
Argentinosaurus
Argentinosaurus huinculensis
Aussi appelé Argentinosaure
L’argentinosaurus était un immense dinosaure herbivore qui vivait dans l’actuelle Patagonie argentine, il y a environ 96 à 92 millions d’années. Ses vertèbres et ses os des membres comptent parmi les indices d’un animal terrestre exceptionnellement lourd. Pourtant, son squelette reste très incomplet : sa longueur, sa masse et une grande partie de son apparence sont reconstituées par comparaison.
- Époque
- Crétacé supérieur (Cénomanien à début du Turonien), il y a environ 96 à 92 millions d’années
- Découverte
- Les premiers os ont été signalés en 1987 par Guillermo Heredia près de Plaza Huincul, en Argentine ; José Bonaparte et Rodolfo Coria ont nommé l’espèce en 1993, et aucun fossile attribué à celle-ci n’est connu en France.
- Taille
- Environ 30 à 35 mètres de longueur selon plusieurs reconstitutions publiées ; les estimations varient faute de squelette complet.
- Poids
- Environ 60 à 90 tonnes selon plusieurs estimations publiées, avec des propositions allant approximativement de 50 à 100 tonnes selon les méthodes.
- Longévité
- Inconnue : aucune estimation solide de la durée de vie propre à cette espèce.
- Régime
- HerbivoreSon appartenance aux sauropodes indique une alimentation végétale, mais aucun crâne, contenu stomacal ou coprolithe identifié ne permet de préciser son menu.
- Mode de vie
- Inconnu : aucun groupe fossilisé ni aucune piste d’empreintes ne démontre une vie en troupeau chez cette espèce.
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Où vivait l’argentinosaurus ?
Il vivait dans une plaine continentale parcourue de rivières, dont les sédiments ont conservé ses os.
Principales régions : Argentine.
- Amérique du Sud
Sommaire10 parties
À quoi ressemblait l’argentinosaurus ?
Les fossiles conservés comprennent notamment de grandes vertèbres du dos, des éléments de la région du bassin et des os des membres. Ils établissent l’existence d’un sauropode de très grande taille. Le long cou, la longue queue et les quatre pattes porteuses des reconstitutions reposent en partie sur la comparaison avec des titanosaures mieux connus.
Plusieurs reconstitutions proposent une longueur d’environ 30 à 35 mètres. Pour la masse, les estimations publiées s’étendent approximativement de 50 à 100 tonnes, avec plusieurs valeurs autour de 60 à 90 tonnes. Ces différences viennent des os utilisés, des proportions supposées et des méthodes de calcul. Sa couleur et l’aspect précis de sa peau restent inconnus.
Quand et où vivait l’argentinosaurus ?
Les os proviennent de la formation de Huincul, un ensemble de couches rocheuses de Patagonie. Cette formation est généralement située au Cénomanien et au début du Turonien, il y a environ 96 à 92 millions d’années. Cette fourchette concerne les terrains fossilifères : elle ne prouve pas que l’espèce a existé pendant toute cette durée.
Le gisement de référence se trouve près de Plaza Huincul, dans l’actuelle province argentine de Neuquén. Les roches témoignent d’un paysage continental traversé par des cours d’eau, avec des zones où s’accumulaient sable et boue. L’Amérique du Sud avait alors une géographie différente de celle que vous voyez sur les cartes actuelles.
Que mangeait-il ?
Son classement parmi les sauropodes permet de le considérer comme herbivore. Cependant, aucune dent ni aucun crâne connu de cette espèce ne révèle comment il saisissait les plantes. Les fougères, les conifères et les plantes à fleurs faisaient partie de la végétation du Crétacé, mais leur présence ne suffit pas à établir son menu précis.
Un corps de plusieurs dizaines de tonnes devait nécessiter une quantité importante de végétaux. Les chiffres parfois proposés pour sa consommation quotidienne dépendent toutefois d’hypothèses sur son métabolisme, sa digestion et la qualité des plantes. Aucun contenu digestif identifié ne permet de vérifier ces calculs. La hauteur à laquelle il se nourrissait reste également discutée.
Comment vivait-il avec un corps aussi grand ?
Ses membres soutenaient son poids sur quatre pattes. Une étude publiée en 2013 a testé la marche d’une reconstitution numérique et obtenu une vitesse d’environ 2 mètres par seconde, soit 7 kilomètres par heure. Ce chiffre décrit le modèle étudié ; il ne mesure ni la vitesse d’un animal vivant ni sa vitesse maximale.
Les sauropodes pondaient des œufs, comme le montrent des découvertes concernant d’autres espèces. Aucun œuf ni nid n’est cependant attribué avec certitude à l’argentinosaurus. Nous ignorons aussi s’il se déplaçait en troupeau, si les adultes protégeaient les jeunes et combien d’années il lui fallait pour atteindre sa taille adulte.
Ce que nous apprennent ses fossiles
Après le signalement des premiers os en 1987, des fouilles ont permis de dégager les restes étudiés par José Bonaparte et Rodolfo Coria. Leur description scientifique de 1993 a établi Argentinosaurus huinculensis. Les vertèbres présentent des structures internes creusées de cavités, liées au système respiratoire des sauropodes et capables d’alléger ces énormes os.
Le squelette de référence est très incomplet : il manque notamment le crâne, la majeure partie du cou et la queue. Les paléontologues doivent donc emprunter certaines proportions à des animaux apparentés. La masse exacte, la longueur totale et sa place précise dans l’arbre des titanosaures restent discutées. Un squelette monté dans un musée comporte ainsi beaucoup d’éléments reconstitués.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom Argentinosaurus signifie « lézard d’Argentine ». Le mot huinculensis renvoie à Plaza Huincul, la ville proche du gisement de référence.
- 2.Certaines vertèbres du dos dépassent un mètre de hauteur : un seul de ces os peut arriver à la taille d’un enfant.
- 3.Il vivait plusieurs dizaines de millions d’années avant Tyrannosaurus rex. Les deux animaux sont également connus sur des continents différents.
- 4.Les cavités de ses vertèbres étaient liées à des prolongements du système respiratoire. Des structures comparables existent chez les oiseaux actuels.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Un musée en PatagonieLe musée municipal Carmen Funes, à Plaza Huincul en Argentine, conserve les fossiles de référence et présente une reconstitution du squelette. Les os originaux ne constituent qu’une petite partie de l’animal : le montage permet de visualiser les proportions proposées par les paléontologues.
Questions fréquentes
Était-il le plus grand dinosaure ?
Il fait partie des plus grands dinosaures connus, mais aucun classement définitif n’est possible. D’autres sauropodes géants, comme Patagotitan, sont comparables selon les estimations retenues. Les squelettes incomplets et les différentes méthodes de calcul empêchent de désigner avec certitude le plus long ou le plus lourd.
Comment connaît-on son poids sans pouvoir le peser ?
Les chercheurs utilisent les dimensions des os porteurs ou construisent un modèle du corps en trois dimensions. Ils estiment ensuite son volume et sa masse en tenant compte des tissus et des espaces remplis d’air. Avec aussi peu d’os, les proportions choisies peuvent modifier fortement le poids obtenu.
Pouvait-il courir ?
Nous ne disposons d’aucune piste d’empreintes attribuée avec certitude à cette espèce pour répondre directement. Une simulation publiée en 2013 montre qu’un modèle pouvait marcher à environ 7 kilomètres par heure. Elle ne démontre pas qu’il courait et ne fixe pas sa vitesse maximale.
Ses petits étaient-ils déjà énormes ?
Aucun œuf ni nouveau-né n’est identifié avec certitude pour cette espèce. Chez d’autres titanosaures, les œufs connus ne mesurent que quelques dizaines de centimètres au maximum. Cela indique que même des sauropodes géants commençaient leur vie à une taille très inférieure à celle des adultes.
Pourquoi ne trouve-t-on pas tous ses os ?
Après la mort, un squelette peut être dispersé par les animaux, les courants ou l’érosion. Les os doivent ensuite être enfouis dans des conditions favorables pour se conserver. Enfin, une partie des fossiles peut être détruite avant sa découverte. Ces étapes expliquent pourquoi beaucoup de dinosaures sont connus par des restes incomplets.
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Autour de cet animal
Sources
- Natural History Museum de Londres, « Argentinosaurus », Dino Directory nhm.ac.uk
- PLOS ONE, Sellers et collaborateurs (2013), « March of the Titans: The Locomotor Capabilities of Sauropod Dinosaurs » doi.org
- Ameghiniana, Bonaparte et Coria (1993), « Un nuevo y gigantesco saurópodo titanosaurio de la Formación Río Limay (Albiano-Cenomaniano) de la Provincia del Neuquén, Argentina » ameghiniana.org.ar
- Wikipédia, Argentinosaurus fr.wikipedia.org
Mis à jour le . Datations et mensurations selon les publications scientifiques ; elles évoluent avec les nouvelles découvertes





