Île-de-France
Sélectionnée près de Paris à partir de 1840, l’Île-de-France associe une conformation bouchère marquée, une bonne prolificité et une laine fine. Ses béliers, qui pèsent généralement de 110 à 150 kg, sont aussi utilisés pour améliorer des troupeaux d’autres races.
Mis à jour le 4 min de lecture

Sommaire9 parties
Carte d’identité
Race française- Origine
- France (région parisienne et bassin parisien)
- Reconnaissance
- Race ovine française de sélection présente dans les répertoires professionnels de Races de France et de l’Institut de l’élevage.
- Poids
- Bélier : 110 à 150 kg ; brebis : 70 à 90 kg
- Toison
- Toison blanche, dense et étendue, composée d’une laine fine, souple et grasse au toucher.
- Robes
- blanche
- Usage d'origine
- Sélection d’agneaux de boucherie et amélioration des troupeaux par croisement
- Production
- viande, laine
- Effectifs
- Environ 250 000 brebis étaient recensées en France en 2005, avec une estimation de 200 000 à 300 000 ; cette donnée ancienne ne constitue pas un effectif actuel.
Une race née près de Paris au XIXe siècle
La sélection commence à partir de 1840 à l’École nationale vétérinaire d’Alfort, près de Paris. Les éleveurs croisent des brebis Mérinos de Rambouillet avec des béliers Dishley, une race anglaise aussi appelée New Leicester dans les pays anglo-saxons. Les travaux sont notamment guidés par Charles-Auguste Yvart, inspecteur général des écoles vétérinaires et des bergeries de l’État.
Le troupeau souche est ensuite transféré à l’école d’agronomie de Grignon. La race est alors appelée race d’Alfort, race de Grignon ou Dishley-Mérinos. Elle reçoit son nom définitif d’Île-de-France en 1922, après sa diffusion dans les exploitations agricoles du bassin parisien. Des exportations ont ensuite permis son implantation dans plusieurs dizaines de pays.
Un grand mouton blanc au corps puissant
L’Île-de-France présente un corps ample et long, une poitrine ouverte, un dos large et droit, ainsi qu’une croupe horizontale. Sa cuisse est musclée et son gigot descend bas, deux caractéristiques recherchées chez une race destinée à la production de viande. Les membres sont solides, avec des aplombs réguliers, un canon vertical et un jarret fort.
La tête possède un nez large, des lèvres épaisses et des oreilles moyennes à grandes, horizontales ou légèrement dressées. La toison blanche couvre largement le corps, remonte sur la tête jusqu’aux orbites et descend sur les membres postérieurs jusqu’au jarret. La laine est fine, souple et onctueuse ; le suint blanc est recherché.
Des agneaux de boucherie précoces
Cette race est classée parmi les races ovines à viande améliorées. Elle est utilisée pour produire des agneaux de bergerie, parfois appelés agneaux de lait, agneaux de 100 jours, agneaux blancs ou agneaux de Paris. Leur conformation bouchère est recherchée pour des mises en marché en hiver et au printemps, selon le calendrier de l’élevage.
Les résultats du contrôle des performances rapportés pour 2009 indiquent une prolificité de 155,2 % chez les brebis jusqu’à 19 mois et de 169,7 % chez celles de plus de 19 mois, après œstrus naturel. Le gain moyen quotidien des mâles simples âgés de 30 à 70 jours atteignait 360 g dans les élevages de sélection contrôlés.
Une race sélectionnée et utilisée en croisement
En 2005, l’effectif français était estimé à environ 250 000 brebis, avec une fourchette de 200 000 à 300 000. À cela s’ajoutaient 100 000 à 150 000 brebis issues de croisements entre des béliers Île-de-France et des brebis d’autres races. Ces chiffres sont anciens et ne permettent pas de décrire l’effectif actuel.
La race est surtout élevée dans le nord et le centre de la France, notamment en Picardie, en Champagne-Ardenne, en Bourgogne et dans la région Centre. Des béliers sont employés sur des brebis rustiques, en particulier dans le sud, afin d’obtenir des agneaux croisés destinés à la viande ou des agnelles conservées pour la reproduction.
Où observer des moutons Île-de-France
Vous pouvez en voir dans des élevages ovins de sélection, lors de présentations de races dans les salons agricoles et dans certaines fermes pédagogiques. La présence de la race dépend des années et des animaux présentés ; les organisateurs ou les éleveurs peuvent confirmer la participation avant votre visite.
Des écomusées agricoles et des fermes de conservation présentent parfois des races ovines françaises, selon leur programme. Observez les animaux à distance, sans entrer dans les enclos ni donner de nourriture. Un mouton adulte peut être lourd et puissant, même lorsqu’il semble calme auprès du troupeau.
D’autres races de moutons
Mouton d’OuessantFrance (Bretagne, île d’Ouessant, Finistère)Race française
BoulonnaisFrance (Boulonnais, Pas-de-Calais)Race française
Thônes et MarthodFrance (Savoie et Haute-Savoie)Race française
SolognoteFrance (Sologne, Berry et Val de Loire)Race française
Manech tête noireFrance (Pays basque, Pyrénées-Atlantiques)Race française
LacauneFrance (sud-ouest du Massif central, notamment Aveyron et Tarn)Race française
Questions fréquentes
L’Île-de-France est-elle originaire de la région parisienne ?
Oui. Sa sélection commence près de Paris, à l’École nationale vétérinaire d’Alfort, à partir de 1840. Le troupeau souche est ensuite transféré à Grignon. La race se diffuse dans les exploitations du bassin parisien avant de prendre officiellement le nom d’Île-de-France en 1922.
Cette race convient-elle à un particulier qui veut quelques moutons ?
Elle peut vivre en plein air, en semi-plein air ou en bergerie, mais son grand format demande des clôtures solides, un terrain adapté, de l’eau et un suivi sanitaire régulier. Pour un petit terrain familial, demandez conseil à un vétérinaire rural ou à un éleveur avant l’achat.
L’Île-de-France produit-elle du lait pour la consommation humaine ?
La brebis possède une bonne valeur laitière pour allaiter ses agneaux, ce qui soutient leur croissance. La race est toutefois principalement sélectionnée pour la production de viande et de laine. Le volume laitier destiné à la consommation humaine n’est pas documenté de façon fiable.
Pourquoi utilise-t-on ses béliers avec des brebis d’autres races ?
Les béliers transmettent une bonne conformation bouchère, une croissance intéressante et un potentiel adapté à la production d’agneaux. En croisement avec des brebis rustiques, les agneaux peuvent être engraissés pour la viande. Certaines agnelles croisées sont aussi conservées pour poursuivre un programme de croisement.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Wikipédia, « Île-de-France (race ovine) » fr.wikipedia.org
- Races de France, répertoire des races françaises racesdefrance.fr
- Institut de l’élevage, ressources sur les filières et races d’élevage idele.fr
Mis à jour le .
