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Mérinos d’Arles

Le Mérinos d’Arles est un mouton français rustique, façonné par les plaines sèches de la Crau et les pâturages alpins. Ses brebis produisent une toison blanche très fine, tandis que les agneaux constituent aujourd’hui la principale source de revenu des éleveurs.

Mis à jour le 4 min de lecture

Mérinos d'Arles
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race née dans le sud-est de la France
  3. Une toison qui couvre presque tout le corps
  4. Des agneaux et une laine fine
  5. Une population importante liée à la transhumance
  6. Observer la race dans son territoire
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (sud-est, Provence)
Reconnaissance
Race suivie par l’Organisme de sélection Races Ovines du Sud-Est, agréé par le ministère de l’Agriculture en 2010.
Poids
Brebis : 40 à 60 kg, souvent 50 à 55 kg ; béliers : 80 à 85 kg
Toison
Toison blanche très abondante, composée de mèches serrées et de laine fine, ondulée et longue.
Robes
blanche
Usage d'origine
Élevage transhumant pour les agneaux de boucherie et la laine
Production
viande, laine
Effectifs
La race compte environ 250 000 brebis en France, dont près de 90 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur ; 15 500 brebis étaient suivies en sélection dans 20 élevages en 2024.

Une race née dans le sud-est de la France

Le Mérinos d’Arles apparaît au XIXe siècle dans le sud-est de la France. Des brebis locales sont croisées avec des béliers mérinos espagnols afin d’améliorer la quantité et la finesse de la laine. La bergerie impériale d’Arles contribue fortement à sa diffusion à partir de 1804, dans le prolongement de l’expérience menée à la bergerie impériale de Rambouillet.

Le syndicat des éleveurs est créé en 1921 et fait introduire du sang de Mérinos du Châtillonnais pour améliorer le format et la précocité. La sélection est confiée au domaine du Merle à partir de 1928. Le flock-book, registre officiel de la race, est créé en 1946, puis l’UPRA est fondée en 1978 et reconnue en 1980.

Une toison qui couvre presque tout le corps

Ce mouton de taille moyenne présente une toison blanche particulièrement fournie. Elle recouvre le corps, le front, les joues et les pattes. Les mèches sont tassées et formées de brins longs, ondulés et très fins. Chez une femelle, la toison peut atteindre environ 3 kg ; chez un mâle, elle pèse souvent de 4,5 à 5 kg.

La tête possède un front court et assez large, avec un chanfrein légèrement busqué chez le bélier. Les oreilles sont petites et horizontales. Les béliers portent souvent des cornes en spirale, même si les sujets sans cornes sont de plus en plus recherchés pour faciliter la conduite du troupeau. Les brebis sont généralement dépourvues de cornes.

Des agneaux et une laine fine

La laine a longtemps constitué l’objectif principal de la sélection. Sa finesse moyenne est d’environ 21 micromètres, avec une variation signalée de 16 à 23 micromètres selon les animaux et les mesures. La baisse du prix de la laine a réduit son poids économique, mais cette production reste un complément dans les élevages. La viande d’agneau représente aujourd’hui la principale rémunération.

La race s’adapte aux grands troupeaux et aux écarts de température. Les agnelages ont souvent lieu en automne après le retour en plaine, puis les agneaux peuvent être finis en bergerie à 15 à 17 kg de carcasse. Ceux nés au printemps peuvent être vendus vers 5 à 7 mois, avec un poids vif d’environ 35 à 40 kg.

Une population importante liée à la transhumance

En France, l’effectif est estimé à environ 250 000 brebis, avec une forte concentration en Provence-Alpes-Côte d’Azur. La plaine de la Crau en rassemble environ 130 000. La race est aussi présente dans des départements voisins, notamment l’Ardèche, la Drôme, le Gard, l’Isère et la Savoie. Ces chiffres peuvent varier selon l’année et la méthode de comptage.

La sélection est coordonnée par l’Organisme de sélection Races Ovines du Sud-Est, qui regroupe aussi le Mourérous et la Préalpes du Sud. En 2024, 20 élevages et 15 500 brebis participaient au contrôle de performance. Le Mérinos d’Arles peut servir de support maternel aux Agneaux de Sisteron, Label Rouge et IGP, ainsi qu’à l’Agneau de l’Adret, Label Rouge.

Observer la race dans son territoire

Pour voir ces moutons, les occasions les plus naturelles se trouvent dans les élevages transhumants de Provence et lors de manifestations agricoles consacrées aux races régionales. La présence d’animaux dépend du calendrier des éleveurs et des organisateurs. Le Salon international de l’agriculture peut aussi présenter des races ovines françaises, selon l’édition et les animaux retenus.

Les écomusées, fermes pédagogiques et événements pastoraux des Alpes du Sud peuvent montrer la vie d’un troupeau, la tonte ou la préparation d’une transhumance. Avant une visite, vérifiez que le lieu accueille bien le public et présente cette race, car la composition des troupeaux varie d’une saison à l’autre.

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Questions fréquentes

Le Mérinos d’Arles peut-il vivre dans un petit jardin familial ?

Cette race est sélectionnée pour la vie en troupeau et les déplacements sur de grands parcours. Un jardin ne suffit généralement pas à couvrir ses besoins en espace, en herbe, en clôtures et en soins. Son élevage demande aussi une gestion de la tonte, de la reproduction et de la santé avec un professionnel habitué aux ovins.

Pourquoi les moutons Mérinos d’Arles transhument-ils ?

La transhumance leur permet de profiter de ressources différentes selon les saisons. Le troupeau passe l’été dans les estives alpines, revient en automne et en hiver dans la partie irriguée de la Crau, puis utilise les secteurs plus secs au printemps. Ce système permet un pâturage presque toute l’année.

La laine du Mérinos d’Arles est-elle très fine ?

Oui. Sa finesse moyenne est d’environ 21 micromètres, avec des valeurs rapportées entre 16 et 23 micromètres. La toison est blanche, dense et abondante. Elle garde un intérêt technique, même si la viande d’agneau est devenue la principale source de revenu des éleveurs.

Le Mérinos d’Arles est-il une race protégée ?

Il s’agit d’une race française suivie par un organisme de sélection officiel, avec une population d’environ 250 000 brebis. Les informations disponibles ne signalent pas de classement particulier comme race menacée. La sélection porte notamment sur les aptitudes maternelles, la conduite des troupeaux et la production d’agneaux.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le Mérinos d’Arles est-il principalement élevé ?
  2. 2.Quelle production a historiquement guidé la sélection de cette race ?
  3. 3.Où le troupeau passe-t-il généralement l’été ?

Sources

  1. Institut de l’élevage, ressources sur les filières et les races d’élevage idele.fr
  2. Races Ovines du Sud-Est, organisme de sélection races-ovines-sud-est.com

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