
Albatros des Antipodes
Diomedea antipodensis
Aussi appelé Albatros antipodien
L’albatros des Antipodes est un grand oiseau marin qui passe la majeure partie de sa vie au-dessus de l’océan Austral. Il se reproduit sur des îles subantarctiques de Nouvelle-Zélande, puis parcourt des milliers de kilomètres pour chercher sa nourriture. Classé vulnérable par l’UICN, il est particulièrement exposé aux captures accidentelles par les palangres.
- Statut
- Vulnérablepopulation en baisse
- Taille
- Environ 105 à 115 cm de longueur corporelle, pour 280 à 300 cm d’envergure
- Poids
- Environ 5 à 8 kg
- Longévité
- Au moins 25 à 30 ans dans la nature, probablement davantage pour certains individus
- Régime
- CarnivoreIl capture surtout des calmars et des poissons, et consomme aussi des crustacés ou des animaux morts flottant à la surface.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, en couple à la saison de reproduction, dispersé en mer
- Famille
- Albatros (Diomedeidae), ordre des Procellariiformes
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’albatros des Antipodes ?
Il vit au large dans les eaux froides de l’océan Austral et se reproduit sur des îles subantarctiques battues par les vents.
Principales régions : Nouvelle-Zélande, Australie, Chili, Argentine.
- Océanie
- Amérique du Sud
- Océans
De l’ordre de 10 000 individus matures, selon les estimations reprises par l’UICN, avec des valeurs qui varient selon la méthode et le périmètre retenus.
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’albatros des Antipodes ?
L’albatros des Antipodes possède de très longues ailes étroites, adaptées au vol plané au-dessus des vagues. Son dos est généralement brun grisâtre, tandis que sa tête et son dessous sont plus clairs. Le bec, volumineux et crochu à son extrémité, porte un tube nasal caractéristique des albatros et des pétrels.
Les adultes peuvent présenter une tête plus blanche que les jeunes, dont le plumage est souvent plus sombre et plus uniforme. La couleur varie aussi entre les individus et selon l’âge. En vol, ses ailes rigides et son corps lourd permettent de le distinguer des oiseaux marins plus petits qui battent davantage des ailes.
Ses ailes peuvent mesurer près de trois mètres d’une extrémité à l’autre. Il utilise le vent produit par les vagues pour avancer en alternant montées et descentes, avec très peu de battements d’ailes.
Où vit l’albatros des Antipodes ?
L’espèce se reproduit principalement sur les îles Antipodes et dans l’archipel des Auckland, au sud de la Nouvelle-Zélande. Ces terres subantarctiques sont fraîches, humides et très exposées aux tempêtes. Les oiseaux installent leur nid sur des pentes herbeuses ou dans des secteurs dégagés de l’île.
En dehors de la reproduction, les albatros des Antipodes parcourent l’océan Austral. Ils peuvent atteindre les eaux proches de l’Australie et de la Tasmanie, ainsi que les secteurs marins situés vers l’Amérique du Sud. Leur aire en mer change avec les vents, les courants et la présence des proies.
La France métropolitaine n’appartient pas à son aire naturelle. Une observation depuis le littoral français serait donc exceptionnelle et nécessiterait une vérification attentive, car plusieurs grands albatros peuvent être confondus en mer.
Que mange l’albatros des Antipodes ?
Il mange surtout des calmars et des poissons, auxquels s’ajoutent des crustacés et parfois des animaux morts flottant à la surface. Son bec puissant saisit les proies lorsqu’elles remontent près de l’eau ou lorsqu’elles sont visibles depuis les airs.
Pour chercher sa nourriture, il peut parcourir plusieurs milliers de kilomètres et rester en mer pendant de longues périodes. Il profite des zones où les courants concentrent les proies, notamment près des fronts océaniques, ces limites entre des masses d’eau aux températures différentes.
L’espèce peut suivre des bateaux de pêche, car les rejets attirent les oiseaux marins. Ce comportement augmente toutefois le risque d’attraper un hameçon ou de se prendre dans une ligne.
Comment se comporte l’albatros des Antipodes ?
En vol, il exploite le vent au-dessus des vagues grâce à une technique appelée vol dynamique. Il monte face au vent, redescend en accélérant, puis recommence. Cette méthode lui permet de parcourir de grandes distances en dépensant moins d’énergie que lors d’un vol battu continu.
Sur les colonies, les couples se reconnaissent grâce à des postures, des mouvements du bec et des vocalisations. En mer, les oiseaux sont souvent dispersés, même si plusieurs individus peuvent se rassembler lorsque les proies ou les rejets de pêche sont abondants.
Il revient régulièrement sur son île de naissance pour se reproduire. Les jeunes restent plusieurs années en mer avant de visiter une colonie et de commencer les parades nuptiales.
Comment se reproduit l’albatros des Antipodes ?
La reproduction commence par des parades complexes qui renforcent le lien entre les partenaires. Le couple construit ou réutilise un nid formé de terre, d’herbe et de végétaux. La femelle pond généralement un seul œuf, car un second œuf n’est pas produit si celui-ci est perdu.
Les deux adultes couvent à tour de rôle pendant environ onze semaines. Après l’éclosion, le poussin reste au nid plusieurs mois et reçoit des repas régurgités. Les parents alternent les longues sorties en mer et les périodes de garde, jusqu’à ce que le jeune soit assez grand pour voler.
La reproduction demande beaucoup d’énergie et n’a généralement pas lieu chaque année pour un même couple. Après l’envol du jeune, les adultes doivent reconstituer leurs réserves avant de pouvoir se reproduire à nouveau.
Le saviez-vous ?
- 1.Un albatros des Antipodes peut rester en mer pendant des mois et parcourir plusieurs milliers de kilomètres entre deux visites à une colonie.
- 2.Ses narines s’ouvrent dans deux tubes placés sur le dessus du bec, une particularité commune aux albatros et aux pétrels.
- 3.Les poussins restent plusieurs mois au nid, période exceptionnellement longue chez les oiseaux marins.
- 4.Le vol dynamique lui permet d’avancer au-dessus des vagues avec très peu de battements d’ailes.
Ce qui menace l’albatros des Antipodes
Captures accidentelles
Les palangres utilisées pour la pêche posent des hameçons appâtés qui peuvent être avalés par les albatros ou les accrocher par le bec et les ailes. La mortalité touche surtout les oiseaux qui suivent les bateaux.
Prédateurs introduits
Sur les îles de reproduction, les mammifères introduits peuvent détruire les œufs ou tuer les poussins. La conservation des colonies dépend donc du maintien de sites débarrassés de ces prédateurs.
Océan en changement
La modification des courants, des vents et de la répartition des calmars peut changer la disponibilité des proies. Les déchets plastiques peuvent aussi être ingérés ou transporter des hameçons.
Protéger l’albatros des Antipodes
- Protection internationaleL’espèce est classée vulnérable sur la Liste rouge mondiale de l’UICN et figure à l’annexe II de la CITES. Cette inscription encadre le commerce international des spécimens et de leurs parties.
- Îles protégéesSes principales colonies se trouvent dans des réserves naturelles subantarctiques administrées par le Department of Conservation de Nouvelle-Zélande, notamment les îles Antipodes et l’archipel des Auckland.
- Pêche mieux adaptéeLes mesures de réduction des captures comprennent les lignes d’effarouchement, le lestage rapide des lignes, la pose des hameçons la nuit et la gestion des rejets de pêche. L’espèce bénéficie aussi du travail de l’Accord sur la conservation des albatros et des pétrels.
Questions fréquentes
Que mange l’albatros des Antipodes ?
L’albatros des Antipodes mange surtout des calmars et des poissons. Il capture aussi des crustacés et récupère parfois des animaux morts flottant à la surface. Il recherche ses proies en pleine mer, souvent dans les zones où les courants concentrent la nourriture.
Combien de temps vit l’albatros des Antipodes ?
L’albatros des Antipodes vit au moins 25 à 30 ans dans la nature, et certains individus peuvent probablement dépasser cet âge. Les données précises restent moins nombreuses que pour l’albatros hurleur, une espèce proche mieux suivie grâce au baguage.
Où vit l’albatros des Antipodes ?
L’albatros des Antipodes se reproduit sur des îles subantarctiques de Nouvelle-Zélande, notamment les îles Antipodes et l’archipel des Auckland. Le reste de l’année, il parcourt l’océan Austral, parfois jusqu’aux eaux proches de l’Australie et de l’Amérique du Sud.
L’albatros des Antipodes est-il dangereux ?
L’albatros des Antipodes n’est pas dangereux pour les personnes. Il évite les humains et vit loin des côtes françaises. Comme tous les oiseaux sauvages, il ne faut toutefois pas tenter de le saisir, de le nourrir ou de s’approcher d’un nid.
Quelle taille fait l’albatros des Antipodes ?
L’albatros des Antipodes mesure environ 105 à 115 centimètres de longueur et atteint 2,8 à 3 mètres d’envergure. Ses ailes très longues lui permettent de planer sur de grandes distances au-dessus des vagues.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Agreement on the Conservation of Albatrosses and Petrels, espèces et conservation acap.aq
- New Zealand Department of Conservation, conservation des îles subantarctiques doc.govt.nz
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





