
Diplodocus
Diplodocus carnegii
Aussi appelé Diplodocus
Le diplodocus était un dinosaure herbivore au long cou et à la queue effilée, vivant dans l’ouest de l’Amérique du Nord il y a environ 154 à 152 millions d’années. L’espèce Diplodocus carnegii est célèbre grâce aux moulages de son squelette, installés dans plusieurs musées du monde, dont celui de Paris.
- Époque
- Jurassique supérieur, il y a environ 154 à 152 millions d’années ; les datations varient selon les couches fossilifères.
- Découverte
- Les fossiles ayant servi à décrire Diplodocus carnegii ont été découverts en 1899 à Sheep Creek, dans le Wyoming, puis nommés par John Bell Hatcher en 1901 ; aucun fossile de cette espèce n’est connu en France.
- Taille
- Environ 24 à 26 mètres de longueur pour les grandes reconstitutions de diplodocus carnegii, avec des variations selon le squelette et les parties complétées.
- Poids
- Environ 10 à 16 tonnes : une estimation dont le résultat dépend de la méthode et du volume de tissus reconstitué.
- Longévité
- Inconnue : aucune durée de vie maximale suffisamment établie pour cette espèce.
- Régime
- HerbivoreSes dents fines, leur usure et la forme de son museau indiquent une alimentation végétale, sans permettre d’établir un menu précis.
- Mode de vie
- Des pistes attribuées à des sauropodes suggèrent des déplacements en groupe chez certains d’entre eux, mais la vie sociale de diplodocus carnegii reste mal connue.
- Famille
- Diplodocidés (Diplodocidae), ordre des Saurischiens (Saurischia)
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Où vivait le diplodocus ?
Il vivait dans des plaines continentales parcourues de rivières, avec une végétation plus abondante près de l’eau et des périodes de sécheresse.
Principales régions : États-Unis.
- Amérique du Nord et centrale
Sommaire10 parties
À quoi ressemblait le diplodocus ?
Les squelettes montrent un animal à quatre pattes, avec un petit crâne, un cou très allongé et une queue qui occupait une grande partie de sa longueur. Les membres antérieurs étaient plus courts que les membres postérieurs. Ses pieds portaient le poids du corps sur des doigts regroupés, très différents de vos doigts écartés.
Les vertèbres du cou possédaient des cavités associées à un système de sacs aériens, qui allégeait le squelette. Les muscles, la peau et la masse totale doivent être reconstitués à partir des os et de comparaisons avec d’autres animaux. Aucun fossile ne permet d’attribuer une couleur précise à Diplodocus carnegii.
Quand et où vivait le diplodocus ?
Diplodocus carnegii vivait au Jurassique supérieur, vers 154 à 152 millions d’années avant notre époque. Ses fossiles proviennent de la formation de Morrison, un ensemble de couches rocheuses aujourd’hui visible dans l’ouest des États-Unis. Cette formation couvre une durée plus longue que celle retenue pour l’espèce : tous ses dinosaures n’ont donc pas nécessairement vécu ensemble.
Les sédiments révèlent des rivières, des plaines inondables et des sols soumis à des périodes sèches. Des conifères, des fougères et d’autres plantes peuplaient ces paysages, sans les prairies d’herbes modernes que vous connaissez. Sheep Creek, dans le Wyoming, et la carrière Carnegie, dans l’Utah, comptent parmi les gisements associés à cette espèce.
Comment se nourrissait-il ?
Ses dents ressemblaient à de petits crayons et se concentraient à l’avant des mâchoires. Leur forme et leurs traces d’usure indiquent qu’elles servaient à saisir ou à retirer des végétaux. Il ne disposait pas des larges surfaces dentaires d’une vache pour broyer longuement sa nourriture ; le traitement des aliments se poursuivait dans son appareil digestif.
La hauteur à laquelle il se nourrissait reste discutée. Plusieurs reconstitutions proposent un cou souvent tenu assez bas, permettant d’atteindre une large zone de végétation sans déplacer tout le corps. D’autres travaux autorisent davantage de mouvements. Les os ne conservent pas tous les cartilages et tissus nécessaires pour connaître exactement sa souplesse.
Comment vivait-il avec un corps aussi long ?
Ses membres robustes soutenaient son corps sur la terre ferme. L’ancienne image d’un diplodocus obligé de rester dans l’eau pour supporter son poids n’est plus retenue. Les proportions des os et les empreintes de sauropodes montrent des animaux capables de marcher au sol, même si une vitesse précise ne peut pas être attribuée à cette espèce.
Sa queue très longue pouvait participer à l’équilibre du corps. Son usage comme arme reste une hypothèse, et les modèles récents contestent l’idée d’une extrémité claquant à une vitesse supersonique. Quant aux troupeaux, certaines pistes de sauropodes suggèrent des déplacements collectifs, sans révéler l’organisation familiale ou sociale propre à Diplodocus carnegii.
Ce que nous apprennent ses fossiles
Le squelette découvert en 1899 dans le Wyoming a servi de référence à la description de diplodocus carnegii par John Bell Hatcher en 1901. Le nom de l’espèce rend hommage à Andrew Carnegie, qui finançait les recherches. Les montages de musée peuvent réunir des éléments de plusieurs individus et compléter les os manquants par des copies.
Les fossiles établissent les proportions générales, la structure des vertèbres et la forme des dents. En revanche, la masse dépend du volume de chair ajouté autour du squelette : différentes méthodes donnent différentes estimations. La posture du cou, les comportements et les sons restent discutés ou inconnus. Les lignes de croissance osseuse ne donnent pas, à elles seules, une longévité maximale.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom Diplodocus signifie « double poutre ». Il fait référence à la forme particulière de certains os situés sous les vertèbres de la queue.
- 2.Le moulage londonien surnommé « Dippy » a été présenté au public en 1905. Ses os visibles sont des copies, et non les fossiles originaux.
- 3.Une étude des dents de diplodocus a estimé leur remplacement à environ 35 jours, un rythme permettant de renouveler rapidement les dents usées.
- 4.Le tyrannosaure a vécu environ 85 millions d’années après lui. Les deux animaux n’ont donc jamais pu se rencontrer.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Un moulage à ParisAu Muséum national d’Histoire naturelle, la galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée présente un moulage de diplodocus carnegii. Vous pouvez y comparer son squelette avec ceux d’autres vertébrés.
- Des fossiles à PittsburghLe Carnegie Museum of Natural History, à Pittsburgh, conserve les fossiles de référence de diplodocus carnegii et présente un squelette monté dans son exposition consacrée aux dinosaures.
- Une carrière dans l’UtahAu Dinosaur National Monument, le Quarry Exhibit Hall permet d’observer de nombreux os de dinosaures encore inclus dans la roche. Plusieurs genres de la formation de Morrison y sont représentés.
Questions fréquentes
Pouvait-il manger les feuilles tout en haut des arbres ?
Son long cou lui donnait accès à une grande quantité de végétation. Toutefois, la hauteur qu’il pouvait atteindre dépend de la mobilité de ses articulations et de la posture de son corps, encore discutées. Les reconstitutions avec un cou constamment dressé ne constituent pas une certitude.
Était-il dangereux pour les autres dinosaures ?
Il mangeait des plantes et ne chassait pas les autres dinosaures. Un adulte de plusieurs tonnes pouvait néanmoins présenter un risque pour un animal qui s’approchait trop près. L’utilisation précise de sa queue pour se défendre n’est pas directement démontrée par les fossiles.
Pourquoi sa tête était-elle si petite ?
Sa tête contenait des mâchoires adaptées à la récolte des végétaux, sans grandes dents broyeuses. Il pouvait avaler les aliments sans les mâcher comme un mammifère herbivore. Une tête légère limitait aussi la charge portée au bout du cou, même si les proportions résultent d’une longue histoire évolutive.
A-t-on trouvé des diplodocus en France ?
Aucun fossile attribué à Diplodocus carnegii n’est connu en France. Le squelette que vous pouvez voir au Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris, est un moulage réalisé à partir de fossiles américains. D’autres sauropodes ont toutefois vécu sur les territoires correspondant aujourd’hui à la France.
A-t-il disparu à cause de l’astéroïde ?
Diplodocus carnegii avait disparu bien avant l’impact survenu il y a 66 millions d’années, à la fin du Crétacé. Environ 86 millions d’années séparent sa période de vie de cet événement. La cause précise de la disparition de cette espèce n’est pas établie.
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Autour de cet animal
Sources
- Natural History Museum de Londres, Dino Directory : Diplodocus nhm.ac.uk
- Carnegie Museum of Natural History, collections et exposition Dinosaurs in Their Time carnegiemnh.org
- Muséum national d’Histoire naturelle, galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée mnhn.fr
Mis à jour le . Datations et mensurations selon les publications scientifiques ; elles évoluent avec les nouvelles découvertes





