Que voir dans la nature en décembre ?
En décembre, la nature paraît calme, pourtant les étangs accueillent des oiseaux venus du nord, les renards commencent leur période de reproduction et les nuits douces réveillent quelques amphibiens. Une promenade courte, menée lentement et sans déranger les animaux, permet aussi de repérer des traces, des chants et des insectes abrités.
Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire8 parties
- Les oiseaux hivernants près de l’eau et dans les champs
- Les mammifères se repèrent souvent par leurs indices
- Les nuits douces réveillent amphibiens et insectes
- Les migrations se terminent, tandis que certains animaux se reproduisent
- Une sortie familiale autour d’un étang ou d’une lisière
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Les oiseaux hivernants près de l’eau et dans les champs
Les étangs, les lacs, les estuaires et les côtes deviennent de bons postes d’observation en décembre. Canards, foulques, grèbes, hérons et oies peuvent y passer l’hiver après avoir quitté les régions nordiques. Dans les haies et les vergers, le merle, le rouge-gorge, le pinson du Nord et les grives se nourrissent de baies, de graines ou de petits invertébrés.
Le vanneau huppé, la bécassine des marais et le pluvier doré fréquentent les prairies humides lorsque les conditions leur conviennent. Les effectifs changent selon la météo et la région. Après une vague de froid, des oiseaux se rapprochent des zones côtières ou des jardins. Une longue-vue aide à garder une distance respectueuse, surtout près des dortoirs et des roselières.
- Observer les canards depuis un chemin balisé, sans entrer dans les roselières.
- Chercher les grives dans les haies chargées de baies.
- Surveiller les groupes d’oiseaux au bord des vasières à marée basse.
- Éviter de nourrir les oiseaux sauvages avec du pain.
Les mammifères se repèrent souvent par leurs indices
Le renard roux devient plus actif à la tombée du jour et peut lancer des cris brefs pendant sa période de reproduction, généralement située entre décembre et février selon les régions. Vous aurez davantage de chances de voir un animal en lisière, sur un chemin forestier calme ou dans une campagne peu éclairée. Gardez vos distances et ne le suivez jamais.
La neige rend les empreintes faciles à lire, lorsqu’elle est présente. Sur un sol humide, cherchez aussi les traces de chevreuil, de sanglier, de blaireau ou de lièvre, ainsi que les crottes et les passages dans l’herbe. Le hérisson dort généralement à cette saison. Une chauve-souris immobile dans un abri doit rester tranquille, car son réveil consomme des réserves précieuses.
- Une empreinte de chevreuil montre deux doigts allongés et rapprochés.
- Le sanglier laisse souvent un sillon marqué par ses deux doigts principaux.
- Les coulées sont des passages répétés dans la végétation.
- Ne touchez jamais un animal sauvage trouvé dans un abri.
Les nuits douces réveillent amphibiens et insectes
Après une pluie, une soirée sans gel et peu venteuse peut faire sortir la salamandre tachetée, le crapaud commun ou certains tritons. Leur activité dépend fortement de l’altitude, de la température et de l’humidité. Dans plusieurs régions, des amphibiens commencent déjà leurs déplacements vers les mares. Utilisez une lampe dirigée vers le sol et contournez les animaux sans les toucher.
Les insectes se cachent dans les écorces, les tas de bois, les fissures des murs et la litière. Des papillons comme le paon-du-jour, la petite tortue ou le citron peuvent hiverner à l’abri, tandis que des coccinelles se regroupent parfois dans un bâtiment. Les adultes du cheimatobie, un papillon hivernal, peuvent aussi apparaître sur les troncs ou près des lumières.
- Sortir après la pluie, lorsque la température reste douce.
- Regarder sous les feuilles sans retourner les pierres ni déplacer le bois.
- Ne pas photographier les amphibiens avec un flash à très courte distance.
- Laisser les abris occupés en place jusqu’au printemps.
Les migrations se terminent, tandis que certains animaux se reproduisent
En décembre, la grande migration d’automne est généralement achevée, mais les paysages accueillent encore des oiseaux venus passer l’hiver. Les déplacements continuent au gré du gel, du vent et de la disponibilité des graines. Les grives mauvis, les vanneaux et certains canards peuvent être plus nombreux certaines années. Ces variations naturelles expliquent pourquoi une espèce est visible un hiver et rare le suivant.
Chez les mammifères, le renard roux se rapproche de la période des accouplements. La chouette hulotte, elle, peut déjà défendre son territoire et répondre à la tombée de la nuit. Les amphibiens attendent souvent des conditions humides favorables avant de rejoindre une mare. En forêt, écoutez à distance et évitez les chemins fréquentés par les animaux au crépuscule.
- La présence d’un oiseau hivernant ne signifie pas qu’il niche dans la région.
- Les cris du renard peuvent surprendre, surtout dans un village proche d’un bois.
- La chouette hulotte chante souvent avant minuit, puis de nouveau avant l’aube.
- Les amphibiens se déplacent davantage par nuits humides et douces.
Une sortie familiale autour d’un étang ou d’une lisière
Choisissez un site accessible, avec un sentier autorisé, un point d’eau et une haie ou une lisière. Partez environ une heure en journée, avec des chaussures imperméables, des vêtements chauds et des jumelles si vous en avez. Chaque personne peut chercher un indice différent : une plume, une empreinte, un chant ou un fruit grignoté, sans rien ramasser.
Restez groupés, marchez lentement et tenez les chiens en laisse lorsque la réglementation du site l’impose, notamment près des zones sensibles. Ne pénétrez pas dans les roselières, les terriers ou les tas de bois. Les animaux sauvages et leurs nids sont souvent protégés : capture, détention et dérangement peuvent être interdits. En cas d’animal blessé, contactez un centre de soins pour la faune sauvage.
- Avant le départ, consulter la météo et les horaires de marée si la sortie est côtière.
- Prévoir une lampe pour le retour, sans éclairer directement les animaux.
- Noter la date, le lieu et l’espèce observée dans un carnet.
- Quitter le site avant la nuit si le groupe ne connaît pas le chemin.
Questions fréquentes
Peut-on nourrir les oiseaux sauvages en décembre ?
Le nourrissage n’est pas nécessaire partout et peut favoriser les maladies ou les conflits entre espèces. Si vous installez une mangeoire, nettoyez-la régulièrement, placez-la hors de portée des chats et cessez-la progressivement lorsque les conditions redeviennent favorables. Ne donnez jamais de pain, d’aliments salés ou de restes de table.
Que faire si je trouve une salamandre immobile sur un chemin ?
Ne la prenez pas à mains nues et ne la déplacez que si elle est exposée à un danger immédiat, par exemple sur une route. Prévenez les enfants et les chiens, puis laissez-la rejoindre son milieu. Si elle est blessée, contactez un centre de soins pour la faune sauvage ou l’OFB.
Pourquoi voit-on parfois des papillons en hiver ?
Certaines espèces passent l’hiver à l’état adulte dans un endroit protégé. Le paon-du-jour, la petite tortue et le citron peuvent se réveiller brièvement lors d’une période douce. Ils économisent ensuite leur énergie en restant immobiles. Il vaut mieux ne pas les toucher ni les faire sortir de leur abri.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Office français de la biodiversité, connaissances et réglementation sur la biodiversité ofb.gouv.fr
- Ligue pour la protection des oiseaux, conseils d’observation et oiseaux sauvages lpo.fr
- Société française pour l’étude et la protection des mammifères, mammifères de France sfepm.org
- MNHN et INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
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