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Pourquoi la mer est-elle pleine de méduses en été ?

Mis à jour le 3 min de lecture

Sommaire6 parties
  1. L’été réunit plusieurs conditions favorables
  2. Les courants les rapprochent des plages
  3. Sont-elles vraiment de plus en plus nombreuses ?
  4. Le saviez-vous ?
  5. Questions fréquentes
  6. Sources

L’été réunit plusieurs conditions favorables

Les méduses se nourrissent surtout de petits organismes marins, comme le zooplancton et les larves de poissons. Quand l’eau se réchauffe, le plancton peut devenir plus abondant dans certaines zones. Les méduses y trouvent alors davantage de nourriture et certaines grandissent ou se reproduisent plus rapidement.

La vie d’une méduse comporte souvent plusieurs étapes. Une petite larve se fixe sur un support sous l’eau et devient un polype, qui ressemble à une minuscule plante. Ce polype peut produire plusieurs jeunes méduses. Chez certaines espèces, cette libération de jeunes méduses est plus fréquente quand les conditions deviennent favorables au printemps et en été.

Les courants les rapprochent des plages

Une méduse nage peu contre le courant. Elle se laisse surtout transporter par les mouvements de l’eau, le vent et les marées. Après plusieurs jours de vent venant du large, des milliers de méduses peuvent ainsi être poussées vers une même plage. Elles donnent l’impression d’être soudainement partout, alors qu’elles ont été concentrées dans une zone limitée.

La température, la salinité et la forme de la côte jouent aussi un rôle. Une baie, une lagune ou une plage protégée peut retenir les méduses plus longtemps qu’une côte ouverte. Leur présence varie donc d’un jour à l’autre, parfois même entre deux plages voisines.

Sont-elles vraiment de plus en plus nombreuses ?

Dans certaines régions, les chercheurs observent davantage de méduses ou des apparitions plus longues. Le réchauffement de l’eau, l’enrichissement de la mer en nutriments et la diminution de certains poissons qui mangent des méduses peuvent y contribuer. Les aménagements côtiers fournissent aussi de nouveaux supports aux polypes de quelques espèces.

Les chercheurs ne sont toutefois pas tous d’accord sur l’existence d’une augmentation mondiale. Les observations anciennes sont irrégulières, les espèces ne réagissent pas toutes de la même façon et les courants peuvent modifier fortement les comptages. Il est donc plus juste de parler de tendances régionales, avec des proliférations certaines années et dans certains endroits.

Le saviez-vous ?

  • 1.Une méduse n’est pas un poisson : elle appartient au groupe des cnidaires, comme les anémones et les coraux, et ne possède ni squelette ni cerveau.
  • 2.La tortue luth peut manger des méduses. Sa bouche et son œsophage portent de longues papilles qui l’aident à retenir cette nourriture molle.

Questions fréquentes

Pourquoi les méduses piquent-elles ?

Leurs tentacules portent des cellules microscopiques capables d’injecter un venin quand elles touchent une proie ou un nageur. Chez la plupart des espèces françaises, la piqûre est douloureuse mais brève. Ne touchez pas une méduse échouée, car ses tentacules peuvent encore piquer.

Que faire si une méduse me touche ?

Sortez de l’eau et prévenez un adulte ou le poste de secours. Évitez de frotter la peau et de rincer à l’eau douce. Pour une réaction étendue, un malaise ou une gêne respiratoire, appelez immédiatement le 15 ou le 112.

Toutes les méduses vivent-elles près de la surface ?

Non. Certaines restent surtout près de la surface, tandis que d’autres vivent plus profond. Leur profondeur dépend de l’espèce, de la lumière, de la nourriture et des courants. Une plage sans méduse visible ne signifie donc pas qu’il n’y en a aucune dans l’eau.

Sources

  1. NOAA Ocean Service, Jellyfish and other gelatinous zooplankton oceanservice.noaa.gov
  2. Smithsonian Ocean, Jellyfish ocean.si.edu
  3. Ifremer, ressources sur le plancton et les milieux marins ifremer.fr
  4. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr

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