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Mouton de Soay

Le mouton de Soay vit à l’état sauvage depuis plusieurs millénaires dans l’archipel écossais de Saint-Kilda. Petit, robuste et souvent farouche, il porte une toison qui peut tomber naturellement au printemps et aide aujourd’hui à entretenir certains espaces naturels en écopâturage.

Mis à jour le 4 min de lecture

Mouton de Soay
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une population insulaire ancienne et isolée
  3. Un petit mouton aux cornes variables
  4. Une laine particulière et un élevage rustique
  5. Une race étudiée comme témoin des anciens moutons européens
  6. Où observer des moutons de Soay
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Origine
Royaume-Uni (Écosse, archipel de Saint-Kilda)
Taille
Environ 45 à 60 cm au garrot, avec des variations selon le sexe et les lignées
Poids
Environ 25 à 45 kg, avec des variations selon le sexe, l’alimentation et les conditions d’élevage
Espérance de vie
Environ 10 à 15 ans en élevage, selon les conditions de vie
Toison
Toison composée de laine et de fibres plus grossières, souvent capable de tomber naturellement au printemps, mais cette mue varie selon les individus
Robes
marron, brun foncé, noir, brun mêlé de zones plus claires
Usage d'origine
Élevage vivrier traditionnel, production de laine et entretien de milieux naturels par écopâturage
Production
viande, laine, travail, loisir
Effectifs
La population d’Hirta est isolée et suivie depuis les années 1950, mais aucun effectif mondial fiable n’est donné dans les sources utilisées.

Une population insulaire ancienne et isolée

Les ancêtres du mouton de Soay auraient été introduits dans l’archipel de Saint-Kilda il y a environ trois mille ans. L’origine exacte de ces animaux reste incertaine. Ils ont vécu sur une île d’à peine 1 km², avec des falaises, des vents violents et des températures difficiles, en subissant peu d’interventions humaines.

Dans les années 1930, des moutons de Soay ont été transférés vers Hirta, l’île principale de l’archipel, qui mesure environ 6 km². La population installée sur Hirta est restée isolée, sans immigration ni émigration, et fait l’objet d’études sur la génétique, l’évolution et la dynamique des populations depuis les années 1950.

Un petit mouton aux cornes variables

Le Soay est un mouton court sur pattes, trapu et de petite taille. Sa robe est généralement brune, parfois très foncée ou noire. Sa queue courte le rattache aux races ovines d’Europe du Nord. Les mensurations varient selon le sexe et les lignées, mais les adultes restent nettement plus petits que beaucoup de moutons domestiques modernes.

Les béliers portent habituellement des cornes en spirale. Chez les brebis, la présence des cornes est variable : certaines en ont deux, d’autres seulement de petits cornillons, et d’autres encore n’en portent pas. Sur l’île de Soay, environ 30 % des brebis seraient cornues. Les animaux introduits sur le continent ont souvent été choisis parmi les femelles à cornes, ce qui a entretenu une image incomplète de la race.

Une laine particulière et un élevage rustique

La toison du Soay associe une laine fine à des fibres plus longues et plus grossières. Chez certains animaux, elle se détache naturellement au printemps, phénomène appelé mue ou délainage naturel. Tous les sujets ne muent toutefois pas de la même façon, ce qui demande d’observer le troupeau avant de compter sur une récolte spontanée de la laine.

La race est aussi utilisée pour sa viande, en petites productions et dans des élevages amateurs. Son principal intérêt actuel tient à sa rusticité et à sa capacité à vivre sur des terrains difficiles. Les animaux restent généralement gérables, mais ils sont plus farouches que beaucoup d’autres moutons et se conduisent moins facilement en troupeau.

Une race étudiée comme témoin des anciens moutons européens

Le mouton de Soay est souvent présenté comme un témoin des types ovins anciens introduits en Grande-Bretagne. Cette interprétation doit rester prudente : son histoire a probablement mêlé sélection naturelle, interventions humaines ponctuelles et éventuels croisements. Les animaux actuels ne constituent donc pas une copie inchangée des premiers moutons arrivés dans l’archipel.

La population d’Hirta sert de population de référence pour de nombreuses études, car son isolement limite les échanges avec d’autres troupeaux. L’effectif mondial fiable et l’existence d’un programme français unique de conservation ne sont pas documentés de façon fiable. En dehors de Saint-Kilda, des éleveurs entretiennent cependant des lignées et utilisent la race dans des projets d’écopâturage.

Où observer des moutons de Soay

En France, le mouton de Soay peut être visible dans certains élevages d’amateurs, fermes pédagogiques et projets d’écopâturage. Un élevage permanent est présent dans les jardins de l’École normale supérieure de Lyon, sur le campus de lettres et sciences humaines, et la race est utilisée ponctuellement dans plusieurs espaces de la ville.

La race a aussi été employée pour entretenir une partie des fortifications de la citadelle de Vauban à Lille. Les lieux et les troupeaux peuvent changer selon les projets locaux. Avant une visite, vérifiez auprès de la ferme, du parc ou de la collectivité que les animaux sont toujours présents et accessibles au public.

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Questions fréquentes

Le mouton de Soay peut-il vivre chez un particulier ?

Il peut être élevé par des particuliers disposant d’un terrain adapté, d’une clôture sûre, d’un abri et de compagnons de son espèce. Son caractère souvent farouche rend les manipulations moins faciles. Comme pour tout mouton, il faut prévoir un suivi sanitaire, une alimentation adaptée, la surveillance des pieds et l’avis d’un vétérinaire en cas de maladie ou de blessure.

Toutes les brebis de Soay ont-elles des cornes ?

Non. Les brebis peuvent être cornues, porter seulement de petits cornillons ou ne pas avoir de cornes. Sur l’île de Soay, environ 30 % des brebis seraient cornues. La sélection de femelles à cornes lors de transferts vers le continent a contribué à répandre l’idée que cette caractéristique concernait toute la race.

Le mouton de Soay perd-il toujours sa laine au printemps ?

Non. Une partie des animaux mue naturellement au printemps, mais cette capacité varie selon les individus. La toison présente une structure particulière, avec de la laine et des fibres plus grossières. Dans un élevage, il faut donc observer chaque mouton et prévoir une gestion de la toison adaptée au troupeau.

Pourquoi utilise-t-on cette race en écopâturage ?

Le Soay supporte des terrains pentus et difficiles, tout en exerçant une pression limitée sur certains sols fragiles. En broutant, il contribue à entretenir des milieux naturels ou semi-naturels. Son pelage, son tube digestif et ses onglons peuvent aussi transporter des graines, ce qui participe aux échanges entre différentes zones végétalisées.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Sur quelle île le mouton de Soay vit-il à l’état sauvage depuis plusieurs millénaires ?
  2. 2.Quelle particularité peut concerner la toison du mouton de Soay ?
  3. 3.Que signifie l’expression « nanisme insulaire » appliquée au Soay ?

Sources

  1. Wikipédia, « Mouton de Soay » fr.wikipedia.org
  2. Races de France, portail des races animales françaises racesdefrance.fr
  3. Institut de l’élevage, ressources sur les races et l’élevage des ruminants idele.fr

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