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Mouton des Landes de Bretagne

Le mouton des Landes de Bretagne est une ancienne population ovine rustique de la Bretagne historique, souvent noire et adaptée aux landes pauvres. Son histoire est attestée dans de nombreux ouvrages anciens, tandis que sa sauvegarde contemporaine reste liée à quelques troupeaux conservatoires.

Mis à jour le 4 min de lecture

Mouton des Landes de Bretagne
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une population ancienne des landes bretonnes
  3. Une silhouette adaptée aux terrains pauvres
  4. Une production liée à l’élevage extensif
  5. Une conservation freinée par la disparition des landes
  6. Où observer cette ancienne population ovine
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Bretagne historique, notamment Loire-Atlantique, Morbihan, Finistère, Côtes-d’Armor et Ille-et-Vilaine)
Toison
La toison est formée de mèches longues et lisses, avec une proportion notable de jarre, un poil plus grossier mêlé à la laine.
Robes
noire, brune, grise, blanche dans certains troupeaux sélectionnés
Usage d'origine
Élevage extensif sur les landes, les collines et certains marais de Bretagne historique, pour la viande et la laine.
Production
viande, laine
Effectifs
Race locale rare, dont la sauvegarde repose sur quelques troupeaux et sur la conservation de lignées présentant les caractères historiques.

Une population ancienne des landes bretonnes

Le mouton des Landes de Bretagne appartient aux anciennes populations ovines locales de la Bretagne historique. Les témoignages le situent surtout à l’ouest d’une ligne allant de Saint-Nazaire à Saint-Brieuc, dans les landes et les collines du Morbihan, du Finistère, des Côtes-d’Armor, d’Ille-et-Vilaine et de Loire-Atlantique. Avant la définition moderne des races, ces animaux formaient un ensemble régional variable, sans standard fixé.

Les ouvrages du XIXe siècle parlent d’un petit mouton breton à tête fine, généralement sans cornes, avec une toison noire, brune ou grise. En 1733, une carte fondée sur le mémoire de l’intendant Jean-Baptiste des Gallois de la Tour signale une forte concentration ovine entre Vannes et Saint-Nazaire, jusqu’à Josselin et Derval. En Loire-Atlantique, environ 200 000 moutons sont mentionnés en 1828.

Une silhouette adaptée aux terrains pauvres

Les descriptions anciennes présentent un animal de petite taille, à tête fine et le plus souvent dépourvue de cornes. Certains individus portaient toutefois des cornes à spires allongées. La toison pouvait être entièrement noire, brune ou grise, cette dernière teinte provenant du mélange de fibres noires et blanches. Ces caractères variaient selon les troupeaux et les régions.

La laine était décrite comme longue, lisse et mêlée d’une forte proportion de jarre. Cette fibre plus raide donnait une toison rustique, adaptée à un élevage peu spécialisé. Le troupeau conservé dans la Grande Brière Mottière a ensuite été sélectionné en blanc et sans cornes, ce qui le distingue des descriptions anciennes de la population noire des landes.

Une production liée à l’élevage extensif

Dans les landes bretonnes, ces moutons exploitaient une végétation pauvre que d’autres animaux valorisaient moins facilement. Les sources anciennes insistent sur leur sobriété et leur rusticité. Leur élevage fournissait de la viande et une laine grossière, dans des exploitations où les animaux vivaient largement dehors et recevaient des ressources variables selon la saison.

En Grande Brière Mottière, les moutons du Pays de Guérande séjournaient dans le marais pendant plus de la moitié de l’année, à la belle saison, lorsque les eaux se retiraient suffisamment. Aucun chiffre de production de laine, de viande ou de croissance propre à cette population n’est établi, et ces performances variaient selon les conditions d’élevage.

Une conservation freinée par la disparition des landes

Le défrichement des landes et la transformation des exploitations ont fortement réduit l’espace disponible pour ces moutons. En Loire-Atlantique, le cheptel ovin départemental, estimé à 300 000 têtes vers 1840, était tombé à moins de 100 000 en 1882. Les moutons noirs de petite race ont alors reculé au profit d’animaux plus adaptés aux terres cultivées ou introduits par le commerce.

Le dernier troupeau traditionnel connu se trouvait sur la Butte aux Pierres, dans les marais de la Grande Brière Mottière. Il a été redécouvert en 1976 par un agriculteur intéressé par le patrimoine rural local. La sélection pratiquée ensuite dans certains troupeaux, notamment pour obtenir des animaux blancs et sans cornes, montre pourquoi la sauvegarde doit conserver les caractères historiques et la diversité restante.

Où observer cette ancienne population ovine

La Grande Brière Mottière et le Pays de Guérande sont les territoires les plus directement associés à l’histoire récente du mouton des Landes de Bretagne. Des fermes patrimoniales, écomusées ou structures de conservation peuvent parfois présenter des moutons issus de populations locales. Leur présence change selon les années, les troupeaux et les choix des établissements.

Les salons agricoles et les manifestations consacrées aux races locales peuvent aussi présenter cette population, lorsque des éleveurs ou des conservatoires y participent. Avant une visite, vérifiez auprès de l’organisateur ou de la structure d’accueil le nom exact de la population présentée, car l’appellation mouton des Landes de l’Ouest est également utilisée dans certains documents.

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Questions fréquentes

Le mouton des Landes de Bretagne est-il toujours noir ?

La couleur noire est le caractère le plus souvent associé aux descriptions historiques, mais les sources mentionnent aussi des toisons brunes ou grises. Un troupeau de la Grande Brière Mottière a été sélectionné en blanc et sans cornes. La couleur observée aujourd’hui dépend donc de la lignée et des choix réalisés par les éleveurs.

Ce mouton peut-il vivre toute l’année dehors ?

Son histoire montre une bonne adaptation à l’élevage extensif dans les landes, les collines et les marais saisonniers. Cela ne dispense pas de prévoir une clôture sûre, un abri contre les intempéries, de l’eau propre, une alimentation adaptée et un suivi sanitaire. Les conditions locales, notamment l’humidité et la qualité des pâtures, restent déterminantes.

Quelle est la taille du mouton des Landes de Bretagne ?

Les sources disponibles le décrivent comme un petit mouton, mais elles ne donnent pas de mesure fiable au garrot ni de poids de référence. Il vaut mieux éviter d’appliquer les mensurations d’une autre race. Les animaux peuvent aussi différer selon les lignées conservées et les sélections pratiquées au fil du temps.

Pourquoi cette population est-elle devenue rare ?

La disparition progressive des landes, le recul de l’élevage ovin dans les exploitations et l’introduction d’animaux provenant d’autres populations ont réduit ses effectifs. En Loire-Atlantique, le cheptel ovin départemental est passé d’environ 300 000 têtes vers 1840 à moins de 100 000 en 1882. Quelques troupeaux ont ensuite contribué à conserver cette histoire locale.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle couleur est particulièrement associée aux descriptions historiques du mouton des Landes de Bretagne ?
  2. 2.Dans quel territoire le dernier troupeau traditionnel connu a-t-il été conservé ?
  3. 3.En quelle année ce troupeau a-t-il été redécouvert ?

Sources

  1. Wikipédia, « Mouton des Landes de Bretagne » fr.wikipedia.org
  2. Races de France, portail des races françaises racesdefrance.fr
  3. Institut de l’élevage, ressources sur les filières et les races animales idele.fr
  4. Région Pays de la Loire, ressources sur le patrimoine et les races animales régionales paysdelaloire.fr

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