

Marmotte de Vancouver
Marmota vancouverensis
Aussi appelé marmotte de l’île de Vancouver
La marmotte de Vancouver est un rongeur endémique de l’île de Vancouver, au Canada. Elle vit dans des prairies alpines isolées, où elle se nourrit de plantes et passe une grande partie de l’année en hibernation. Classée en danger par l’UICN, elle bénéficie d’un programme de conservation associant protection des habitats, élevage et réintroductions.
- Statut
- En dangerpopulation en hausse
- Taille
- Environ 50 à 70 cm pour le corps, avec une queue de 15 à 25 cm
- Poids
- Environ 3,5 à 7 kg, les mâles étant souvent plus lourds que les femelles avant l’hibernation
- Longévité
- Environ 10 ans dans la nature ; la longévité en parc zoologique est moins bien documentée
- Régime
- HerbivoreElle mange surtout des graminées, des plantes herbacées, des fleurs, des feuilles et parfois des racines.
- Mode de vie
- Diurne, en groupes familiaux autour d’un terrier
- Famille
- Sciuridés (Sciuridae), ordre des Rongeurs (Rodentia)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit la marmotte de Vancouver ?
Elle fréquente les prairies alpines, les pentes rocheuses et les clairières de haute montagne de l’île de Vancouver, généralement entre 900 et 1 500 m d’altitude.
Principales régions : Canada, Colombie-Britannique.
- Amérique du Nord et centrale
Environ 200 à 300 individus sauvages selon les suivis récents, avec des variations selon les années et les méthodes. L’UICN indiquait auparavant environ 90 à 130 individus matures.
Sommaire11 parties
Comment reconnaître la marmotte de Vancouver ?
Cette marmotte possède un corps trapu, de petites oreilles arrondies et une queue touffue. Son pelage est généralement brun chocolat à brun noirâtre, avec des zones plus claires sur le museau, la tête ou le cou. Les jeunes ont parfois une coloration plus uniforme que les adultes.
Elle mesure environ 50 à 70 cm pour le corps et pèse souvent entre 3,5 et 7 kg. Avant l’hibernation, elle accumule des réserves qui peuvent presque doubler son poids observé au printemps. Ses pattes robustes et ses longues griffes l’aident à creuser et à se déplacer sur les pentes rocheuses.
Où vit la marmotte de Vancouver ?
L’espèce est endémique de l’île de Vancouver, ce qui signifie qu’elle ne vit naturellement nulle part ailleurs dans le monde. Elle occupe des prairies alpines, des éboulis et des clairières entourées de forêts de conifères, principalement dans les montagnes du centre et du sud de l’île.
Les colonies sont souvent séparées les unes des autres par des forêts denses, des vallées ou des zones aménagées. Cette fragmentation rend les déplacements difficiles et peut isoler les petits groupes. Des aires protégées comme le parc provincial Strathcona et la réserve écologique de Haley Lake abritent une partie de son habitat.
Que mange la marmotte de Vancouver ?
Elle broute des plantes de montagne pendant la courte saison sans neige. Son menu comprend des graminées, des feuilles, des tiges, des fleurs et parfois des racines. Elle sélectionne les végétaux disponibles autour du terrier, ce qui lui permet de limiter les déplacements lorsqu’un prédateur est proche.
Avant l’hiver, elle mange davantage afin de constituer une réserve de graisse. Elle ne stocke pas de grandes réserves de végétaux dans son terrier. Cette graisse lui fournit l’énergie nécessaire pendant l’hibernation, lorsque sa température corporelle, sa respiration et son rythme cardiaque diminuent fortement.
Comment vit la marmotte de Vancouver ?
La marmotte de Vancouver est active pendant la journée, surtout lorsque le temps est assez chaud. Elle se repose sur des rochers, se nourrit près de son terrier et émet des cris d’alarme lorsqu’un aigle, un coyote ou un autre prédateur approche. Plusieurs individus peuvent surveiller les environs depuis un point élevé.
Elle vit en groupes familiaux, avec des adultes et des jeunes partageant parfois un même secteur de terriers. L’hibernation commence généralement à la fin de l’été ou en automne et dure environ sept mois, selon l’altitude et l’enneigement. Les individus ressortent lorsque la végétation réapparaît au printemps.
Comment se reproduit la marmotte de Vancouver ?
Les accouplements ont lieu peu après la sortie d’hibernation, au printemps. Après une gestation d’environ un mois, la femelle donne naissance à une portée généralement composée de trois à cinq petits. Les nouveau-nés restent d’abord dans le terrier, où ils sont protégés et allaités.
Les jeunes commencent à sortir après plusieurs semaines et restent près de leur mère pendant la saison chaude. Ils doivent grandir rapidement avant le retour de la neige. Une femelle ne se reproduit pas forcément chaque année, et les jeunes atteignent leur maturité sexuelle vers l’âge de deux ans.
Le saviez-vous ?
- 1.La marmotte de Vancouver est le seul mammifère terrestre endémique de l’île de Vancouver.
- 2.Pendant l’hibernation, sa température corporelle peut descendre jusqu’à quelques degrés au-dessus de zéro.
- 3.Les jeunes naissent dans un terrier et passent leurs premières semaines à l’abri, sans sortir à l’air libre.
- 4.Le programme de conservation a permis de relâcher des marmottes élevées en captivité dans plusieurs secteurs de l’île.
Ce qui menace la marmotte de Vancouver
Habitat fragmenté
Les routes, les aménagements et l’expansion de la forêt réduisent les prairies alpines disponibles et séparent les colonies. Les petits groupes isolés sont plus vulnérables aux accidents, aux maladies et au manque de partenaires.
Prédateurs favorisés
La modification des paysages peut faciliter l’accès de prédateurs comme les coyotes et les aigles. Les changements de végétation liés au climat peuvent aussi réduire la durée de la saison où les marmottes se nourrissent.
Effectifs faibles
Même après une remontée récente, l’espèce compte peu d’individus répartis dans des colonies parfois éloignées. Un hiver difficile ou la disparition d’une colonie peut donc avoir des conséquences importantes.
Protéger la marmotte de Vancouver
- Protection canadienneLa marmotte de Vancouver est protégée au Canada par la Loi sur les espèces en péril et par les règles de la Colombie-Britannique. Son habitat comprend notamment le parc provincial Strathcona et la réserve écologique de Haley Lake.
- Élevage et relâchersLa Marmot Recovery Foundation coordonne un programme d’élevage, de suivi et de réintroduction. Des individus nés en captivité sont relâchés dans des secteurs adaptés afin de renforcer ou de recréer des colonies sauvages.
Questions fréquentes
La marmotte de Vancouver vit-elle en France ?
Non. Elle est naturellement limitée à l’île de Vancouver, au Canada. Quelques zoos ou centres spécialisés peuvent éventuellement en présenter, mais elle n’est pas une espèce domestique et ne doit pas être détenue par des particuliers.
Pourquoi est-elle classée en danger ?
L’UICN la classe en danger, ou EN. Ses populations sont peu nombreuses, séparées les unes des autres et dépendantes de prairies alpines limitées. La protection de l’habitat, l’élevage et les réintroductions ont cependant contribué à une amélioration récente des effectifs.
Combien de temps dort-elle en hiver ?
Elle peut hiberner environ sept mois, parfois davantage selon l’altitude et l’enneigement. Durant cette période, elle reste dans un terrier et vit sur les réserves de graisse accumulées pendant la belle saison.
Est-elle dangereuse pour l’être humain ?
Elle évite généralement les humains et ne cherche pas le contact. Comme tout animal sauvage, elle peut mordre si elle est saisie ou coincée. Il faut l’observer à distance et ne jamais tenter de la nourrir ou de la toucher.
Peut-on adopter une marmotte de Vancouver ?
Non. Cette espèce sauvage et protégée n’est pas un animal de compagnie. Elle a besoin de grands espaces alpins, d’un régime naturel et d’une longue hibernation. Les individus élevés dans les programmes de conservation sont destinés à être suivis ou réintroduits.
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Pour aller plus loin
Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Gouvernement du Canada, Registre public des espèces en péril
- Marmot Recovery Foundation, Vancouver Island Marmot marmots.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer
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