Castillonnaise
La Castillonnaise est une petite brebis des Pyrénées centrales, reconnaissable à sa laine blanche et à ses marques rouge cuivre sur la tête et les pattes. Race de montagne résistante et marcheuse, elle produit des agneaux légers, vendus jeunes pour être ensuite engraissés.
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Sommaire9 parties
Carte d’identité
Race française- Origine
- France (Castillonnais, Ariège, Pyrénées centrales)
- Reconnaissance
- Race suivie par l’UPRA ovine des Pyrénées Centrales et recensée parmi les races ovines françaises à faible effectif.
- Taille
- Brebis : 50 à 65 cm ; bélier : 60 à 70 cm
- Poids
- Brebis : 45 à 55 kg ; bélier : 60 à 70 kg
- Toison
- Laine blanche, frisée et assez grossière, avec une bonne protection contre les conditions de la montagne.
- Robes
- Blanche, tête tachetée de rouge cuivre, pattes tachetées de rouge cuivre
- Usage d'origine
- Élevage de brebis allaitantes et production d’agneaux destinés à la viande.
- Production
- viande, laine
- Effectifs
- Race à faible effectif : environ 2 000 animaux étaient recensés en 2004, dont 1 200 brebis et 40 béliers inscrits au registre.
Une brebis née dans le Castillonnais
La Castillonnaise appartient aux races pyrénéennes à laine frisée des Pyrénées centrales. Son berceau se situe dans le Castillonnais, autour de Castillon-en-Couserans, à l’ouest de l’Ariège. Le nom de la race apparaît en 1907, à côté de celui de la Tarasconnaise, une autre brebis ariégeoise. Cette origine locale explique son adaptation aux reliefs et aux pâturages de montagne.
Au XIXe siècle, sa viande était réputée. Les croisements destinés à augmenter la taille des animaux ont ensuite favorisé la Tarasconnaise, dont les gigots répondaient davantage aux attentes de certains acheteurs. La Castillonnaise a aussi subi des croisements non organisés, entraînant une forte diminution de ses effectifs au cours du XXe siècle.
Une petite brebis à tête rouge cuivre
La Castillonnaise est une brebis de taille réduite. Les femelles mesurent environ 50 à 65 cm et pèsent 45 à 55 kg. Les béliers atteignent environ 60 à 70 cm pour 60 à 70 kg. Chez le mâle, les cornes se développent en spirales étirées. La femelle est motte, terme d’élevage qui signifie qu’elle ne porte pas de cornes.
La peau est grise et la toison blanche. La tête et les pattes portent des taches rouge cuivre, une caractéristique à l’origine de son autre appellation, « tête rouge ». Sa laine est frisée et grossière. Elle protège efficacement le corps pendant la vie dehors, lorsque les animaux parcourent les pâturages pyrénéens.
Des agneaux vendus jeunes pour la viande
La Castillonnaise est principalement élevée pour sa viande. Elle produit des agneaux de lait légers en automne, puis les jeunes sont engraissés pendant l’hiver. Dans son terroir, les pâturages ne permettent pas toujours de garder les agneaux en estive. La vente intervient donc assez tôt, avant que les animaux ne consomment une trop grande quantité de foin, ressource parfois limitée.
Les agneaux sont généralement vendus vers l’âge de deux mois, lorsqu’ils pèsent environ 18 à 22 kg. Ils peuvent ensuite être engraissés en Espagne. La race fournit aussi de la laine, mais celle-ci est décrite comme grossière et sa valeur principale tient à sa fonction protectrice. Les brebis sont adaptées à la marche et aux conditions de la montagne.
Une race conservée avec un petit noyau reproducteur
Les effectifs sont passés d’environ 50 000 animaux en 1929 à environ 2 000 en 2004. Cette dernière estimation comprenait 1 200 brebis et 40 béliers inscrits au registre généalogique. Le registre existe depuis 1982 et sa gestion est assurée par l’UPRA ovine des Pyrénées Centrales. Les chiffres disponibles sont anciens et ne permettent pas de décrire précisément l’effectif actuel.
Plusieurs mesures de conservation ont été mises en place. La semence de 12 béliers a été stockée, des jeunes mâles sont sélectionnés pour rejoindre un centre de sélection et les accouplements sont organisés par familles et rotations. Cette gestion cherche à maintenir la diversité génétique et à limiter la consanguinité dans une population réduite.
Où observer la Castillonnaise
Pour voir cette race, le meilleur repère géographique reste le Castillonnais, dans l’ouest de l’Ariège, où se trouve son berceau historique. Des animaux peuvent aussi être présentés lors de manifestations agricoles consacrées aux races locales et à l’élevage pyrénéen. Les participations changent selon les années, il est donc nécessaire de vérifier le programme de chaque événement avant de se déplacer.
Les salons agricoles, les écomusées et certaines fermes de conservation peuvent présenter des races ovines à faible effectif. La Castillonnaise étant peu nombreuse, sa présence n’est pas garantie. Un écomusée ou une structure d’élevage qui la conserve peut également expliquer son histoire, ses particularités physiques et les méthodes utilisées pour préserver la race.
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Questions fréquentes
Comment reconnaître une Castillonnaise ?
Vous pouvez l’identifier grâce à sa petite taille, sa laine blanche et ses marques rouge cuivre sur la tête et les pattes. La brebis est sans cornes. Le bélier porte des cornes en spirales étirées. La peau, visible sur les zones peu lainées, est grise.
La Castillonnaise est-elle adaptée à la montagne ?
Oui. Cette race pyrénéenne est décrite comme marcheuse et résistante. Sa laine frisée et grossière protège son corps en plein air, notamment pendant la vie en estive. Les ressources disponibles dans les pâturages restent toutefois déterminantes pour organiser l’alimentation et la vente des agneaux.
Que deviennent ses agneaux ?
Les agneaux naissent dans un système orienté vers la viande. Ils sont produits à l’automne, puis vendus vers deux mois, à environ 18 à 22 kg. Ils peuvent ensuite être engraissés en Espagne. Dans les pâturages pauvres, cette vente précoce limite la consommation de foin pendant l’hiver.
La Castillonnaise est-elle une race menacée ?
Elle est considérée comme une race ovine française à faible effectif. Environ 2 000 animaux étaient recensés en 2004, dont 1 200 brebis et 40 béliers inscrits. Des stocks de semence et une organisation des accouplements contribuent à préserver ses ressources génétiques.
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Sources
- Wikipédia, « Castillonnaise (race ovine) » fr.wikipedia.org
- Institut de l’élevage, ressources sur les races animales et l’élevage idele.fr
- Races de France, ressources sur les races françaises racesdefrance.fr
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