Aller au contenu
Le tahr de l’Himalaya (Hemitragus jemlahicus)
NT
Hemitragus jemlahicus

Tahr de l’Himalaya

Hemitragus jemlahicus

Aussi appelé Jharal

Le tahr de l’Himalaya est un cousin des chèvres qui vit sur les pentes rocheuses de la haute montagne asiatique. Le mâle porte une longue crinière, particulièrement épaisse en hiver. Ses sabots l’aident à progresser sur des terrains escarpés, mais la chasse et la dégradation de son habitat lui valent un classement mondial « quasi menacé ».

Statut
Quasi menacéepopulation en baisse
Taille
Environ 90 à 140 cm de longueur tête-corps et 65 à 100 cm au garrot ; les dimensions varient selon le sexe et les sources.
Poids
Environ 60 à 100 kg pour les mâles et 30 à 60 kg pour les femelles, avec des variations selon l’âge et les populations.
Longévité
Environ 10 à 14 ans dans la nature ; jusqu’à une vingtaine d’années en captivité.
Régime
HerbivoreIl mange surtout des graminées, des plantes herbacées et des feuilles d’arbustes, selon la saison et l’altitude.
Mode de vie
Diurne, en hardes, souvent séparées selon le sexe hors reproduction
Famille
Bovidés (Bovidae), ordre des Artiodactyles (Artiodactyla)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

versants méridionaux de l’Himalaya, principalement en Inde du Nord et au Népal

Où vit le tahr de l’Himalaya ?

Il fréquente les pentes rocheuses, les prairies montagnardes et les lisières forestières de l’Himalaya, généralement entre 2 500 et 5 000 mètres d’altitude.

Principales régions : Inde, Népal.

  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le tahr de l’Himalaya ?
  2. Où vit le tahr de l’Himalaya ?
  3. Que mange le tahr de l’Himalaya ?
  4. Comment se déplace et vit-il en groupe ?
  5. Comment naissent les petits ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le tahr de l’Himalaya ?

Vous pouvez le reconnaître à son corps robuste, à ses oreilles relativement petites et à ses cornes dirigées vers l’arrière. Les mâles adultes sont nettement plus lourds que les femelles. Leur longue crinière couvre le cou, les épaules et une partie des flancs, donnant à l’avant du corps une silhouette très fournie.

Le pelage varie du brun au brun rougeâtre, avec des teintes généralement plus sombres chez les mâles adultes. Il s’épaissit pendant la saison froide, puis une partie tombe lors de la mue printanière. Les cornes, présentes chez les deux sexes, restent en place toute la vie, contrairement aux bois des cerfs.

Où vit le tahr de l’Himalaya ?

Son aire naturelle se situe dans l’Himalaya, principalement au Népal et dans le nord de l’Inde. Il utilise des pentes mêlant rochers, végétation herbacée et arbustes, souvent à proximité de falaises où il peut se réfugier. La plupart des observations concernent des altitudes comprises entre environ 2 500 et 5 000 mètres.

Au fil des saisons, les hardes peuvent changer d’altitude pour trouver de la nourriture et éviter un enneigement trop important. L’espèce a aussi été introduite loin de l’Himalaya, notamment en Nouvelle-Zélande. Ces populations ne font pas partie de son aire naturelle et peuvent endommager une végétation locale qui n’a pas évolué avec ce grand herbivore.

Que mange le tahr de l’Himalaya ?

Cet herbivore consomme des graminées, d’autres plantes herbacées et des feuilles d’arbustes. Son menu change avec la saison et les ressources disponibles sur les pentes. Pendant les périodes favorables, il exploite les jeunes pousses ; lorsque la végétation se raréfie, les parties accessibles des plantes ligneuses peuvent prendre davantage de place.

Comme les chèvres et les bovins, il rumine : après une première ingestion, une partie des aliments remonte dans la bouche pour être mâchée de nouveau. Son estomac comporte plusieurs compartiments. Des micro-organismes l’aident à dégrader les fibres végétales, notamment la cellulose que les humains ne peuvent pas digérer.

Comment se déplace et vit-il en groupe ?

Les femelles vivent généralement avec leurs jeunes, tandis que les mâles adultes forment souvent des groupes distincts en dehors de la reproduction. Les effectifs changent selon le terrain, la saison et les populations. On observe fréquemment des hardes de quelques individus à quelques dizaines, avec des rassemblements parfois plus importants.

Ses sabots possèdent un bord dur et une partie centrale plus souple, une combinaison qui facilite l’appui sur les rochers. Il se nourrit surtout pendant la journée, souvent davantage le matin et en fin d’après-midi. Entre ces périodes, les animaux se reposent et ruminent sur des emplacements où ils peuvent surveiller les alentours.

Comment naissent les petits ?

La période de reproduction se déroule généralement à l’automne ou au début de l’hiver, avec des variations régionales. Les mâles rejoignent les groupes de femelles et se disputent l’accès aux partenaires. Ils utilisent des postures d’intimidation et peuvent s’affronter avec leurs cornes, notamment lorsque deux adversaires sont de force comparable.

Après environ six à sept mois de gestation, la femelle met généralement au monde un seul petit, au printemps ou au début de l’été. Le nouveau-né devient rapidement capable de suivre sa mère sur les pentes. Il boit son lait tout en commençant progressivement à goûter la végétation ; les naissances de jumeaux sont rares.

Le saviez-vous ?

  • 1.La spectaculaire crinière du mâle varie avec les saisons : elle est plus fournie pendant les mois froids et s’allège lors de la mue.
  • 2.Les femelles portent elles aussi des cornes. Leur présence ne permet donc pas, à elle seule, de reconnaître un mâle.
  • 3.Ses sabots associent un bord résistant à une surface centrale plus souple, ce qui facilite ses déplacements sur les rochers.
  • 4.En Nouvelle-Zélande, où il a été introduit, cet herbivore fait l’objet de mesures de contrôle pour limiter les dégâts sur la végétation alpine.

Ce qui menace le tahr de l’Himalaya

  • Chasse et braconnage

    Dans son aire naturelle, la chasse pour la viande et les trophées contribue au déclin de certaines populations. Les secteurs montagneux difficiles à surveiller compliquent la lutte contre les prélèvements illégaux.

  • Pression du bétail

    Le pâturage des animaux domestiques peut réduire les ressources alimentaires disponibles. Une forte fréquentation des mêmes pentes peut aussi dégrader la végétation et perturber les hardes.

  • Dégradation de l’habitat

    L’exploitation de la végétation et les aménagements locaux peuvent diminuer la qualité ou la continuité des habitats. Les effets varient fortement d’une vallée himalayenne à l’autre.

Protéger le tahr de l’Himalaya

  • Des habitats protégésDes populations vivent dans des espaces protégés, notamment le parc national de Sagarmatha et la zone de conservation de l’Annapurna, au Népal. La protection des pentes et la surveillance de la chasse contribuent à leur conservation.
  • Un statut mondialL’UICN classe l’espèce « quasi menacée », avec une tendance à la baisse. Ce statut concerne sa situation dans l’aire naturelle et ne doit pas être confondu avec l’abondance de certaines populations introduites.
  • Gestion des introductionsEn Nouvelle-Zélande, le Department of Conservation encadre la gestion des tahrs introduits pour protéger les écosystèmes alpins. Conserver l’espèce dans l’Himalaya et limiter ses dégâts ailleurs répond à deux situations écologiques différentes.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le tahr de l’Himalaya est-il une chèvre ?

Il appartient à la famille des Bovidés et au groupe des Caprinés, comme les chèvres, les bouquetins et les moutons. Il constitue toutefois une espèce distincte, Hemitragus jemlahicus. Les grandes chèvres domestiques peuvent donner une idée de sa hauteur, mais le mâle possède une crinière beaucoup plus développée.

Est-il menacé de disparition ?

L’UICN le classe « quasi menacé », et sa population naturelle tend à diminuer. Il n’appartient donc pas actuellement aux catégories « vulnérable », « en danger » ou « en danger critique ». La chasse et la dégradation de son habitat restent des raisons de surveiller ses populations et de protéger leurs territoires.

Pourquoi trouve-t-on des tahrs en Nouvelle-Zélande ?

Des humains les y ont introduits, puis ils se sont reproduits à l’état sauvage. La Nouvelle-Zélande ne fait pas partie de leur aire naturelle. Leur consommation de plantes peut abîmer la végétation alpine locale, ce qui explique les mesures de contrôle, malgré leur statut de conservation préoccupant dans l’Himalaya.

Comment tient-il sur des pentes aussi raides ?

Ses sabots fendus lui permettent d’ajuster ses appuis sur les irrégularités du terrain. Leur bord dur et leur partie centrale plus souple facilitent l’adhérence. Il choisit aussi ses passages grâce à son expérience du relief ; une falaise reste néanmoins un milieu où une chute est possible.

Peut-on lui donner du pain pendant une randonnée ?

Ne lui donnez ni pain ni autre nourriture. Cet herbivore trouve normalement son alimentation dans la végétation montagnarde, et le nourrissage peut l’habituer à s’approcher des visiteurs. Gardez vos provisions dans votre sac, observez-le à distance et laissez-lui un passage libre pour s’éloigner.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel est le régime alimentaire du tahr de l’Himalaya ?
  2. 2.Quel signe distingue souvent un mâle adulte ?
  3. 3.Où se situe son aire naturelle principale ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Hemitragus jemlahicus iucnredlist.org
  2. Université du Michigan, Animal Diversity Web : Hemitragus jemlahicus animaldiversity.org
  3. Department of Conservation de Nouvelle-Zélande, Himalayan tahr doc.govt.nz
  4. Wikipédia, Jharal fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches