
Apatosaure
Apatosaurus louisae
Aussi appelé Apatosaurus
L’apatosaure était un dinosaure herbivore au long cou, au tronc massif et à la queue effilée. Apatosaurus louisae vivait dans l’ouest de l’actuelle Amérique du Nord il y a environ 150 millions d’années. Son squelette découvert en Utah permet de reconstituer un animal de plus de 20 mètres, dont la posture et les comportements restent en partie discutés.
- Époque
- Jurassique supérieur, il y a environ 152 à 150 millions d’années ; les datations varient selon les couches fossilifères.
- Découverte
- Les os du squelette de référence d’Apatosaurus louisae ont été découverts à partir de 1909 par Earl Douglass dans l’actuel Dinosaur National Monument, en Utah, puis l’espèce a été nommée en 1915 par William Jacob Holland ; aucun fossile de cette espèce n’est connu en France.
- Taille
- Environ 21 à 23 mètres de longueur pour les grands individus reconstitués ; la longueur dépend notamment de la reconstruction de la queue.
- Poids
- Environ 20 à 30 tonnes pour un grand adulte, une fourchette d’estimations qui varie selon la méthode de reconstruction du corps.
- Longévité
- Inconnue : les études de croissance osseuse ne permettent pas d’établir une durée de vie fiable pour cette espèce.
- Régime
- HerbivoreSes dents étroites et son squelette indiquent une alimentation végétale, mais aucun contenu stomacal attribué avec certitude à cette espèce ne précise son menu.
- Mode de vie
- Inconnu pour cette espèce : des pistes montrent des déplacements groupés chez certains sauropodes, sans prouver qu’Apatosaurus louisae vivait en troupeaux.
- Famille
- Diplodocidés (Diplodocidae), ordre des Saurischiens (Saurischia)
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Où vivait l’apatosaure ?
Il vivait dans des plaines continentales traversées par des cours d’eau, avec une végétation répartie entre zones humides et secteurs soumis à des saisons sèches.
Principales régions : États-Unis.
- Amérique du Nord et centrale
Sommaire10 parties
À quoi ressemblait l’apatosaure ?
Les fossiles montrent un animal à quatre pattes, avec une petite tête, un long cou et une queue qui s’amincissait fortement vers son extrémité. Son cou était particulièrement robuste, avec des vertèbres et des côtes cervicales développées. Pour reconnaître sa silhouette, vous pouvez la comparer à celle du diplodocus : l’apatosaure avait une construction plus massive, notamment au niveau du cou et des membres.
Les grands squelettes reconstitués atteignent environ 21 à 23 mètres de longueur. Leur masse ne se mesure pas directement : les chercheurs reconstruisent le volume du corps ou utilisent les dimensions des os porteurs. Les estimations courantes se situent autour de 20 à 30 tonnes. La couleur de la peau, les différences d’apparence entre mâles et femelles et certains détails des tissus mous restent inconnus.
Quand et où vivait l’apatosaure ?
Apatosaurus louisae appartient au Jurassique supérieur, autour de 150 millions d’années. Ses fossiles proviennent de la formation de Morrison, un ensemble de couches rocheuses de l’ouest des États-Unis. Les limites chronologiques publiées varient selon les gisements et les méthodes de datation. Il vivait donc des dizaines de millions d’années avant le tyrannosaure, apparu beaucoup plus tard, à la fin du Crétacé.
Le gisement de référence se trouve dans l’actuel Dinosaur National Monument, près de Jensen, dans le nord-est de l’Utah. Le point de la carte correspond à cette carrière, et non à toute son aire de vie. Les sédiments y témoignent de cours d’eau et de plaines inondables. D’autres espèces du genre Apatosaurus sont connues ailleurs dans l’Ouest américain ; leurs localités ne doivent pas toutes être attribuées à A. louisae.
Que mangeait l’apatosaure ?
Les dents étroites, surtout placées à l’avant des mâchoires, convenaient à la récolte de végétaux. Elles ne formaient pas une surface de broyage comparable aux molaires d’un cheval. L’animal devait donc avaler une nourriture peu mâchée. Les conifères, les fougères et les prêles présents dans les paysages de Morrison constituent des aliments possibles, sans que l’on puisse établir les proportions de son menu.
Son long cou lui permettait probablement d’atteindre de la végétation sur une large surface sans déplacer tout son corps. La hauteur à laquelle il se nourrissait dépendait toutefois de la posture et de la mobilité de ce cou, deux points encore étudiés. Une fermentation par des microbes dans l’appareil digestif est une hypothèse solide pour un herbivore de cette taille, mais ses organes ne sont pas conservés.
Comment se déplaçait-il et vivait-il ?
Les proportions des membres et la structure des articulations indiquent une marche sur quatre pattes. Comme chez les autres sauropodes, les mains formaient des appuis compacts sous l’avant du corps. Son squelette était adapté à porter son poids sur la terre ferme. Les anciennes images d’un animal obligé de rester immergé pour soutenir sa masse ne correspondent donc pas aux connaissances actuelles.
La vie sociale d’Apatosaurus louisae demeure inconnue. Certaines pistes de sauropodes montrent plusieurs animaux avançant dans une même direction, mais leurs auteurs ne peuvent généralement pas être identifiés jusqu’à l’espèce. Les sauropodes se reproduisaient par ponte ; aucun nid attribué avec certitude à A. louisae ne permet cependant de décrire ses œufs, la taille de ses pontes ou d’éventuels soins aux petits.
Ce que nous apprennent ses fossiles
Le squelette de référence, conservé au Carnegie Museum of Natural History de Pittsburgh sous le numéro CM 3018, comprend une grande partie du corps. Il sert de point de comparaison pour identifier l’espèce. La carrière découverte par Earl Douglass en 1909 a livré de nombreux os de dinosaures. Un mélange d’ossements dans un dépôt renseigne sur leur enfouissement, sans démontrer à lui seul une vie en troupeau.
L’identification du crâne a longtemps posé problème : un crâne découvert près d’un squelette n’appartient pas forcément au même individu. Les recherches ont fini par établir une tête allongée de type diplodocidé. La posture du cou, la fonction de sa grande robustesse et les mouvements possibles de la queue restent discutés. Une étude anatomique publiée en 2015 distingue aussi Apatosaurus de Brontosaurus, deux genres très proches.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom Apatosaurus signifie « lézard trompeur ». Il renvoie à une ressemblance anatomique remarquée dans ses vertèbres, et non à un comportement rusé.
- 2.Apatosaurus louisae a été nommé en l’honneur de Louise Carnegie, dont la famille soutenait les recherches et les collections du musée de Pittsburgh.
- 3.Certaines vertèbres contenaient des cavités associées au système respiratoire. Elles allégeaient le squelette, comme chez de nombreux autres dinosaures saurischiens.
- 4.Le brontosaure et l’apatosaure ont longtemps été réunis dans un même genre. Une grande étude publiée en 2015 a proposé de les distinguer à nouveau.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Un squelette à PittsburghLe Carnegie Museum of Natural History, aux États-Unis, présente Apatosaurus louisae dans son exposition « Dinosaurs in Their Time ». Son montage repose sur le squelette de référence CM 3018, complété pour restituer les parties manquantes.
- La carrière en UtahAu Dinosaur National Monument, le Quarry Exhibit Hall protège une paroi contenant des os de plusieurs dinosaures de la formation de Morrison. Vous y observez un gisement fossilifère conservé sur place, dans le secteur où le squelette de référence a été découvert.
Questions fréquentes
L’apatosaure et le brontosaure sont-ils le même animal ?
Ils sont très proches et appartiennent à la famille des diplodocidés. Pendant une grande partie du XXe siècle, Brontosaurus a été rangé dans le genre Apatosaurus. Une étude détaillée des squelettes publiée en 2015 a proposé de reconnaître à nouveau deux genres distincts, sur la base de différences anatomiques.
Pouvait-il lever la tête tout en haut des arbres ?
Son long cou lui donnait accès à une grande quantité de végétation, mais sa hauteur maximale d’alimentation reste discutée. Les articulations fossiles apportent des indices ; les muscles et les cartilages manquants compliquent la reconstruction. Les images le montrant constamment avec le cou dressé présentent donc une posture possible, pas une habitude démontrée.
Sa queue faisait-elle un bruit de fouet ?
L’extrémité de sa queue était très fine, ce qui a inspiré l’idée d’un fouet produisant un claquement supersonique. Des modèles plus récents contestent la possibilité d’atteindre cette vitesse sans endommager les tissus. Aucun fossile ne permet de connaître directement le bruit produit ni l’usage précis de la queue.
A-t-il disparu avec la météorite qui a tué les dinosaures ?
Non. Les derniers fossiles connus de cette espèce sont beaucoup plus anciens que l’impact survenu il y a 66 millions d’années. Apatosaurus louisae vivait autour de 150 millions d’années. La cause précise de sa disparition n’est pas établie, et sa dernière présence fossile ne donne pas forcément la date exacte de son extinction.
Peut-on trouver ses fossiles en France ?
Aucun fossile d’Apatosaurus louisae n’est connu en France. Les découvertes attribuées à cette espèce viennent de l’ouest des États-Unis. Des sauropodes ont bien vécu sur les territoires correspondant à la France actuelle, mais ils appartenaient à d’autres espèces et, pour certains, à d’autres périodes.
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Autour de cet animal
Sources
- Natural History Museum de Londres, « Apatosaurus », Dino Directory nhm.ac.uk
- Carnegie Museum of Natural History, exposition « Dinosaurs in Their Time » et collections paléontologiques carnegiemnh.org
- PeerJ, Tschopp, Mateus et Benson (2015), « A specimen-level phylogenetic analysis and taxonomic revision of Diplodocidae » peerj.com
- National Park Service, Dinosaur National Monument, informations sur la carrière et ses fossiles nps.gov
Mis à jour le . Datations et mensurations selon les publications scientifiques ; elles évoluent avec les nouvelles découvertes





