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Que voir dans la nature en janvier ?

En janvier, les oiseaux hivernants se concentrent près des haies, des étangs et des mangeoires, tandis que les nuits humides réveillent parfois grenouilles et salamandres. Une sortie familiale permet aussi d’entendre la chouette hulotte, de repérer un renard et d’observer les premiers insectes actifs, avec une mise à jour au 8 octobre 2026.

Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire8 parties
  1. Les oiseaux visibles près des haies et des étangs
  2. Les mammifères profitent des heures calmes
  3. Une météo douce peut réveiller les petites bêtes
  4. Ce que janvier fait entendre
  5. Une sortie familiale autour d’une mare ou d’un bois
  6. Questions fréquentes
  7. Testez-vous
  8. Sources

Les oiseaux visibles près des haies et des étangs

Les haies, vergers et lisières abritent les espèces sédentaires, comme le rougegorge familier, la mésange charbonnière, le troglodyte mignon et le merle noir. Dans les campagnes ouvertes, cherchez le pinson du Nord, souvent mêlé aux pinsons des arbres. Les graines tombées au sol attirent aussi le tarin des aulnes et, certaines années, le jaseur boréal, visiteur irrégulier du nord de l’Europe.

Les étangs, marais et grands lacs rassemblent des canards colverts, sarcelles d’hiver, foulques et grèbes. Les oiseaux y trouvent une eau libre et des zones où se nourrir malgré le froid. En janvier, il s’agit surtout d’hivernage, avec des déplacements entre plans d’eau selon la météo et le gel, plutôt que d’une grande migration visible comme au printemps.

  • Cherchez les silhouettes sur l’eau avant de vous approcher de la berge.
  • Écoutez le chant du rougegorge dans les jardins et les sous-bois clairs.
  • Observez les regroupements de canards aux heures calmes, sans les nourrir avec du pain.
  • Utilisez des jumelles plutôt que de franchir une roselière ou une clôture.

Les mammifères profitent des heures calmes

Le renard roux reste actif tout l’hiver. Vous pourrez repérer ses empreintes dans la boue ou la neige, avec quatre doigts visibles et une trace allongée, ou apercevoir sa silhouette à la lisière d’un bois. Il chasse surtout les petits rongeurs et les oiseaux affaiblis, sans constituer une menace pour une personne qui garde ses distances.

Dans les bois, le chevreuil laisse parfois des traces près des jeunes pousses, tandis que le sanglier retourne la terre à la recherche de racines et de larves. Les chauves-souris sont généralement cachées dans leurs gîtes d’hibernation. N’entrez pas dans une grotte, une cave ou un bâtiment occupé, car un réveil répété leur fait consommer des réserves précieuses.

  • Empreintes de renard dans la boue, la neige ou le sable humide.
  • Traces de fouissage du sanglier dans les sous-bois.
  • Chevreuil aperçu aux lisières avant le lever du soleil.
  • Gîtes de chauves-souris laissés tranquilles pendant l’hibernation.

Une météo douce peut réveiller les petites bêtes

Après plusieurs jours doux, surtout lors d’une soirée pluvieuse, les grenouilles rousses et les crapauds communs peuvent rejoindre une mare pour se reproduire. Dans certaines régions, des salamandres tachetées sortent également sur les chemins forestiers humides. La période varie avec l’altitude, la température et les pluies. Regardez où vous posez les pieds, sans manipuler les animaux.

Les insectes sont rares, mais janvier ne signifie pas leur disparition complète. Une journée ensoleillée peut faire sortir une reine de bourdon, une coccinelle cachée sous des feuilles ou quelques moucherons près d’une zone humide. Les papillons adultes restent exceptionnels en plein hiver, même si certaines chenilles et chrysalides poursuivent leur développement à l’abri de la végétation.

  • Mares, fossés et sous-bois humides après une pluie douce.
  • Salamandres sur les feuilles mortes et les pierres mouillées.
  • Bourdons en recherche de fleurs lors des après-midi les plus chauds.
  • Coccinelles hivernant sous l’écorce, dans les anfractuosités ou les abris naturels.

Ce que janvier fait entendre

La chouette hulotte peut chanter dès la tombée de la nuit, particulièrement pendant les périodes calmes de l’hiver. Son hululement porte loin, mais il est difficile de localiser l’oiseau. Le hibou moyen-duc, le grand-duc d’Europe et la chevêche d’Athéna peuvent aussi vocaliser selon les régions. Un chant entendu ne justifie jamais d’éclairer ou de poursuivre l’animal.

Chez les mammifères, janvier correspond souvent à la période des amours du renard roux. Des cris aigus peuvent surprendre près des bois ou des villages. Les amphibiens commencent leur reproduction dans les secteurs les plus doux, tandis que les oiseaux hivernants attendent généralement le printemps pour nicher. Le froid ralentit les comportements, mais il ne suspend pas toute activité animale.

  • Hululement de la chouette hulotte dans les bois et les parcs arborés.
  • Cris du renard roux durant les nuits calmes.
  • Premiers chants d’amphibiens près des mares en période douce.
  • Déplacements de canards et d’oies entre plusieurs zones humides.

Une sortie familiale autour d’une mare ou d’un bois

Choisissez un sentier public près d’une mare, d’un étang ou d’une lisière, puis partez environ une heure en fin d’après-midi. Emportez des vêtements chauds, des chaussures antidérapantes, une lampe utilisée seulement sur le chemin et des jumelles si vous en avez. Un carnet permet aux enfants de dessiner une empreinte, une plume ou la silhouette d’un oiseau sans rien ramasser.

Restez sur les passages autorisés et gardez le chien attaché dans les secteurs où la réglementation le demande, notamment près des zones d’hivernage. Les oiseaux sauvages, amphibiens, reptiles et nombreux mammifères bénéficient d’une protection en France : ne les capturez pas, ne les détenez pas et ne déplacez pas leurs œufs. Un animal sauvage blessé doit être signalé à un centre de soins pour la faune sauvage ou à l’OFB.

  • Avant de partir : vérifiez la météo, l’ouverture du site et les règles locales.
  • Sur place : écoutez une minute en silence avant de chercher les animaux.
  • Pour les enfants : comptez les espèces observées sans les approcher davantage.
  • Au retour : nettoyez les semelles si vous avez visité plusieurs mares, afin de limiter la circulation d’agents infectieux.

Questions fréquentes

Peut-on observer des oiseaux migrateurs en janvier ?

Oui. De nombreuses espèces venues du nord ou de l’est de l’Europe hivernent en France, notamment des pinsons du Nord, grives mauvis, canards et oies. Leur présence varie selon la météo et les ressources disponibles. Les grands déplacements de retour commencent surtout à la fin de l’hiver et au printemps.

Que faire si je trouve un animal sauvage affaibli ?

Ne lui donnez ni nourriture ni médicament et ne le gardez pas chez vous. Éloignez les enfants et les animaux domestiques, puis contactez rapidement un centre de soins pour la faune sauvage ou l’OFB. Si une personne est mordue ou exposée à un danger, appelez immédiatement le 15 ou le 112.

Peut-on aider les amphibiens qui traversent une route ?

La priorité est votre sécurité : ne vous engagez jamais sur une chaussée dangereuse et ne bloquez pas la circulation. Dans un secteur connu, signalez la présence d’amphibiens à la commune ou à une association locale. Les espèces sauvages sont protégées, leur capture et leur transport sont encadrés par la réglementation.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel animal peut chanter pendant une nuit de janvier ?
  2. 2.Quelle météo favorise souvent la sortie des amphibiens en janvier ?
  3. 3.Quel comportement respecte le mieux la faune sauvage ?

Sources

  1. Office français de la biodiversité, portail de l’OFB ofb.gouv.fr
  2. Ligue pour la protection des oiseaux, portail de la LPO lpo.fr
  3. Société française pour l’étude et la protection des mammifères, portail de la SFEPM sfepm.org
  4. MNHN et INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr

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