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Mouton Charollais

Originaire du Charolais, le mouton Charollais est une race française sélectionnée pour la viande, la prolificité et l’aptitude des mères à allaiter leurs agneaux. Une brebis donne en moyenne 1,9 agneau par portée, tandis que sa croissance bénéficie d’une production laitière maternelle élevée.

Mis à jour le 4 min de lecture

Mouton Charollais
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race née dans le Charolais au XIXe siècle
  3. Un grand mouton blanc à la tête colorée
  4. Des agneaux à croissance rapide et des carcasses peu grasses
  5. Une sélection suivie par un organisme de race
  6. Où observer des moutons Charollais
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Charolais, Bourgogne)
Reconnaissance
Race reconnue en France depuis 1974 et gérée par l’organisme de sélection Mouton Charollais.
Poids
Environ 90 kg pour les brebis et 135 kg pour les béliers, avec des variations individuelles
Toison
Laine blanche, courte et fine, qui ne couvre ni la tête ni les pattes
Robes
blanche, avec tête rosée, blanche, avec tête ponctuée de gris, blanche, avec tête parfois teintée de rouge
Usage d'origine
Production d’agneaux de boucherie et amélioration des troupeaux par croisement
Production
viande, lait, laine
Effectifs
La race compte environ 10 000 brebis inscrites au livre généalogique, détenues par environ 150 éleveurs ; les effectifs globaux varient selon les sources et les critères de comptage.

Une race née dans le Charolais au XIXe siècle

Le mouton Charollais descend de brebis morvandelles élevées dans le Charolais, le Morvan et la Bresse. Au XIXe siècle, des éleveurs croisent ces brebis locales avec des béliers Leicester d’origine anglaise afin d’améliorer les aptitudes de leurs animaux. Le nom de mouton Charollais apparaît à cette époque, tandis que l’appellation de mouton de pays reste utilisée au début du XXe siècle.

Après la Première Guerre mondiale, les importations de Southdown fragilisent ses effectifs. Une sélection rigoureuse portant sur la conformation et la faible teneur en gras favorise son retour à partir des années 1950. Le nom Charollais est définitivement retenu en 1963, lors de la création du livre généalogique, puis la race est reconnue en 1974.

Un grand mouton blanc à la tête colorée

Le mouton Charollais porte une laine blanche, courte et fine, qui laisse la tête et les pattes dégagées. Sa tête est généralement rosée, avec parfois une teinte rouge ou de petits points gris. Ses oreilles sont fines, assez longues et de couleur comparable. Le front est large, avec des orbites bien espacées.

Son corps est long, musclé sur le dessus et large au niveau de la poitrine. Les épaules sont bien soudées, les gigots épais et les aplombs solides. Les béliers atteignent en moyenne 135 kg, tandis que les brebis pèsent autour de 90 kg. La taille au garrot n’est pas précisée de façon fiable.

Des agneaux à croissance rapide et des carcasses peu grasses

Cette race est principalement élevée pour la viande. Les mères sont réputées pour leur fertilité, leurs agnelages généralement faciles et leur bonne production laitière. La prolificité atteint en moyenne 1,9 agneau par portée. Les agneaux élevés en double gagnent environ 250 g par jour et ceux élevés seuls environ 300 g par jour, avec des variations selon l’alimentation et la conduite du troupeau.

À l’abattage, les carcasses présentent une bonne conformation et un rendement pouvant atteindre 55 %, avec une quantité de gras limitée. Les agneaux sont souvent engraissés au pâturage avec leur mère, puis abattus entre 110 et 120 jours, à un poids généralement compris entre 36 et 40 kg. La laine reste une production secondaire.

Une sélection suivie par un organisme de race

La sélection est gérée par l’OS Mouton Charollais. Environ 10 000 brebis sont inscrites au livre généalogique et réparties chez quelque 150 éleveurs, d’après les données citées. Ces chiffres concernent les animaux suivis dans le livre généalogique et ne correspondent pas nécessairement à la totalité des moutons Charollais présents en France.

Le programme de sélection cherche à maintenir la reproduction et l’allaitement des brebis tout en améliorant la croissance et la conformation bouchère. Des contrôles de performances sont réalisés en ferme, puis environ 230 béliers sont évalués individuellement en station. Les meilleurs peuvent être retenus pour la reproduction, notamment par insémination artificielle.

Où observer des moutons Charollais

Vous pouvez en observer dans des élevages ovins de Bourgogne, du Morvan et du Charolais, ainsi que dans plusieurs régions où la race s’est diffusée, notamment le Massif central, le Limousin, le Poitou-Charentes et le Sud-Ouest. Les visites dépendent de l’accord des éleveurs et des règles sanitaires en vigueur dans chaque exploitation.

La race peut aussi être présentée lors de manifestations agricoles, dont le Salon international de l’agriculture selon les éditions et les animaux sélectionnés. Des concours ou présentations régionales peuvent également réunir des reproducteurs. Pour préparer une visite, l’organisme de sélection ou une chambre d’agriculture locale peut indiquer les élevages ouverts au public.

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Questions fréquentes

Le mouton Charollais est-il adapté à la vie en plein air ?

Oui. Cette race rustique est souvent conduite en plein air ou en semi-plein air, avec un agnelage en fin d’hiver et des agneaux élevés au pâturage. Comme pour tous les moutons, il lui faut une clôture sûre, un abri contre les intempéries, de l’eau propre et un suivi sanitaire par un vétérinaire.

Combien d’agneaux une brebis Charollaise peut-elle avoir ?

La moyenne indiquée pour la race est de 1,9 agneau par portée. Une brebis peut donc avoir un ou plusieurs agneaux, selon son âge, sa fertilité et les conditions d’élevage. Les naissances multiples demandent une surveillance attentive, car les agneaux doivent recevoir suffisamment de lait et de colostrum.

Le mouton Charollais produit-il beaucoup de laine ?

Il porte une laine blanche, courte et fine, mais la race est surtout sélectionnée pour la viande et les qualités maternelles. La laine ne couvre ni la tête ni les pattes et constitue une production secondaire. La quantité récoltée varie selon l’animal, l’entretien et les pratiques de tonte.

Pourquoi utilise-t-on des béliers Charollais dans des croisements ?

Les béliers Charollais transmettent souvent une bonne conformation, une croissance rapide et des aptitudes bouchères recherchées. Ils peuvent donc être utilisés avec des brebis d’autres races pour améliorer les agneaux destinés à la viande. Le choix du croisement dépend de l’objectif de l’éleveur et des qualités du troupeau de départ.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région française le mouton Charollais est-il né ?
  2. 2.Quel est le poids moyen indiqué pour un bélier Charollais adulte ?
  3. 3.Quelle production caractérise principalement le mouton Charollais ?

Sources

  1. Wikipédia, article « Mouton Charollais » fr.wikipedia.org
  2. Races de France, portail des races françaises racesdefrance.fr
  3. Institut de l’élevage, ressources sur les filières et les races d’élevage idele.fr

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