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Mouton vendéen

Le mouton vendéen est une race ovine française ancienne, façonnée par des croisements avec des moutons flamands puis des races bouchères anglaises. Rustique et prolifique, il est surtout recherché pour la croissance de ses agneaux et la bonne conformation de leurs carcasses.

Mis à jour le 4 min de lecture

Mouton vendéen
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race façonnée par plusieurs croisements
  3. Une brebis blanche à la peau grise
  4. Des agneaux recherchés pour leur croissance
  5. Une sélection organisée à l’échelle de la race
  6. Où observer le mouton vendéen
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Vendée, Bas-Poitou)
Reconnaissance
Race reconnue dans la nomenclature française des races ovines, avec une sélection suivie par l’UPRA Mouton Vendéen.
Poids
Béliers : 85 à 110 kg ; brebis : 60 à 70 kg
Toison
Toison blanche, étendue sur le corps, le front, l’arrière des joues et les membres jusqu’aux genoux.
Robes
blanche, avec peau grise
Usage d'origine
Production d’agneaux de boucherie et amélioration de la conformation des agneaux par croisement terminal.
Production
viande, laine
Effectifs
La population compte environ 250 000 brebis en France, principalement dans les Pays de la Loire et en Nouvelle-Aquitaine ; cet effectif serait en diminution selon les sources.

Une race façonnée par plusieurs croisements

Les origines du mouton vendéen pourraient remonter au Moyen Âge. La première mention connue date du Xe siècle, dans le Bas-Poitou. Au XVIIe siècle, des moutons venus des Flandres furent introduits par les Hollandais qui asséchaient les marais vendéens. Ces animaux étaient réputés pour leur aptitude à l’engraissement et ont influencé les populations locales.

À la fin du XIXe siècle, des races bouchères anglaises, notamment le Southdown, ont été utilisées à leur tour. Ces croisements ont renforcé la croissance et la conformation des animaux tout en conservant leur grand format et leur prolificité. Le type de la race a été fixé au cours du XXe siècle, puis l’UPRA Mouton Vendéen a été créée en 1974.

Une brebis blanche à la peau grise

La tête présente un front assez large et plat, avec un bord du nez large, gris souris et sans taches. Les yeux sont gros et noirs. Les oreilles, demi-longues, sont portées obliquement. Les pattes sont fortes, droites et grises, comme la tête. La poitrine ample et profonde s’accompagne d’un dos allongé, large et régulier jusqu’à la croupe.

La laine est blanche et forme une toison étendue. Elle couvre le front, l’arrière des joues, le corps et descend sur les membres jusqu’aux genoux. Le gigot, épais et bien descendu, correspond à la vocation bouchère de la race. Les poids indiqués varient selon le sexe, l’âge et les conditions d’élevage.

Des agneaux recherchés pour leur croissance

Les brebis vendéennes sont réputées prolifiques, avec une moyenne citée de 1,75 agneau par brebis et par an. Leur production laitière permet une croissance des agneaux d’environ 220 à 230 grammes par jour. Les agnelles sont précoces, et la période de reproduction assez longue peut permettre des mises bas réparties d’octobre à juin selon la conduite du troupeau.

Entre 30 et 70 jours, les agneaux peuvent gagner environ 300 grammes par jour dans les conditions décrites par la source. Leur conformation facilite la valorisation bouchère. Les agneaux sont généralement vendus autour de 38 à 40 kg de poids vif. Les béliers servent aussi en croisement terminal avec des brebis rustiques.

Une sélection organisée à l’échelle de la race

La sélection est coordonnée par l’UPRA Mouton Vendéen, avec l’appui de l’Institut de l’élevage et de travaux génétiques menés avec l’INRA. Elle cherche à améliorer la croissance, la conformation et la composition musculaire sans dégrader les qualités maternelles. Les animaux sont évalués en élevage, puis certains béliers sont étudiés sur leur descendance.

La base de sélection comprend environ 60 élevages et 11 000 brebis soumises au contrôle des performances dans 17 départements. La population française est estimée à environ 250 000 brebis, principalement dans les Pays de la Loire et en Nouvelle-Aquitaine, avec une présence également en Centre-Val de Loire et dans d’autres régions d’élevage ovin.

Où observer le mouton vendéen

Vous pouvez parfois voir cette race dans des élevages ovins, des concours agricoles et des présentations de races françaises. Le Salon international de l’agriculture à Paris accueille régulièrement des animaux de différentes races, mais la présence du mouton vendéen dépend de chaque édition. Les manifestations agricoles régionales peuvent aussi présenter des béliers et des brebis sélectionnés.

Pour organiser une visite, renseignez-vous auprès de l’organisme de sélection de la race ou d’une chambre d’agriculture locale. Les conditions d’accueil varient selon les élevages, et les animaux ne sont pas toujours visibles toute l’année. Une observation à distance respecte mieux le repos des brebis, surtout pendant les agnelages et les périodes de soins.

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Questions fréquentes

Le mouton vendéen peut-il vivre dehors toute l’année ?

Il s’adapte à des systèmes variés, du plein air à la bergerie. En Vendée, les troupeaux sont traditionnellement dehors une grande partie de l’année, puis rentrés en bâtiment entre décembre et février pour les agnelages. L’abri, l’accès à l’eau, la qualité du pâturage et la surveillance restent nécessaires, comme pour toute race ovine.

Le mouton vendéen est-il une race laitière ?

La brebis vendéenne possède une production laitière jugée correcte pour élever ses agneaux, avec une croissance citée de 220 à 230 grammes par jour. La race n’est toutefois pas principalement sélectionnée pour le lait destiné à la consommation humaine. Son orientation première reste la production d’agneaux de boucherie bien conformés.

Pourquoi utilise-t-on des béliers vendéens avec d’autres brebis ?

Les béliers vendéens sont employés en croisement terminal pour améliorer la conformation et la croissance des agneaux issus de brebis rustiques. Dans ce type de croisement, les agneaux produits sont destinés à la viande et ne sont généralement pas conservés comme futurs reproducteurs dans le troupeau maternel.

Que mange un mouton vendéen ?

Son alimentation repose principalement sur l’herbe pâturée, complétée si nécessaire par du foin. En bergerie ou pendant certaines phases de croissance, l’éleveur peut ajouter des aliments concentrés. Les quantités dépendent de l’âge, de la gestation, de l’allaitement, de la qualité du fourrage et de l’objectif de production.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle couleur caractérise la toison du mouton vendéen ?
  2. 2.Quel est l’usage principal du mouton vendéen ?
  3. 3.À quelle époque les moutons venus des Flandres ont-ils influencé la race ?

Sources

  1. Wikipédia, article « Mouton vendéen » fr.wikipedia.org
  2. Races de France, portail des races françaises racesdefrance.fr
  3. Institut de l’élevage, ressources sur les filières et races ovines idele.fr

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