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Romanov

Originaire des rives de la Volga, la Romanov est une brebis russe sélectionnée pour sa prolificité exceptionnelle. En France, elle sert surtout à produire des mères croisées capables d’élever plusieurs agneaux, avant un second croisement avec une race bouchère.

Mis à jour le 4 min de lecture

Romanov
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Des rives de la Volga aux élevages français
  3. Une brebis sombre qui éclaircit avec l’âge
  4. Une prolificité adaptée aux croisements
  5. Une race suivie pour conserver sa prolificité
  6. Observer la Romanov en France
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Origine
Russie, rives de la Volga au nord-ouest de Moscou
Reconnaissance
Race suivie en France par l’UPRA Finnois-Romanov, dans un schéma de sélection commun avec la race finnoise.
Poids
Brebis : 60 à 70 kg ; bélier : 80 à 90 kg
Toison
Toison longue, composée d’une laine mêlée de fibres sombres et claires ; les agneaux naissent noirs puis éclaircissent en grandissant.
Robes
noire à l’état juvénile, grise, blanche mêlée de noir et de brun
Usage d'origine
Amélioration de la prolificité des troupeaux et production de brebis croisées destinées à l’élevage d’agneaux de boucherie
Production
viande, laine
Effectifs
En France, on compte environ 3 000 animaux, dont 1 000 brebis inscrites au registre et 160 béliers reproducteurs ; ces effectifs peuvent varier selon les années.

Des rives de la Volga aux élevages français

La Romanov est originaire des rives de la Volga, au nord-ouest de Moscou. Son existence est signalée en Russie dès le XVIIIe siècle. Son nom fait référence à la famille Romanov, qui a régné sur la Russie jusqu’à la Révolution de février 1917. Grâce à sa prolificité, la race a été exportée dans plusieurs pays producteurs de moutons durant la seconde moitié du XXe siècle.

Elle arrive d’abord en Allemagne, puis intéresse les éleveurs français au cours des années 1960. En 1980, le gouvernement canadien achète en France 14 brebis et 4 béliers pour étudier leurs performances. La race se diffuse ensuite en Amérique du Nord. En France, l’INRA l’a aussi utilisée avec le Berrichon du Cher pour créer l’INRA 401, appelée également Romane.

Une brebis sombre qui éclaircit avec l’âge

La Romanov est une brebis de taille moyenne, sans cornes chez les mâles comme chez les femelles. Elle possède une petite tête anguleuse, des oreilles dressées et mobiles, ainsi que de grands yeux. Ses côtes sont bien arrondies et sa silhouette paraît relativement haute sur pattes. Le poids indiqué se situe autour de 60 à 70 kg chez la brebis et de 80 à 90 kg chez le bélier.

Les agneaux viennent au monde avec une toison entièrement noire. En grandissant, celle-ci prend des nuances grises, blanches et brunâtres, avec une prédominance de fibres claires chez l’adulte. La race appartient aux moutons d’Europe du Nord à queue courte. Cette queue courte la distingue des nombreuses races ovines à queue longue élevées pour la viande ou la laine.

Une prolificité adaptée aux croisements

La prolificité constitue la qualité recherchée en priorité. Elle atteint facilement 280 % lors d’une lutte de printemps et 300 % lors d’une lutte d’automne, selon les conditions d’élevage. Les mises bas de trois ou quatre agneaux sont fréquentes, et certaines portées peuvent atteindre sept agneaux vivants. Un cas rapporté concerne une brebis ayant produit 64 agneaux au cours de 12 agnelages.

La Romanov possède aussi une bonne fertilité, une saison de reproduction assez longue et un instinct maternel développé. Sa production laitière permet des croissances proches de 240 g par jour entre 10 et 30 jours dans les données citées. En croisement, les brebis F1 atteignent généralement 200 à 225 % de prolificité. Les agneaux issus du second croisement donnent des carcasses de 17 à 19 kg, souvent classées R selon la grille EUROP.

Une race suivie pour conserver sa prolificité

En France, l’effectif est d’environ 3 000 animaux, comprenant près de 1 000 brebis inscrites au registre et 160 béliers reproducteurs. Ces nombres décrivent une population spécialisée et peuvent évoluer selon les années, les inscriptions et la méthode de comptage. Les effectifs de brebis croisées sont plus importants que ceux des animaux de race pure.

Le schéma de sélection est géré par l’UPRA Finnois-Romanov. Il cherche à maintenir la prolificité tout en améliorant la valeur laitière et le gabarit. Des jeunes béliers sont contrôlés en station à Montmorillon, dans la Vienne, puis les meilleurs peuvent être utilisés en insémination artificielle. La race a aussi participé à la formation de lignées et de races utilisées dans plusieurs pays, dont le Gotland suédois.

Observer la Romanov en France

La Romanov peut être présentée dans des élevages ovins participant à des actions de sélection ou à des démonstrations agricoles. Le Salon international de l’agriculture permet parfois d’observer des races ovines françaises et étrangères, selon les animaux retenus chaque année. Les manifestations d’élevage et les concours régionaux constituent aussi des occasions de comparer sa silhouette et sa toison à celles d’autres moutons.

Des écomusées agricoles, des fermes pédagogiques et des exploitations ouvertes au public peuvent également en accueillir, mais la présence de la race varie selon les établissements. Pour préparer une visite, consultez le programme de l’organisateur ou contactez directement la ferme. Observez surtout la taille moyenne, l’absence de cornes et la couleur plus claire de la toison adulte.

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Questions fréquentes

Pourquoi la Romanov est-elle recherchée par les éleveurs ?

Elle est surtout recherchée pour sa prolificité et ses qualités maternelles. Une brebis peut donner naissance à plusieurs agneaux et les nourrir avec une production laitière suffisante dans de bonnes conditions. Les éleveurs l’emploient donc souvent en croisement pour obtenir des mères plus prolifiques, puis utilisent un bélier de race bouchère.

Les agneaux Romanov restent-ils noirs ?

Ils naissent avec une toison entièrement noire. En grandissant, leur couleur évolue vers des nuances grises, blanches et brunâtres, avec une prédominance de fibres claires chez l’adulte. La teinte finale peut varier d’un animal à l’autre, ce qui permet de reconnaître facilement les jeunes et les adultes dans un troupeau.

Une famille peut-elle élever une Romanov comme animal de compagnie ?

La Romanov reste un animal d’élevage qui a besoin d’herbe, d’espace, d’un abri, de soins réguliers et de la présence d’autres ovins. Ses mises bas multiples demandent une surveillance et des compétences adaptées. Elle convient donc surtout à une exploitation ou à une ferme pédagogique bien équipée, plutôt qu’à un jardin familial.

Pourquoi la Romanov est-elle souvent croisée avec une race bouchère ?

La race transmet une forte prolificité, mais sa conformation bouchère est moins recherchée et son gabarit reste modéré. Les éleveurs produisent alors des brebis croisées Romanov, puis les accouplent avec des béliers de races bouchères. Cette organisation en deux étapes associe davantage d’agneaux par portée et une meilleure valeur pour la viande.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région la Romanov trouve-t-elle son origine ?
  2. 2.Quelle caractéristique explique surtout son utilisation en croisement ?
  3. 3.De quelle couleur naissent généralement les agneaux Romanov ?

Sources

  1. Wikipédia, « Romanov (race ovine) » fr.wikipedia.org
  2. Races de France, ressources sur les races animales françaises racesdefrance.fr
  3. Institut de l’élevage, ressources sur l’élevage et la génétique ovine idele.fr

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