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La tortue de la Mary (Elusor macrurus)
CR
Elusor macrurus

Tortue de la Mary

Elusor macrurus

Aussi appelé Tortue de la rivière Mary, Tortue de Mary River

La tortue de la Mary vit naturellement dans un seul bassin fluvial australien, celui de la rivière Mary, au Queensland. Sa longue queue et sa capacité à absorber une partie de son oxygène sous l’eau la distinguent de nombreuses autres tortues. Classée en danger critique d’extinction, elle souffre notamment de la destruction de ses nids et de la dégradation de sa rivière.

Statut
En danger critiquepopulation en baisse
Taille
Carapace généralement de 25 à 40 cm chez l’adulte, jusqu’à environ 42 cm chez les grands mâles ; queue particulièrement longue chez le mâle.
Poids
Quelques kilogrammes chez l’adulte ; les données disponibles ne permettent pas de donner une fourchette fiable pour chaque sexe.
Longévité
Plusieurs décennies ; la durée de vie maximale dans la nature et en captivité reste mal documentée.
Régime
OmnivoreElle mange des végétaux aquatiques, des algues et de petits animaux, notamment des mollusques et des larves d’insectes.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, plutôt solitaire, sans groupes sociaux permanents
Famille
Chélidés (Chelidae), ordre des Tortues (Testudines)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

bassin de la rivière Mary, dans le sud-est du Queensland

Où vit la tortue de la Mary ?

Rivière permanente, avec des fosses profondes, des secteurs courants bien oxygénés et des berges sableuses utilisées pour la ponte.

Principales régions : Australie.

  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la tortue de la Mary ?
  2. Où vit la tortue de la Mary ?
  3. Que mange la tortue de la Mary ?
  4. Comment respire-t-elle et se déplace-t-elle ?
  5. Comment se reproduit la tortue de la Mary ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la tortue de la Mary ?

Sa carapace allongée, assez basse, présente des teintes brunes à grisâtres. Le dessous, appelé plastron, est généralement plus clair. Sa tête porte deux petits appendices sous le menton, les barbillons. Comme les autres tortues de sa famille, elle replie son cou sur le côté pour abriter sa tête.

Chez le mâle adulte, la queue peut approcher les deux tiers de la longueur de la carapace, un repère particulièrement utile pour reconnaître l’espèce. Les mâles deviennent aussi plus grands que les femelles. Les algues parfois visibles sur la tête et la carapace sont des organismes fixés sur l’animal, et non des poils.

Où vit la tortue de la Mary ?

Cette tortue est endémique du bassin de la Mary : à l’état sauvage, elle ne vit naturellement nulle part ailleurs. Cette rivière traverse le sud-est du Queensland, en Australie. L’espèce fréquente différents secteurs du cours d’eau, notamment des fosses profondes proches de zones où l’eau circule et reste bien oxygénée.

Les adultes utilisent la rivière pour se nourrir et s’abriter, tandis que les femelles gagnent des berges sableuses pour pondre. La qualité de l’eau et l’état des rives comptent donc autant que la présence d’eau. Elle ne vit pas à l’état sauvage en France et n’y possède pas de statut sur une liste rouge nationale.

Que mange la tortue de la Mary ?

Son alimentation associe végétaux et petits animaux aquatiques. Elle consomme notamment des algues, des plantes, des mollusques et des larves d’insectes. La part de chaque aliment varie avec l’âge et les ressources disponibles dans la rivière. Les jeunes ont généralement une alimentation davantage tournée vers les petits animaux que les adultes.

Elle recherche sa nourriture sous l’eau et la saisit avec son bec corné, car les tortues n’ont pas de dents. Des fonds diversifiés et une eau de bonne qualité entretiennent ses ressources alimentaires. Si vous observez une tortue sauvage, ne la nourrissez pas : pain et restes de repas ne correspondent pas à son régime.

Comment respire-t-elle et se déplace-t-elle ?

Elle respire de l’air avec ses poumons, mais peut aussi absorber de l’oxygène dissous dans l’eau grâce à des structures spécialisées liées au cloaque. Cette ouverture sert également à l’évacuation des déchets et à la reproduction. Ce complément respiratoire lui permet de prolonger ses plongées, surtout lorsque l’eau est bien oxygénée.

Ses pattes palmées l’aident à nager, et elle peut se reposer dans les secteurs profonds de la rivière. Elle remonte néanmoins à la surface pour respirer. On peut aussi la voir s’exposer au soleil sur un support émergé, comportement qui aide une tortue à régler sa température corporelle.

Comment se reproduit la tortue de la Mary ?

La maturité sexuelle arrive tard : les femelles commencent généralement à se reproduire vers 25 ans, avec des variations selon les individus. Les pontes ont lieu au printemps et au début de l’été australs. La femelle creuse un nid dans une berge sableuse, y dépose ses œufs, puis les recouvre sans rester les garder.

Une ponte compte généralement une douzaine à une vingtaine d’œufs, avec des variations entre les femelles. L’incubation dure plusieurs semaines à quelques mois selon les conditions du nid. Les œufs et les nouveau-nés sont très vulnérables : une population peut conserver des adultes pendant longtemps tout en produisant trop peu de jeunes pour se renouveler.

Le saviez-vous ?

  • 1.L’espèce n’a été décrite scientifiquement qu’en 1994, alors que ses jeunes avaient déjà été vendus pendant des années comme tortues de compagnie.
  • 2.La « chevelure verte » visible sur certaines photographies est formée d’algues qui poussent sur sa tête ou sa carapace.
  • 3.Son nom scientifique macrurus fait référence à sa longue queue, particulièrement développée chez les mâles adultes.
  • 4.Elle appartient au genre Elusor, qui ne comprend aujourd’hui qu’une seule espèce vivante reconnue.

Ce qui menace la tortue de la Mary

  • Des nids pillés

    Les renards introduits en Australie, ainsi que d’autres prédateurs, détruisent de nombreux nids. Cette prédation réduit l’arrivée de jeunes dans une population dont les adultes se reproduisent très tard.

  • Une rivière dégradée

    L’érosion des berges, les sédiments et les pollutions peuvent dégrader les habitats et réduire l’oxygénation de l’eau. Les jeunes tortues dépendent particulièrement de bonnes conditions aquatiques.

  • Des débits modifiés

    Les ouvrages et les prélèvements d’eau modifient la circulation de l’eau et certains habitats. Les crues peuvent aussi submerger ou emporter les nids installés sur les berges.

  • Un prélèvement historique

    Pendant les années 1960 et 1970, des œufs ont été prélevés et les jeunes vendus pour le commerce des animaux de compagnie. Ces prélèvements ont contribué à déséquilibrer le renouvellement de la population.

Protéger la tortue de la Mary

  • Protection en AustralieL’espèce est protégée par la législation australienne fédérale et par celle du Queensland. Son statut mondial UICN, en danger critique d’extinction, doit être distingué des catégories utilisées dans les textes nationaux.
  • Protection des nidsDans le bassin de la Mary, des actions locales, notamment celles de Tiaro & District Landcare, repèrent et protègent des nids contre les prédateurs. Le suivi des éclosions permet d’évaluer la production de jeunes.
  • Restauration des bergesLa préservation de la végétation riveraine et la réduction de l’érosion contribuent à conserver une eau de meilleure qualité. La protection doit aussi maintenir les plages sableuses nécessaires aux pontes.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la tortue de la Mary ?

La tortue de la Mary mange des végétaux aquatiques, des algues et de petits animaux, notamment des mollusques et des larves d’insectes. Elle est donc omnivore. Son menu change avec son âge et les ressources de la rivière ; les jeunes consomment généralement davantage de petits animaux.

Combien de temps vit la tortue de la Mary ?

La tortue de la Mary vit plusieurs décennies, mais sa longévité maximale reste mal documentée. Les chiffres très élevés parfois diffusés ne constituent pas tous des records vérifiés. Sa croissance est lente : une femelle atteint généralement l’âge de reproduction vers 25 ans, ce qui rend la perte d’adultes particulièrement préoccupante.

Où vit la tortue de la Mary ?

La tortue de la Mary vit uniquement à l’état sauvage dans le bassin de la rivière Mary, au sud-est du Queensland, en Australie. Elle fréquente une rivière permanente avec des zones profondes et des secteurs bien oxygénés. Les femelles utilisent les berges sableuses pour pondre. Elle n’est pas présente naturellement en France.

La tortue de la Mary est-elle dangereuse ?

La tortue de la Mary ne présente pas de danger particulier lorsque vous l’observez à distance. Comme toute tortue sauvage, elle peut toutefois mordre si elle est saisie ou coincée. Ne la manipulez pas et ne la nourrissez pas. En Australie, signalez un individu blessé à un service local de secours à la faune sauvage.

Quelle taille fait la tortue de la Mary ?

La carapace d’une tortue de la Mary adulte mesure généralement entre 25 et 40 cm, les grands mâles pouvant atteindre environ 42 cm. Cette mesure n’inclut ni la tête ni la queue. Chez le mâle, la queue est particulièrement longue et peut approcher les deux tiers de la longueur de la carapace.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Où la tortue de la Mary vit-elle naturellement ?
  2. 2.Que voit-on sur sa tête lorsqu’elle semble avoir des cheveux verts ?
  3. 3.Pourquoi les populations se renouvellent-elles lentement ?

Sources

  1. UICN, Liste rouge mondiale : Elusor macrurus iucnredlist.org
  2. Gouvernement australien, Species Profile and Threats Database : Elusor macrurus, Mary River Turtle environment.gov.au
  3. Gouvernement du Queensland, informations sur les espèces menacées : Mary River turtle qld.gov.au

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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