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Manech tête rousse

Originaire du Pays basque français, la Manech tête rousse est une brebis laitière reconnaissable à sa tête rousse et à sa laine blanche. Son lait, riche en matière grasse et en protéines, participe à la fabrication de l’AOP Ossau-Iraty, fromage emblématique des Pyrénées.

Mis à jour le 4 min de lecture

Manech tête rousse
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race ancienne du Pays basque
  3. Une brebis blanche à la tête rousse
  4. Un lait utilisé pour l’Ossau-Iraty
  5. Une sélection organisée depuis 1975
  6. Où observer la Manech tête rousse
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Pays basque français, Pyrénées occidentales)
Reconnaissance
Race ovine française officiellement reconnue par le ministère de l’Agriculture en 1970.
Taille
Environ 60 cm au garrot
Poids
45 à 50 kg pour la brebis, environ 70 kg pour le bélier
Toison
Toison de laine blanche à longues mèches pendantes, généralement de 25 à 30 cm, avec un léger ton roussâtre au collier.
Robes
blanche avec tête et pattes rousses
Usage d'origine
Élevage laitier en montagne et sur les coteaux du Pays basque
Production
lait, viande, laine
Effectifs
La population est estimée à environ 200 000 brebis, principalement au Pays basque français ; les effectifs peuvent varier selon les sources et les années.

Une race ancienne du Pays basque

La Manech tête rousse appartient aux races ovines pyrénéennes à laine tombante. Elle est élevée depuis très longtemps dans la partie occidentale des Pyrénées, notamment au Pays basque français. Son origine précise reste discutée : certains la considèrent comme autochtone, tandis que d’autres évoquent des introductions anciennes venues d’autres régions. Les connaissances disponibles ne permettent pas de trancher définitivement cette question.

La race se distingue nettement des autres brebis pyrénéennes et ne présente pas les caractères typiques d’une influence mérinos. Elle a été officiellement reconnue par le ministère de l’Agriculture en 1970. Son programme de sélection a commencé en 1975, afin d’améliorer la production laitière tout en conservant les qualités d’élevage recherchées dans la région.

Une brebis blanche à la tête rousse

La toison est blanche et formée de longues mèches pendantes, souvent longues de 25 à 30 cm. Elle laisse la tête et le bas des pattes dégagés, ce qui fait ressortir la teinte rousse de ces parties. Le collier peut présenter une nuance légèrement roussâtre. Cette laine tombante donne à l’animal une silhouette reconnaissable parmi les troupeaux pyrénéens.

La Manech tête rousse est dépourvue de cornes. Sa tête possède un chanfrein long et étroit, avec des oreilles pendantes. Son corps est allongé, porté par des membres puissants, et ses gigots sont plutôt plats. La mamelle très développée, parfois d’aspect globuleux, correspond à sa vocation de brebis laitière. La brebis mesure environ 60 cm et pèse 45 à 50 kg ; le bélier atteint environ 70 kg.

Un lait utilisé pour l’Ossau-Iraty

La Manech tête rousse est la race ovine laitière la plus productive des Pyrénées. Une brebis produit environ 240 litres de lait pendant 163 jours de lactation. Ces valeurs peuvent varier selon l’alimentation, le troupeau et les conditions d’élevage. Le lait est riche, avec environ 7,39 % de matière grasse et 5,37 % de protéines, deux éléments utiles à la transformation fromagère.

Son lait entre notamment dans la fabrication de l’AOP Ossau-Iraty, un fromage de brebis du Pays basque et du Béarn. Les agneaux sont généralement sevrés vers 35 jours, puis la traite commence. Les agnelages se déroulent surtout de la fin octobre au début novembre, tandis que la collecte du lait peut s’étendre de décembre à juillet. Certains agneaux sont engraissés en Espagne, d’autres sur place sous le label rouge Agneau de lait des Pyrénées.

Une sélection organisée depuis 1975

Le programme de sélection créé en 1975 est coordonné par l’UPRA des races ovines laitières des Pyrénées, avec la coopérative d’insémination et le contrôle laitier. Il s’appuie sur le suivi d’environ 56 000 brebis. Des béliers sont évalués dans des conditions comparables, puis certains sont testés sur descendance pour mesurer la production et la composition du lait transmises à leurs filles.

La sélection utilise aussi largement l’insémination artificielle afin de diffuser la semence des meilleurs béliers dans les élevages sélectionneurs. Le schéma permettrait un progrès génétique moyen d’environ 3,6 litres de lait par brebis et par lactation. Avec environ 200 000 brebis, la race reste principalement concentrée dans les zones productives du Pays basque français.

Où observer la Manech tête rousse

Pour observer cette race dans son environnement d’élevage, les coteaux de Basse-Navarre et de basse Soule constituent les secteurs les plus caractéristiques. Ces territoires bénéficient d’un climat doux et humide qui favorise la pousse de l’herbe. Les troupeaux sont conduits dans des exploitations ovines laitières, avec une transhumance parfois courte de trois à quatre mois, ou sans transhumance.

Des animaux peuvent aussi être présentés lors de manifestations agricoles et de salons d’élevage, notamment lorsque les races ovines françaises sont mises à l’honneur. La présence varie selon les années et les organisateurs. Pour une visite en ferme, renseignez-vous auprès d’un office de tourisme local, d’une chambre d’agriculture ou d’une structure d’élevage avant de vous déplacer.

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Questions fréquentes

La Manech tête rousse est-elle une brebis facile à reconnaître ?

Oui. Sa tête et le bas de ses pattes sont roux, tandis que sa toison reste blanche avec de longues mèches pendantes. Elle n’a pas de cornes et possède des oreilles tombantes. Sa silhouette allongée et sa mamelle très développée correspondent à son rôle de brebis laitière pyrénéenne.

Le lait de cette brebis sert-il vraiment à fabriquer l’Ossau-Iraty ?

Oui. Le lait de la Manech tête rousse fait partie des laits utilisés pour produire l’AOP Ossau-Iraty, avec ceux d’autres races ovines autorisées dans l’aire de l’appellation. Il est particulièrement riche, avec environ 7,39 % de matière grasse et 5,37 % de protéines selon les données citées.

Cette brebis peut-elle vivre toute l’année en montagne ?

Elle résiste bien à la pluie, à la neige et aux variations de température. En revanche, les longues marches sur des pentes difficiles lui conviennent moins. Dans les élevages, la transhumance est souvent courte, durant environ trois à quatre mois, ou absente. Les conditions dépendent du relief, du troupeau et du système d’exploitation.

Peut-on détenir une Manech tête rousse comme animal de compagnie ?

La race est avant tout sélectionnée pour la production laitière et vit en troupeau. Un mouton a besoin d’espace, d’herbe, d’un abri, de soins réguliers et de la compagnie d’autres ovins. Avant toute acquisition, vérifiez les règles locales, les possibilités de soins vétérinaires et les obligations applicables à la détention de moutons.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle couleur caractérise la tête de la Manech tête rousse ?
  2. 2.Quel produit bénéficie notamment du lait de cette race ?
  3. 3.Quand les agnelages ont-ils généralement lieu ?

Sources

  1. Wikipédia, « Manech tête rousse » fr.wikipedia.org
  2. Races de France, portail des races françaises racesdefrance.fr
  3. Institut de l’élevage, ressources sur les filières et les races d’élevage idele.fr

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