
Lama
Lama glama
Avec son long cou et ses oreilles recourbées, le lama accompagne les habitants des Andes depuis plusieurs millénaires. Ce camélidé domestique fournit notamment une fibre textile et transporte des charges sur les sentiers de montagne. Aujourd’hui élevé aussi en France, il dépend des soins humains et ne reçoit pas de catégorie de menace pour une population sauvage dans cette fiche.
- Statut
- Espèce domestique
- Taille
- Environ 90 à 120 cm de hauteur au garrot, et 150 à 180 cm jusqu’au sommet de la tête.
- Poids
- Environ 100 à 180 kg à l’âge adulte, avec des variations selon le sexe, la lignée et l’élevage.
- Longévité
- Généralement 15 à 20 ans en élevage, parfois davantage ; il n’existe pas de population sauvage de référence.
- Régime
- HerbivoreIl mange surtout des graminées et du foin, ainsi que des feuilles et d’autres plantes selon les pâturages.
- Mode de vie
- Diurne, en groupes avec une hiérarchie
- Famille
- Camélidés (Camelidae), ordre des Artiodactyles (Artiodactyla)
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit le lama ?
Il fréquente les pâturages d’élevage, notamment les hauts plateaux andins, souvent entre 2 500 et 4 500 mètres d’altitude.
Principales régions : Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Équateur, France, États-Unis, Australie.
- Amérique du Sud
- Europe
- Amérique du Nord et centrale
- Océanie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le lama ?
Le lama possède un long cou, une petite tête et de grandes oreilles dont les extrémités se courbent vers l’intérieur. Son dos atteint généralement 90 à 120 cm au niveau des épaules. Sa robe peut être blanche, brune, noire, grise ou présenter plusieurs couleurs, car les éleveurs ont sélectionné des lignées très variées.
Chaque pied porte deux doigts munis d’ongles et repose sur un coussinet souple. Cette structure aide à marcher sur les terrains irréguliers. Pour le distinguer d’un alpaga, regardez surtout sa taille plus élevée, son museau plus allongé et ses oreilles recourbées : l’alpaga possède généralement des oreilles plus courtes et droites.
Où vit le lama ?
Son berceau se situe dans les Andes centrales, particulièrement au Pérou et en Bolivie. Les troupeaux y pâturent dans des paysages ouverts, souvent à plusieurs milliers de mètres d’altitude. Issu de la domestication du guanaco, il accompagne les sociétés andines depuis plusieurs millénaires, notamment pour le transport de marchandises et la production de fibres textiles.
En France, des lamas vivent dans des élevages, des fermes pédagogiques et certains parcs animaliers, sans constituer une population sauvage établie. Vous pouvez les observer toute l’année lorsque ces lieux sont ouverts au public. L’espèce domestique n’a pas de catégorie de menace dans les listes rouges françaises de la faune sauvage et n’est pas une espèce sauvage protégée à ce titre.
Que mange le lama ?
L’herbe et les autres plantes des pâturages constituent la base de son alimentation. Lorsque l’herbe manque, les soigneurs distribuent du foin adapté. Ses lèvres mobiles l’aident à choisir les végétaux, tandis que ses incisives inférieures coupent la nourriture contre une surface ferme de la mâchoire supérieure, appelée bourrelet dentaire.
Son estomac comporte trois compartiments. Après avoir avalé des végétaux, il peut les faire remonter dans sa bouche pour les mâcher de nouveau : c’est la rumination. Des microbes participent ensuite à leur digestion. En élevage, il doit disposer d’eau propre en permanence ; les compléments éventuels dépendent du pâturage, de son âge et de son état de santé.
Comment vit le lama en groupe ?
Le lama est un animal social qui échange des informations par la position des oreilles, la posture du corps et différentes vocalisations. Vous entendrez parfois un léger murmure, notamment entre une mère et son petit. Les relations entre individus forment une hiérarchie, et les mâles peuvent se battre à coups de poitrine, de morsures ou de coups de pied.
Le crachat intervient surtout lors de conflits entre congénères, par exemple autour de la nourriture. Un animal inquiet ou mal habitué aux humains peut aussi viser une personne. Gardez vos distances s’il rabat les oreilles et se tend. Bien éduqué, il peut marcher en longe et porter une charge adaptée à son gabarit, à sa condition physique et au trajet.
Comment naissent les petits du lama ?
Chez la femelle, l’accouplement déclenche généralement l’ovulation, c’est-à-dire la libération d’un ovule. La gestation dure environ 340 à 360 jours, avec des variations individuelles. Une portée comprend habituellement un seul petit ; les naissances de jumeaux sont rares. La mise bas se produit le plus souvent pendant la journée.
Le nouveau-né, souvent appelé cria dans les élevages, pèse généralement autour de 8 à 15 kg. Il se lève et cherche à téter dans les premières heures. Le premier lait maternel lui apporte notamment des anticorps. Il commence ensuite à goûter les végétaux tout en continuant à téter, puis le sevrage intervient souvent vers cinq à six mois, selon la conduite de l’élevage.
Le saviez-vous ?
- 1.Le lama et le dromadaire appartiennent à la même famille, les camélidés. Leurs pieds possèdent deux doigts et des coussinets, mais le lama n’a aucune bosse.
- 2.Le crachat peut contenir des matières provenant de l’estomac. Cette projection sert surtout à faire reculer un congénère pendant un désaccord.
- 3.Les troupeaux utilisent souvent des endroits communs pour déposer leurs crottes. Ces zones concentrées sont appelées des latrines.
- 4.Dans les Andes, les crottes séchées des camélidés peuvent servir de combustible, notamment dans les régions d’altitude où le bois est rare.
Ce qui menace le lama
Parasites et maladies
En élevage, les parasites digestifs et certaines maladies peuvent entraîner un amaigrissement ou une baisse d’activité. Leur prévention repose sur un suivi vétérinaire et une gestion des pâtures adaptée au troupeau.
Chaleur et alimentation
Une chaleur élevée, surtout avec une toison épaisse, peut provoquer un stress thermique. Une nourriture trop riche, des changements brusques de ration ou des végétaux toxiques exposent aussi l’animal à des troubles de santé.
Isolement et mauvais traitements
La vie solitaire prolongée compromet les besoins sociaux de ce camélidé. Des charges excessives, un équipement mal ajusté ou une manipulation brutale peuvent causer des blessures.
Protéger le lama
- Un statut domestiqueLe lama n’est pas une espèce sauvage menacée faisant l’objet d’un programme de réintroduction. Lama glama n’est pas inscrit aux annexes de la CITES, contrairement à certains camélidés sauvages.
- Des élevages responsablesEn France, les règles générales de protection des animaux détenus imposent des conditions compatibles avec leurs besoins biologiques. La vie avec des congénères compatibles, un abri, une alimentation adaptée et des soins vétérinaires contribuent à leur bien-être.
- Les savoir-faire andinsLa FAO a consacré l’Année internationale des camélidés 2024 à leur rôle dans les moyens de subsistance de nombreuses communautés. Pour le lama, maintenir des élevages adaptés aux milieux andins contribue aussi à conserver des savoir-faire pastoraux.
Questions fréquentes
Pourquoi le lama crache-t-il ?
Il crache surtout pour régler un conflit avec un autre lama, par exemple pour éloigner un concurrent de la nourriture. Le crachat peut contenir des matières issues de l’estomac. S’il rabat les oreilles et raidit son corps devant vous, reculez calmement et laissez le soigneur intervenir.
Quelle différence entre un lama et un alpaga ?
Le lama est généralement plus grand et plus lourd, avec un museau allongé et des oreilles recourbées. L’alpaga a souvent une silhouette plus compacte et des oreilles plus courtes. Le premier a notamment été sélectionné pour porter des charges, tandis que le second est principalement élevé pour sa fibre textile.
Peut-on avoir un lama chez soi en France ?
Des particuliers en élèvent, mais un jardin ordinaire ne suffit généralement pas. Il faut une surface de pâturage adaptée, des clôtures, un abri et des congénères compatibles. Avant toute acquisition, vérifiez les obligations de détention auprès des services compétents et trouvez un vétérinaire qui prend en charge les camélidés.
Peut-on monter sur un lama ?
Il est surtout utilisé comme animal de bât, pour porter des bagages avec un équipement adapté. Son gabarit ne permet pas de le traiter comme un cheval de selle. Pour une randonnée accompagnée, suivez les limites fixées par l’éleveur selon l’âge, la santé, le poids de l’animal et les difficultés du parcours.
Que faire si un lama semble malade ?
Un refus de manger, un isolement inhabituel ou une baisse nette d’activité justifient un appel au vétérinaire dans la journée. S’il respire difficilement, reste couché sans pouvoir se relever ou présente un ventre fortement gonflé, appelez immédiatement le vétérinaire ou, la nuit, le service de garde vétérinaire. Ne donnez aucun médicament sans consigne.
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Autour de cet animal
Pour aller plus loin
Sources
- Animal Diversity Web, University of Michigan, Lama glama animaldiversity.org
- San Diego Zoo Wildlife Alliance, Llama animals.sandiegozoo.org
- FAO, Année internationale des camélidés 2024 fao.org
- Wikipédia, Lama (animal) fr.wikipedia.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer






