manifestations organisées par les associations de la race sont les lieux les plus adaptés pour l’observer. Avant une visite, vérifiez auprès de l’organisateur ou de l’éleveur que des Wensleydale seront bien présentés et que l’accès du public est autorisé.

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Questions fréquentes

Le Wensleydale convient-il à un petit élevage familial ?

Sa grande taille et son poids demandent des installations solides, une clôture adaptée et une bonne organisation des manipulations. Comme tous les moutons, il a besoin de congénères, d’un espace herbeux, d’un abri et d’un suivi sanitaire. Un projet familial doit être préparé avec un éleveur ovin ou un vétérinaire rural.

La laine du Wensleydale est-elle vraiment blanche ?

La toison adulte est généralement blanche, alors que la tête, les oreilles et les pattes sont grises. Les agneaux naissent noirs, ce qui peut surprendre lors des premières semaines. La laine est longue, brillante et légèrement bouclée, avec un diamètre indiqué de 33 à 35 microns.

Quelle différence y a-t-il entre un Wensleydale et un mouton à laine courte ?

Le Wensleydale possède une toison beaucoup plus longue et plus brillante, qui forme des mèches légèrement bouclées. Sa tête grise et sa très grande taille sont également des repères utiles. Un mouton à laine courte demande souvent moins de travail de tonte, mais l’entretien dépend surtout de la race et du système d’élevage.

Faut-il tondre un Wensleydale chaque année ?

La tonte régulière est nécessaire pour retirer la toison accumulée et préserver le confort de l’animal. La fréquence dépend de la pousse de la laine, du climat et de la conduite du troupeau, mais les ovins lainiers sont habituellement tondus selon un calendrier d’élevage établi avec un professionnel expérimenté.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le Wensleydale a-t-il été développé ?
  2. 2.Quelle particularité distingue la toison du Wensleydale ?
  3. 3.Comment s’appelait le premier bélier Wensleydale né en 1838 ?

Sources

  1. Wikipédia, « Wensleydale (race ovine) » fr.wikipedia.org
  2. Rare Breeds Survival Trust, site officiel rbst.org.uk
  3. Wensleydale Longwool Sheep Breeders Association, site officiel wensleydale-sheep.com

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