
Guanaco
Lama guanicoe
Aussi appelé huanaco
Le guanaco est un camélidé sauvage d’Amérique du Sud, proche parent du lama domestique. Il vit surtout dans les steppes de Patagonie et les hauts plateaux des Andes, où il supporte le froid, le vent et la sécheresse. L’espèce est classée « préoccupation mineure » à l’échelle mondiale, mais ses effectifs diminuent dans plusieurs régions.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation en baisse
- Taille
- 210 à 230 cm de longueur corporelle, avec une hauteur au garrot de 100 à 120 cm et une queue de 15 à 25 cm
- Poids
- 90 à 140 kg, les mâles étant généralement plus lourds que les femelles
- Longévité
- Environ 15 à 20 ans dans la nature, parfois jusqu’à 25 ans en captivité
- Régime
- HerbivoreIl broute des graminées, des herbes, des feuilles d’arbustes et parfois des plantes adaptées aux milieux secs.
- Mode de vie
- Diurne, en groupes familiaux de 5 à 15 individus
- Famille
- Camélidés (Camelidae), ordre des Artiodactyles (Artiodactyla)
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Où vit le guanaco ?
Il fréquente les steppes, les prairies sèches, les déserts froids et les pentes andines, du niveau de la mer jusqu’à environ 4 500 mètres d’altitude.
Principales régions : Argentine, Bolivie, Chili, Paraguay, Pérou.
- Amérique du Sud
Environ 600 000 individus sauvages selon les estimations reprises par l’UICN, avec des écarts selon les pays et les méthodes de comptage.
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le guanaco ?
Le guanaco possède un corps élancé, de longues pattes et un cou allongé. Son pelage varie du brun roux au beige selon les régions. Le ventre, l’intérieur des pattes et la base du cou sont généralement plus clairs. Ses oreilles droites et sa queue courte permettent de le distinguer d’un cheval ou d’un cerf à distance.
Sa tête rappelle celle du lama, avec un museau fin et des lèvres très mobiles qui lui servent à saisir les herbes. Le guanaco mesure environ 1 mètre à 1,20 mètre au garrot. La vigogne, autre camélidé sauvage des Andes, est plus petite et plus légère, avec un pelage souvent plus fin.
Les jeunes, appelés chulengos dans plusieurs régions d’Amérique du Sud, naissent avec une fourrure déjà épaisse. Cette toison les protège du froid nocturne, fréquent dans les steppes et les hauts plateaux.
Où vit le guanaco ?
L’aire naturelle s’étend de la côte pacifique et des Andes jusqu’aux plaines de Patagonie. Les plus grandes populations se trouvent en Argentine et au Chili. Quelques groupes vivent aussi en Bolivie, au Pérou et au Paraguay, dans des milieux plus secs du Chaco.
Il occupe des steppes ouvertes, des prairies d’altitude, des pentes rocheuses et des déserts froids. Certaines populations vivent presque au niveau de la mer, tandis que d’autres montent à environ 4 500 mètres. Cette amplitude montre sa grande capacité d’adaptation à la raréfaction de l’oxygène et de l’eau.
Le guanaco recherche les secteurs offrant à la fois de la végétation, des points d’eau et une bonne visibilité. Dans les régions où l’élevage est présent, la concurrence avec les moutons peut réduire l’accès aux pâturages.
Que mange le guanaco ?
Le guanaco est herbivore et se nourrit surtout de graminées, de plantes herbacées et de feuilles d’arbustes. Dans les zones arides, il consomme aussi des végétaux coriaces et des plantes contenant peu d’eau. Il peut parcourir de longues distances pour trouver une végétation suffisante.
Comme les autres camélidés, il possède un système digestif adapté à des aliments pauvres et fibreux. Il avale d’abord sa nourriture, puis la régurgite pour la mâcher de nouveau. Cette rumination permet de récupérer davantage de nutriments dans les herbes sèches.
Ses lèvres souples l’aident à sélectionner les parties les plus nutritives sans arracher toute la plante. Il peut ainsi exploiter des pâturages où d’autres grands herbivores trouvent moins de nourriture.
Comment vit le guanaco ?
Le guanaco est surtout actif pendant la journée. Les femelles, les jeunes et un mâle adulte forment souvent un groupe familial de quelques individus à une quinzaine. Le mâle surveille un territoire et avertit ses congénères lorsqu’un danger approche.
Les mâles célibataires vivent fréquemment en groupes distincts. D’autres mâles adultes restent seuls lorsqu’ils défendent un territoire. En cas de menace, les guanacos courent rapidement et peuvent atteindre environ 60 kilomètres par heure sur une courte distance.
La communication repose sur des cris, des postures et des mouvements de la tête. Un guanaco qui repère un prédateur peut alerter le groupe par un appel aigu. Il utilise aussi des tas de crottes communs, qui servent probablement de repères sociaux et territoriaux.
Comment se reproduit le guanaco ?
La période de reproduction se situe généralement pendant l’été austral, entre novembre et février, avec des variations selon la latitude. Les mâles défendent les femelles d’un groupe et peuvent se livrer à des affrontements en se mordant ou en se donnant des coups de poitrine.
La gestation dure environ onze mois. La femelle met habituellement au monde un seul petit, qui peut se tenir debout et suivre le groupe peu après sa naissance. Cette capacité réduit le temps pendant lequel le jeune reste vulnérable dans un espace ouvert.
Le petit tète pendant plusieurs mois, tout en goûtant progressivement les végétaux. Il devient plus autonome avant l’âge d’un an. Les femelles peuvent se reproduire chaque année lorsque les ressources alimentaires sont suffisantes.
Le saviez-vous ?
- 1.Le guanaco peut vivre à environ 4 500 mètres d’altitude, là où l’air contient nettement moins d’oxygène qu’au niveau de la mer.
- 2.Ses narines peuvent se fermer partiellement pour limiter l’entrée de poussière pendant les tempêtes sèches et venteuses.
- 3.Les femelles d’un groupe mettent souvent bas à une période proche, ce qui facilite la surveillance collective des jeunes.
- 4.Le guanaco est l’ancêtre sauvage du lama domestique, sélectionné par les populations andines il y a plusieurs milliers d’années.
Ce qui menace le guanaco
Perte des pâturages
La conversion des steppes en terres agricoles et la concurrence avec les troupeaux domestiques réduisent les ressources disponibles dans plusieurs régions.
Chasse illégale
La chasse non contrôlée peut toucher les populations locales, notamment pour la viande et la fibre. Les clôtures et les routes augmentent aussi les risques de blessures et de collisions.
Climat plus sec
Les sécheresses prolongées et les changements de végétation peuvent diminuer l’accès à l’eau et aux plantes dont dépendent les groupes familiaux.
Protéger le guanaco
- Protection internationaleLe guanaco est classé en annexe II de la CITES, ce qui encadre le commerce international de l’espèce et de ses produits. Sa gestion dépend aussi des législations de l’Argentine, du Chili, de la Bolivie, du Pérou et du Paraguay.
- Aires protégéesDes populations vivent dans des espaces protégés comme le parc national Torres del Paine au Chili et le parc national Los Glaciares en Argentine. Le suivi des effectifs et la limitation de la chasse y contribuent à sa conservation.
- Gestion des territoiresLa conservation passe par le maintien des steppes, l’aménagement de clôtures plus franchissables et la réduction des conflits avec l’élevage. Dans certaines régions, la récolte de fibre fait l’objet de règles spécifiques.
Questions fréquentes
Le guanaco est-il le parent sauvage du lama ?
Oui. Le lama domestique descend principalement du guanaco, qui a été domestiqué par les populations andines il y a plusieurs milliers d’années. L’alpaga est généralement rattaché à la vigogne, même si les croisements entre camélidés domestiques ont aussi existé.
Quelle différence y a-t-il entre un guanaco et une vigogne ?
Le guanaco est plus grand et plus robuste. Il pèse souvent 90 à 140 kg, tandis que la vigogne dépasse rarement 50 kg. La vigogne vit surtout sur les hauts plateaux andins et possède une fibre particulièrement fine.
Le guanaco crache-t-il comme un lama ?
Il peut cracher, surtout lors d’un conflit ou pour repousser un congénère, mais ce comportement reste surtout dirigé vers d’autres guanacos. Il utilise davantage les postures, les cris et la fuite pour éviter un danger.
Peut-on observer des guanacos en France ?
Il n’existe pas de population sauvage de guanacos en France. Des animaux peuvent être présentés dans certains parcs zoologiques, selon les établissements. Dans ce cas, observez-les sans les nourrir et respectez les consignes du lieu.
Le guanaco est-il menacé d’extinction ?
À l’échelle mondiale, l’UICN le classe en préoccupation mineure. Cette catégorie ne signifie pas que toutes les populations vont bien : plusieurs groupes locaux diminuent à cause de la chasse, de la perte d’habitat, des clôtures et de la concurrence avec l’élevage.
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Pour aller plus loin
Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Smithsonian’s National Zoo, Guanaco nationalzoo.si.edu
- Administración de Parques Nacionales d’Argentine argentina.gob.ar
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer






