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Le dugong (Dugong dugon)
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Dugong dugon

Dugong

Dugong dugon

Aussi appelé vache marine

Le dugong est un mammifère marin herbivore qui vit près des côtes tropicales de l’océan Indien et du Pacifique occidental. Il broute les herbiers marins avec une grande précision et remonte respirer régulièrement à la surface. L’espèce est classée vulnérable par l’UICN, car ses habitats côtiers régressent et les captures accidentelles restent préoccupantes.

Statut
Vulnérablepopulation en baisse
Taille
environ 2,4 à 3 mètres de longueur corporelle, avec de rares individus approchant 4 mètres
Poids
environ 250 à 420 kilogrammes chez l’adulte, avec des individus parfois plus lourds
Longévité
jusqu’à environ 70 ans dans la nature ; la longévité en parc zoologique est moins bien documentée
Régime
HerbivoreIl broute surtout les feuilles et les rhizomes des herbiers marins, qu’il arrache avec sa lèvre supérieure musclée.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, souvent solitaire ou en petits groupes, parfois en rassemblements de centaines
Famille
Dugongidés (Dugongidae), ordre des Siréniens (Sirenia)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

côtes tropicales de l’océan Indien et du Pacifique occidental

Où vit le dugong ?

Il fréquente les eaux côtières chaudes et peu profondes, généralement à moins de 10 mètres, près des herbiers marins.

Principales régions : Australie, Indonésie, Philippines, Inde, Mozambique, Kenya, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Égypte.

  • Afrique
  • Asie
  • Océanie
  • Océans
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le dugong ?
  2. Où vit le dugong ?
  3. Que mange le dugong ?
  4. Comment vit le dugong ?
  5. Comment se reproduit le dugong ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le dugong ?

Le dugong possède un corps massif, fuselé et dépourvu de nageoire dorsale. Sa peau épaisse va du gris au brun grisâtre, tandis que son ventre est souvent plus clair. Ses narines se trouvent au sommet du museau, ce qui lui permet de respirer en soulevant seulement la partie supérieure de sa tête.

Sa queue horizontale ressemble à celle d’un cétacé et forme deux lobes arrondis. Ses nageoires antérieures l’aident à se diriger et à fouiller les fonds. Les adultes portent parfois de petites défenses, surtout les mâles, mais elles restent moins visibles que celles d’un éléphant.

Le museau est large et recourbé vers le bas. Cette forme l’aide à arracher les plantes marines dans le sable. Des vibrisses, semblables à de petits poils rigides, recouvrent la lèvre supérieure et détectent les végétaux et les reliefs du fond.

Où vit le dugong ?

Le dugong vit dans les eaux côtières chaudes de l’océan Indien et du Pacifique occidental. Son aire s’étend de la mer Rouge et de la côte est de l’Afrique jusqu’au Japon méridional, à l’Indonésie, aux Philippines et au nord de l’Australie.

Il choisit surtout les baies abritées, les lagons et les zones proches des estuaires, là où poussent des herbiers marins. Ces plantes ont besoin de lumière, si bien que l’animal reste généralement dans des eaux peu profondes, souvent à moins de 10 mètres.

Les populations sont très dispersées. La plus importante se trouve autour de l’Australie, notamment dans le détroit de Torres et le nord du Queensland. D’autres populations existent dans le golfe Persique, la mer Rouge, l’Asie du Sud et l’Asie du Sud-Est.

Que mange le dugong ?

Le dugong est presque entièrement herbivore. Il mange des phanérogames marines, des plantes à fleurs adaptées à la vie sous l’eau, en particulier leurs feuilles et leurs rhizomes souterrains. Il peut aussi consommer des algues lorsque les herbiers sont pauvres.

Pour se nourrir, il avance lentement au-dessus du fond et déplace le sable avec son museau. Il saisit les plantes avec sa lèvre supérieure mobile, puis les broie avec des plaques cornées et des molaires adaptées à cette alimentation.

Un dugong adulte peut consommer plusieurs kilogrammes de végétaux par jour, selon sa taille et la qualité de l’herbier. Après son passage, il laisse souvent des sillons visibles dans le fond, qui indiquent les endroits où il a brouté.

Comment vit le dugong ?

Le dugong nage lentement, en ondulant sa queue de haut en bas. Il remonte respirer toutes les quelques minutes lorsqu’il est actif, mais peut rester plus longtemps sous l’eau lorsqu’il se repose. À la surface, il expire par ses narines avant de reprendre de l’air.

Il est souvent solitaire ou observé en petits groupes familiaux. Plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’individus, peuvent toutefois se rassembler lorsqu’un herbier très productif se trouve au même endroit. Ces regroupements ne forment pas toujours des groupes durables.

Les communications comprennent des sifflements, des gazouillis et des sons de basse fréquence. Le dugong utilise aussi probablement des contacts physiques et des repères de son environnement. Les mères restent très proches de leur petit, qui nage contre leur flanc.

Ses déplacements dépendent de la nourriture, de la température et de l’état des herbiers. Certains individus parcourent de grandes distances entre une zone d’alimentation et une zone de repos, ce qui les expose aux bateaux et aux filets.

Comment se reproduit le dugong ?

La femelle donne généralement naissance à un seul petit après une gestation d’environ 13 à 14 mois. Le nouveau-né mesure près d’un mètre et pèse souvent entre 20 et 30 kilogrammes, avec des variations selon les individus.

Le petit tète le lait de sa mère et commence progressivement à brouter les plantes marines. Il reste dépendant d’elle pendant environ un an et demi, parfois davantage. La mère le guide vers les herbiers et lui apprend indirectement les zones où se nourrir.

Les femelles ne se reproduisent pas chaque année. L’intervalle entre deux naissances est souvent de plusieurs années, car la croissance du jeune est lente. Cette reproduction espacée rend les populations vulnérables lorsque les adultes meurent à cause des filets, des collisions ou de la chasse.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le dugong est l’un des deux seuls mammifères marins entièrement herbivores, avec les différentes espèces de lamantins.
  • 2.Ses narines peuvent se fermer lorsqu’il plonge, grâce à des valves musculaires qui limitent l’entrée d’eau.
  • 3.Les dugongs ont probablement inspiré certaines histoires de sirènes, même si leur apparence est très différente des personnages imaginaires.
  • 4.Un herbier marin brouté peut repousser après le passage d’un dugong, mais les perturbations répétées peuvent aussi l’endommager.

Ce qui menace le dugong

  • Disparition des herbiers

    Le dragage, les aménagements côtiers, la pollution et l’augmentation de la turbidité réduisent les herbiers marins dont le dugong dépend pour se nourrir.

  • Captures accidentelles

    Les filets de pêche peuvent retenir les dugongs, qui se noient lorsqu’ils ne parviennent plus à remonter respirer. Les collisions avec des bateaux menacent aussi les populations côtières.

  • Chasse et dérangement

    La chasse subsiste dans certaines régions malgré les protections. Le bruit des bateaux et la fréquentation des côtes peuvent également modifier les zones de repos et d’alimentation.

Protéger le dugong

  • Protection internationaleLe dugong figure à l’annexe I de la CITES, qui interdit le commerce international de spécimens sauvages à des fins principalement commerciales. L’espèce est aussi couverte par des accords internationaux sur les espèces migratrices.
  • Aires marines protégéesDes zones comme le Great Barrier Reef Marine Park en Australie et le Shark Bay Marine Park protègent des herbiers et des secteurs fréquentés par les dugongs. Leur efficacité dépend de la surveillance de la pêche et des aménagements côtiers.
  • Protection des herbiersLes actions de conservation cherchent à limiter le dragage, la pollution et les mouillages destructeurs, tout en améliorant le suivi des populations et des captures accidentelles dans les filets.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le dugong est-il un dauphin ?

Non. Le dugong est un mammifère marin herbivore de l’ordre des siréniens, proche des lamantins. Les dauphins appartiennent aux cétacés et mangent principalement des poissons et des calmars. Le dugong possède une queue horizontale, tandis que les dauphins ont une nageoire caudale orientée dans un plan différent.

Le dugong peut-il vivre en eau douce ?

Il vit surtout dans la mer, près des côtes, des lagons et des estuaires. Il peut pénétrer brièvement dans une eau moins salée, mais il dépend des herbiers marins et ne constitue pas une espèce d’eau douce. Les lamantins sont davantage connus pour remonter certains fleuves.

Combien de temps un dugong peut-il rester sous l’eau ?

La durée varie selon l’activité et la profondeur. Lorsqu’il broute, il remonte généralement après quelques minutes, tandis qu’un individu au repos peut rester immergé plus longtemps. Il doit toutefois revenir régulièrement à la surface, car il respire avec des poumons.

Pourquoi le dugong est-il vulnérable ?

Il grandit lentement, se reproduit peu souvent et dépend d’herbiers marins fragiles. La destruction des côtes, les filets de pêche, les collisions avec les bateaux et la chasse peuvent donc faire diminuer une population pendant plusieurs décennies.

Peut-on observer un dugong dans un aquarium en France ?

Les dugongs sont très rares en captivité et leur maintien demande de vastes installations marines, une alimentation végétale adaptée et une surveillance spécialisée. En France, il est plus réaliste de les découvrir dans des documentaires, des expositions ou des programmes consacrés aux herbiers marins.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle est la nourriture principale du dugong ?
  2. 2.Dans quel milieu le dugong vit-il surtout ?
  3. 3.Quel signe permet de reconnaître le dugong ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. Great Barrier Reef Marine Park Authority, dugongs et herbiers marins
  3. Convention sur les espèces migratrices, Dugong cms.int

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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