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Le tur du Caucase oriental (Capra cylindricornis)
NT
Capra cylindricornis

Tur du Caucase oriental

Capra cylindricornis

Aussi appelé Bouquetin du Caucase oriental, tur oriental

Le tur du Caucase oriental est un bouquetin sauvage des montagnes du Grand Caucase, reconnaissable à ses cornes annelées et presque cylindriques. Il vit surtout en Russie, en Géorgie et en Azerbaïdjan, sur des pentes rocheuses difficiles d’accès. L’UICN le classe dans la catégorie « quasi menacé », car ses effectifs subissent encore la chasse et la dégradation de son habitat.

Statut
Quasi menacéepopulation en baisse
Taille
Environ 130 à 165 cm de longueur corporelle, avec une hauteur au garrot de 75 à 105 cm
Poids
Environ 35 à 50 kg pour les femelles et 65 à 100 kg pour les mâles
Longévité
Environ 10 à 15 ans dans la nature ; la longévité en parc zoologique est peu documentée
Régime
HerbivoreIl broute les herbes, les plantes à fleurs, les feuilles, les pousses et parfois les lichens selon la saison.
Mode de vie
Diurne, femelles en groupes, mâles souvent séparés
Famille
Bovidés (Bovidae), ordre des Artiodactyles (Artiodactyla)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Versant oriental du Grand Caucase

Où vit le tur du Caucase oriental ?

Il fréquente les pentes rocheuses, les prairies alpines et les versants boisés du Grand Caucase, généralement entre 800 et 4 000 mètres d’altitude.

Principales régions : Russie, Géorgie, Azerbaïdjan.

  • Asie
  • Europe
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le tur du Caucase oriental ?
  2. Où vit le tur du Caucase oriental ?
  3. Que mange le tur du Caucase oriental ?
  4. Comment vit le tur du Caucase oriental ?
  5. Comment se reproduit le tur du Caucase oriental ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le tur du Caucase oriental ?

Son corps est trapu, porté par des pattes solides terminées par des sabots très durs. Le pelage varie du brun grisâtre au brun roux selon la saison et l’âge. Le ventre et les parties intérieures des pattes sont souvent plus clairs. Le mâle adulte possède une barbe courte sous le menton.

Les deux sexes portent des cornes, mais celles des mâles sont beaucoup plus épaisses et plus longues. Elles partent vers l’arrière et s’écartent légèrement avant de remonter. Des anneaux de croissance marquent leur surface. Chez les femelles, elles restent plus fines et atteignent une longueur plus modeste.

Il se distingue des autres bouquetins du Caucase par la forme cylindrique de ses cornes et par son aire orientale. Les différences avec le tur du Caucase occidental concernent aussi la courbure des cornes et certains détails de la robe.

Où vit le tur du Caucase oriental ?

Cette espèce occupe les montagnes du versant oriental du Grand Caucase, entre le sud de la Russie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan. Elle utilise des falaises, des éboulis, des ravins et des prairies d’altitude. Les secteurs rocheux lui servent de refuge lorsqu’elle est dérangée.

L’altitude change selon la saison. En été, les animaux montent vers les pelouses alpines fraîches, parfois près de 4 000 mètres. En hiver, la neige les pousse vers des pentes moins élevées, souvent exposées au soleil et proches de zones boisées.

Le tur du Caucase oriental n’est pas présent naturellement en France. Il n’existe donc ni population sauvage française, ni statut dans la Liste rouge nationale des mammifères, ni observation à rechercher dans les Alpes ou les Pyrénées. Un individu aperçu en montagne française serait très probablement un autre bouquetin.

Que mange le tur du Caucase oriental ?

Il mange surtout des herbes et des plantes basses des prairies de montagne. Au printemps et en été, il profite des jeunes pousses et des plantes à fleurs, plus riches en eau et en éléments nutritifs. Sa lèvre mobile lui permet de sélectionner les végétaux entre les pierres.

Lorsque l’hiver réduit la végétation, il consomme des feuilles, des rameaux, des bourgeons et parfois des lichens. Il peut aussi gratter la neige avec ses sabots pour atteindre une touffe d’herbe. Comme les autres ruminants, il régurgite une partie de sa nourriture pour la mâcher de nouveau.

Il passe généralement plusieurs périodes de la journée à se nourrir, séparées par des moments de repos et de rumination. Les pâturages d’altitude sont particulièrement importants pour les femelles qui allaitent et pour les jeunes en croissance.

Comment vit le tur du Caucase oriental ?

Les femelles et les jeunes se déplacent en petits groupes, dont la taille varie selon la saison et la quantité de nourriture. Les mâles adultes vivent souvent seuls ou en groupes de célibataires. Ils rejoignent les femelles pendant la période de reproduction.

Son agilité vient de sabots adaptés à la montagne. Une partie souple sous le pied améliore l’adhérence sur la roche, tandis que le bord dur du sabot prend appui sur de petites aspérités. Il peut ainsi traverser des pentes où un humain aurait besoin de matériel d’escalade.

Le principal moyen de défense consiste à gagner une pente raide ou une falaise. Les jeunes restent près de leur mère, qui les alerte par sa posture et ses appels. L’espèce est surtout active pendant la journée, avec davantage de déplacements le matin et en fin d’après-midi.

Comment se reproduit le tur du Caucase oriental ?

La période de reproduction se déroule généralement à la fin de l’automne et au début de l’hiver. Les mâles se rapprochent alors des groupes de femelles et peuvent se livrer à des affrontements en se heurtant les cornes. La taille des cornes et la force physique influencent l’issue de ces combats.

La gestation dure environ cinq mois. La femelle met le plus souvent bas un seul chevreau au printemps ou au début de l’été, lorsque les plantes sont abondantes. Elle choisit un endroit abrité dans une pente rocheuse pour la naissance.

Le jeune se lève rapidement après sa naissance et suit sa mère sur les pentes. Il commence à goûter des végétaux tout en tétant encore. Les jeunes femelles peuvent se reproduire plus tôt que les mâles, mais l’âge exact dépend de leur croissance et des conditions locales.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ses cornes poussent chaque année, et les anneaux permettent d’estimer son âge, même si cette méthode devient moins précise chez les adultes âgés.
  • 2.Les sabots possèdent une partie souple qui agit comme une semelle adhérente sur la roche et les éboulis.
  • 3.Les mâles adultes peuvent peser environ deux fois plus que les femelles, selon leur âge et les conditions de nourriture.
  • 4.En hiver, certains individus descendent de plusieurs centaines de mètres pour trouver des pentes moins enneigées et mieux exposées au soleil.

Ce qui menace le tur du Caucase oriental

  • Chasse illégale

    Le braconnage et la chasse mal contrôlée peuvent réduire rapidement des populations isolées, car l’espèce occupe une aire limitée et fragmentée.

  • Pâturage concurrent

    Les troupeaux domestiques utilisent parfois les mêmes prairies d’altitude. La concurrence pour l’herbe et le dérangement sont plus marqués dans les secteurs fréquentés.

  • Habitat fragmenté

    Les routes, les aménagements et certaines activités humaines séparent les groupes et compliquent leurs déplacements entre les massifs.

  • Changements du climat

    La modification de l’enneigement et de la végétation de montagne peut déplacer les ressources alimentaires et réduire les refuges disponibles.

Protéger le tur du Caucase oriental

  • Aires protégéesDes populations vivent dans des espaces protégés du Caucase, notamment la réserve naturelle de Tlyaratinsky en Russie et la réserve d’État de Zaqatala en Azerbaïdjan. La surveillance de la chasse y est particulièrement importante.
  • Commerce surveilléL’espèce figure à l’annexe II de la CITES, qui soumet le commerce international de spécimens et de produits à des contrôles. Cette règle ne remplace pas les protections nationales contre le braconnage.
  • Suivi des populationsLes gestionnaires suivent les effectifs, les déplacements et la pression du pâturage afin d’adapter les règles de chasse, de protéger les couloirs de montagne et de limiter les dérangements.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le tur du Caucase oriental ?

Le tur du Caucase oriental mange surtout des herbes, des plantes basses et des feuilles. Au printemps et en été, il broute les jeunes pousses et les plantes à fleurs des prairies alpines. En hiver, il complète son alimentation avec des rameaux, des bourgeons et parfois des lichens.

Combien de temps vit le tur du Caucase oriental ?

Le tur du Caucase oriental vit généralement environ 10 à 15 ans dans la nature. Sa longévité dépend de la nourriture, des maladies, des hivers et de la chasse. Les données disponibles sur sa durée de vie en parc zoologique sont trop limitées pour donner une fourchette fiable.

Où vit le tur du Caucase oriental ?

Le tur du Caucase oriental vit dans le Grand Caucase, surtout en Russie, en Géorgie et en Azerbaïdjan. Il fréquente les falaises, les éboulis et les prairies de montagne, de moins de 1 000 mètres en hiver jusqu’à près de 4 000 mètres en été.

Le tur du Caucase oriental est-il dangereux ?

Le tur du Caucase oriental évite généralement les humains et ne cherche pas le contact. Un mâle peut toutefois charger s’il est acculé, surtout pendant le rut. Il faut rester à distance, ne jamais tenter de le nourrir et ne pas approcher un jeune isolé.

Quelle taille fait le tur du Caucase oriental ?

Le tur du Caucase oriental mesure environ 130 à 165 cm de long et 75 à 105 cm au garrot. Les mâles sont plus grands et plus lourds que les femelles : ils pèsent souvent 65 à 100 kg, contre environ 35 à 50 kg pour les femelles.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région du monde vit naturellement le tur du Caucase oriental ?
  2. 2.Quel aliment fait principalement partie du régime du tur du Caucase oriental ?
  3. 3.À quoi reconnaît-on surtout un mâle adulte ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. Mammal Diversity Database, American Society of Mammalogists

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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