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La vipère de Seoane (Vipera seoanei)
NT
Vipera seoanei

Vipère de Seoane

Vipera seoanei

Aussi appelé Vipère basque

La vipère de Seoane est un petit serpent venimeux des prairies humides et des lisières du nord-ouest de l’Espagne, du nord du Portugal et du Pays basque français. Son dos porte souvent une bande sombre en zigzag, mais ses dessins changent beaucoup. L’UICN la classe parmi les espèces quasi menacées, et sa population française est particulièrement localisée.

Statut
Quasi menacéepopulation inconnue
Taille
Environ 40 à 60 cm, avec des femelles généralement plus grandes et des individus pouvant approcher 75 cm
Poids
Environ 50 à 150 g chez l’adulte, avec une variation selon le sexe, l’âge et la saison
Longévité
Probablement 10 à 15 ans dans la nature ; les données en parc zoologique sont limitées
Régime
CarnivoreElle capture surtout de petits mammifères, des lézards, des grenouilles et parfois de jeunes oiseaux ou de gros insectes.
Mode de vie
Diurne, solitaire
Famille
Vipéridés (Viperidae), ordre des Squamates (Squamata)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Nord-ouest de la péninsule Ibérique et extrême sud-ouest de la France

Où vit la vipère de Seoane ?

Elle fréquente les prairies humides, landes, lisières, talus et clairières, du niveau de la mer jusqu’à environ 1 900 m selon les régions.

Principales régions : Espagne, Portugal, France.

  • Europe
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la vipère de Seoane ?
  2. Où vit la vipère de Seoane ?
  3. Que mange la vipère de Seoane ?
  4. Comment se comporte la vipère de Seoane ?
  5. Comment se reproduit la vipère de Seoane ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la vipère de Seoane ?

Son corps mesure le plus souvent 40 à 60 cm. La tête est assez large par rapport au cou, le museau est légèrement retroussé et les pupilles sont verticales, comme chez beaucoup de vipères. La queue est courte. Les femelles atteignent généralement une taille supérieure à celle des mâles.

Le dos peut être gris, brun, olive ou roux. Il porte souvent une bande sombre en zigzag, parfois remplacée par deux rangées de taches ou par un dessin peu marqué. Cette grande diversité de couleurs existe au sein d’une même région et complique l’identification sur une photographie rapide.

La vipère de Seoane peut être confondue avec la vipère aspic ou la couleuvre vipérine. Ne tentez jamais de l’attraper pour vérifier son identité. En cas d’observation, éloignez-vous lentement et laissez-lui un passage vers la végétation.

Où vit la vipère de Seoane ?

Son aire s’étend sur le nord-ouest de l’Espagne, le nord du Portugal et une petite partie du sud-ouest de la France. Dans l’Hexagone, elle est connue surtout dans l’ouest des Pyrénées-Atlantiques, près du Pays basque, dans des secteurs où subsistent des prairies, des landes et des lisières fraîches.

Elle recherche une mosaïque de végétation basse, de buissons et de zones ensoleillées. Les talus, fossés, murets, bordures de chemins et clairières lui procurent à la fois des postes de chauffe et des abris. Elle peut vivre de basse altitude jusqu’à environ 1 900 m, selon le climat et la topographie.

En France, la période la plus favorable pour l’observer va généralement d’avril à octobre, surtout lors d’une matinée douce ou d’une journée ensoleillée après une période fraîche. Regardez à distance les bordures de prairies et les talus, sans soulever les pierres ni pénétrer dans les herbes hautes.

Que mange la vipère de Seoane ?

Elle se nourrit surtout de petits mammifères, notamment de jeunes campagnols et de musaraignes. Elle capture aussi des lézards et des grenouilles. Les jeunes individus consomment une part plus importante de petites proies, adaptées à la largeur de leur gueule.

Pour chasser, elle reste immobile dans la végétation et attend qu’une proie passe à portée. Après une morsure, elle suit parfois la piste de l’animal grâce à son odorat et à des signaux chimiques recueillis avec sa langue. Son venin commence la digestion et immobilise plus rapidement certaines proies.

Comme les autres vipères, elle n’avale pas sa nourriture en la mâchant. Les proies sont avalées entières, puis digérées durant plusieurs jours. Après un repas conséquent, elle peut rester cachée et peu active pendant un certain temps.

Comment se comporte la vipère de Seoane ?

Elle mène une vie solitaire. Au printemps, plusieurs individus peuvent se trouver dans un même secteur parce qu’ils recherchent les mêmes zones ensoleillées, sans former pour autant un groupe organisé. Elle se chauffe en bordure de végétation, puis gagne rapidement un abri si elle se sent découverte.

Elle cherche généralement à fuir plutôt qu’à mordre. Les morsures surviennent surtout lorsqu’une personne marche sur le serpent, tente de le saisir ou le bloque contre un obstacle. Un serpent aperçu dans un jardin doit être laissé tranquille, avec un passage dégagé vers une haie ou une zone naturelle.

Son venin peut provoquer une réaction locale et générale chez l’être humain. Après une morsure ou une suspicion de morsure, immobilisez le membre, évitez de courir et appelez immédiatement le 15 ou le 112. Ne posez pas de garrot, ne sucez pas la plaie et ne donnez aucun médicament sans avis médical.

Comment se reproduit la vipère de Seoane ?

Les accouplements ont lieu au printemps, après la reprise d’activité des adultes. Les mâles peuvent se faire face et se repousser par des mouvements de lutte, sans utiliser leurs crochets pour s’injecter du venin. La femelle conserve ensuite les embryons dans son corps.

La vipère de Seoane est vivipare, ce qui signifie que les petits naissent vivants après leur développement dans l’organisme maternel. Selon l’âge de la femelle, sa taille et les conditions locales, une portée compte souvent quelques petits, généralement autour de 3 à 10.

Les naissances ont lieu à la fin de l’été ou au début de l’automne. Les nouveau-nés mesurent approximativement 15 à 20 cm et sont capables de se débrouiller seuls dès leur naissance. Ils doivent trouver de petites proies et un abri avant les premiers froids.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le motif en zigzag n’est pas obligatoire : certaines vipères de Seoane portent des taches séparées ou une bande dorsale presque continue.
  • 2.Cette espèce a une aire européenne très occidentale, limitée principalement à l’Espagne, au Portugal et à une petite zone française.
  • 3.Comme d’autres serpents, elle recueille des particules odorantes avec sa langue et les analyse grâce à un organe situé dans le palais.
  • 4.Les nouveau-nés possèdent déjà des crochets à venin fonctionnels, même s’ils sont beaucoup plus petits que ceux d’un adulte.

Ce qui menace la vipère de Seoane

  • Prairies transformées

    La disparition des prairies humides, landes et talus réduit les refuges et les zones de chasse. L’intensification agricole peut supprimer la végétation dont elle dépend.

  • Mortalité routière

    Les routes fragmentent les populations et tuent des individus lorsqu’ils traversent pour rejoindre une zone de chasse, d’hivernage ou de reproduction.

  • Destruction volontaire

    La peur des serpents entraîne encore des destructions directes. Les confusions avec d’autres vipères ou avec des couleuvres compliquent la protection de l’espèce.

  • Répartition française réduite

    En France, la population occupe une aire très limitée du Pays basque et des secteurs voisins des Pyrénées-Atlantiques, ce qui la rend sensible à chaque perte d’habitat.

Protéger la vipère de Seoane

  • Protection françaiseLa vipère de Seoane figure parmi les reptiles protégés en métropole par l’arrêté du 8 janvier 2021. La destruction, la capture et la perturbation intentionnelle des individus sont interdites dans les conditions prévues par ce texte.
  • Statut nationalLa Liste rouge des reptiles de métropole la classe comme vulnérable en France. La conservation des prairies, landes, haies, talus et lisières du Pays basque aide à maintenir ses habitats.
  • Aires protégéesLa protection de secteurs naturels, notamment grâce au réseau Natura 2000 et aux espaces naturels pyrénéens, peut préserver les mosaïques de milieux dont elle a besoin. Les mesures doivent tenir compte des déplacements entre parcelles.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la vipère de Seoane ?

La vipère de Seoane mange surtout de petits mammifères comme les campagnols et les musaraignes. Elle capture aussi des lézards et des grenouilles. Les jeunes prennent des proies plus petites. Elle chasse à l’affût, mord rapidement puis avale sa proie entière après l’avoir retrouvée.

Combien de temps vit la vipère de Seoane ?

La vipère de Seoane pourrait vivre environ 10 à 15 ans dans la nature, mais les données précises restent limitées. Sa longévité dépend des accidents, des maladies, de la disponibilité des proies et des conditions locales. Les chiffres disponibles en parc zoologique sont trop rares pour fournir une comparaison solide.

Où vit la vipère de Seoane ?

La vipère de Seoane vit dans le nord-ouest de l’Espagne, le nord du Portugal et une petite partie du sud-ouest de la France. En France, elle se rencontre surtout dans l’ouest des Pyrénées-Atlantiques, dans des prairies humides, landes, lisières et talus.

La vipère de Seoane est-elle dangereuse ?

La vipère de Seoane est venimeuse et une morsure peut nécessiter des soins urgents, même si elle cherche généralement à fuir. Ne la touchez jamais. Après une morsure ou un doute, immobilisez le membre et appelez immédiatement le 15 ou le 112, sans garrot ni incision.

Quelle taille fait la vipère de Seoane ?

La vipère de Seoane mesure le plus souvent 40 à 60 cm, les femelles étant généralement plus grandes que les mâles. Certains individus peuvent approcher 75 cm. Sa queue courte et sa tête assez large donnent une silhouette compacte, surtout lorsqu’elle se tient immobile dans l’herbe.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel milieu la vipère de Seoane se rencontre-t-elle souvent ?
  2. 2.Que faire après une morsure possible de vipère de Seoane ?
  3. 3.Comment naissent les petits de la vipère de Seoane ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. UICN France et Muséum national d’histoire naturelle, Liste rouge des reptiles de France métropolitaine uicn.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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