
Supersaurus
Supersaurus vivianae
Aussi appelé Supersaurus vivianae, S. vivianae, Ultrasauros (ancien nom attribué à des os mal identifiés)
Supersaurus était un dinosaure sauropode aux quatre pattes robustes, au cou très long et à la queue démesurée. Il vivait en Amérique du Nord à la fin du Jurassique, il y a environ 155 à 145 millions d’années. Ses fossiles fragmentaires le placent parmi les dinosaures les plus longs connus, même si sa taille exacte reste discutée.
- Époque
- Jurassique supérieur, Kimméridgien à Tithonien, il y a environ 155 à 145 millions d’années
- Découverte
- Ses premiers grands os ont été trouvés en 1972 dans la carrière de Dry Mesa, au Colorado, aux États-Unis. Le paléontologue James A. Jensen a nommé Supersaurus vivianae en 1985, en hommage à Vivian Jones. Aucun fossile de supersaurus n’est connu en France.
- Taille
- Environ 30 à 40 mètres de longueur selon les estimations et les spécimens étudiés
- Poids
- Environ 30 à 50 tonnes, estimation qui varie selon la reconstruction du squelette et la méthode de calcul
- Longévité
- Inconnue
- Régime
- HerbivoreSes dents fines et en forme de crayon indiquent qu’il arrachait des feuilles et des pousses, probablement dans les branches assez hautes. Aucun contenu stomacal propre à Supersaurus n’est connu.
- Mode de vie
- Inconnu. Les fossiles disponibles ne prouvent pas que Supersaurus vivait en troupeaux, et les pistes attribuées à des sauropodes ne permettent généralement pas d’identifier une espèce avec certitude.
- Famille
- diplodocidés (Diplodocidae), ordre des saurischiens (Saurischia)
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vivait le supersaurus ?
Il vivait dans les plaines alluviales de la formation de Morrison, un paysage parcouru de rivières, avec des forêts ouvertes de conifères, de fougères et d’autres plantes du Jurassique.
Principales régions : États-Unis.
- Amérique du Nord et centrale
Sommaire10 parties
À quoi ressemblait le supersaurus ?
Supersaurus avait le corps typique d’un sauropode diplodocidé : une petite tête, un cou très allongé, un tronc volumineux et quatre pattes en colonne. Sa queue se terminait par une longue partie fine, probablement utilisée comme balancier pendant la marche. Ses membres antérieurs étaient plus courts que ses membres postérieurs, comme chez plusieurs dinosaures proches.
Les os connus montrent un animal exceptionnellement allongé, mais le squelette n’est pas complet. Les estimations publiées tournent autour de 30 à 40 mètres, selon les os choisis et la manière de reconstituer les parties manquantes. Les anciennes estimations dépassant 40 mètres sont aujourd’hui considérées avec davantage de prudence.
Ses dents étroites ressemblaient à de petits crayons et se trouvaient surtout à l’avant de la mâchoire. Elles servaient à détacher des végétaux, pas à les mâcher longuement. Comme les autres sauropodes, il avalait probablement des morceaux de plantes sans les broyer avec des molaires.
Quand et où vivait le supersaurus ?
Supersaurus vivait au Jurassique supérieur, entre environ 155 et 145 millions d’années avant notre époque. À ce moment, l’Amérique du Nord formait un vaste territoire où alternaient plaines inondables, chenaux de rivières et zones boisées. Le climat était globalement plus chaud qu’aujourd’hui, avec des saisons probablement marquées dans la région de la formation de Morrison.
Les principaux restes viennent de la formation de Morrison, une vaste série de roches présente dans l’ouest des États-Unis. Les découvertes les plus connues proviennent de la carrière de Dry Mesa, dans le Colorado, ainsi que de gisements du Wyoming. Il s’agit de positions géographiques actuelles, car les paysages et la disposition des continents étaient différents au Jurassique.
D’autres dinosaures vivaient dans ces mêmes écosystèmes, notamment des théropodes carnivores, des stégosaures et d’autres sauropodes. La présence de plusieurs grands herbivores suggère une végétation abondante, mais elle ne permet pas de savoir exactement comment chaque espèce partageait les ressources.
Que mangeait le supersaurus ?
Supersaurus était herbivore. Ses dents fines et serrées à l’avant de la bouche pouvaient arracher des frondes de fougères, des pousses et des feuilles de conifères. Il ne possédait pas de dents plates adaptées à la mastication, de sorte que la digestion devait surtout se dérouler dans un très grand appareil digestif.
Son cou lui permettait probablement d’atteindre une végétation située à différentes hauteurs, mais la position exacte du cou reste débattue. Les muscles et les ligaments ne se fossilisent presque jamais, et un cou très long pouvait être porté selon plusieurs postures. Les scientifiques comparent donc les vertèbres, les articulations et les traces d’usure des os.
Aucun contenu stomacal ni coprolithe attribué avec certitude à Supersaurus n’a permis d’identifier son menu précis. Les conclusions reposent surtout sur la forme de ses dents, l’anatomie de ses mâchoires et la comparaison avec d’autres diplodocidés.
Comment vivait le supersaurus ?
Supersaurus se déplaçait sur quatre pattes et devait avancer à une allure régulière plutôt qu’à grande vitesse. Ses membres portaient un poids considérable, tandis que son cou et sa queue formaient une longue ligne d’équilibre. Les empreintes de sauropodes montrent que ces animaux pouvaient parcourir de grandes distances, mais aucune piste ne peut être reliée avec certitude à Supersaurus.
Sa vie sociale reste inconnue. Certains gisements de sauropodes contiennent plusieurs individus, parfois jeunes et adultes, mais cela ne prouve pas automatiquement que les animaux formaient des troupeaux toute leur vie. Les fossiles de supersaurus sont trop fragmentaires et trop peu nombreux pour répondre clairement à cette question.
Les paléontologues ignorent aussi son espérance de vie, son âge de reproduction et la vitesse à laquelle il grandissait. Des lignes de croissance peuvent exister dans les os de certains dinosaures, mais elles ne fournissent pas encore une longévité fiable pour cette espèce.
Ce que nous apprennent ses fossiles
Le nom Supersaurus a été créé à partir de grands os découverts à Dry Mesa, dont des vertèbres, des éléments de la ceinture pelvienne et d’autres fragments. Le squelette original n’était pas complet. Des découvertes ultérieures, notamment un spécimen surnommé Jimbo dans le Wyoming, ont aidé à mieux comprendre ses proportions.
L’histoire du genre montre pourquoi les identifications fossiles peuvent changer. Le nom Ultrasauros a été proposé pour de très grands os considérés un temps comme appartenant à un animal différent. Des études comparatives ont ensuite rapproché ces os de supersaurus et d’autres sauropodes, si bien qu’Ultrasauros n’est généralement plus retenu comme genre valide.
Ce qui est solidement établi concerne son appartenance aux diplodocidés, son alimentation végétale et ses dimensions extraordinaires. La longueur exacte, la masse, la posture du cou, la vitesse de croissance et la vie en groupe restent des estimations ou des hypothèses. Les fossiles ne livrent pas encore une réponse unique sur ces points.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom Supersaurus signifie « super-lézard », en référence à la taille spectaculaire de ses premiers os.
- 2.Une partie des os autrefois attribués à Ultrasauros est aujourd’hui interprétée comme appartenant à Supersaurus ou à d’autres sauropodes.
- 3.Sa queue pouvait représenter une grande partie de sa longueur totale, comme chez plusieurs diplodocidés.
- 4.Le spécimen surnommé Jimbo a contribué à mieux reconstituer l’animal grâce à des os découverts dans le Wyoming.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Collections américainesDes restes et des moulages de sauropodes, dont du matériel lié à Supersaurus, sont conservés dans des collections américaines, notamment au BYU Museum of Paleontology, dans l’Utah. La présence et l’accès aux pièces peuvent changer selon les expositions.
- Musées d’histoire naturelleLe Natural History Museum de Londres et le Smithsonian National Museum of Natural History présentent des fossiles ou des reconstitutions de dinosaures sauropodes proches, même si chaque musée n’expose pas forcément un spécimen de supersaurus.
Questions fréquentes
Que mangeait le supersaurus ?
Le supersaurus mangeait des végétaux, notamment des feuilles, des pousses et probablement des frondes de fougères. Ses dents fines arrachaient les plantes à l’avant de la bouche, sans les mâcher comme le font les mammifères. Aucun contenu stomacal attribué avec certitude à cette espèce ne permet de connaître son menu exact.
Combien de temps vivait le supersaurus ?
On ne sait pas combien de temps vivait le supersaurus. Ses fossiles ne donnent pas encore une estimation fiable de sa longévité. Les scientifiques peuvent parfois étudier la croissance des os chez des dinosaures, mais les données disponibles pour cette espèce sont trop incomplètes.
Où vivait le supersaurus ?
Le supersaurus vivait dans l’ouest de l’Amérique du Nord, surtout dans les régions correspondant aujourd’hui au Colorado et au Wyoming, aux États-Unis. Ses fossiles proviennent de la formation de Morrison, déposée dans d’anciennes plaines traversées par des rivières.
Le supersaurus était-il dangereux ?
Le supersaurus pouvait être dangereux pour un prédateur qui s’approchait, simplement à cause de sa taille, de son poids et de sa longue queue. Il ne chassait pas les animaux et était herbivore. Aucun fossile ne montre qu’il attaquait activement d’autres dinosaures.
Quelle taille faisait le supersaurus ?
Le supersaurus mesurait probablement entre 30 et 40 mètres de long. Cette fourchette varie selon les spécimens et les méthodes de reconstruction, car son squelette est incomplet. Les estimations très anciennes dépassant 40 mètres sont aujourd’hui examinées avec prudence.
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Sources
- Natural History Museum de Londres, Dino Directory nhm.ac.uk
- PLOS ONE, A specimen-level phylogenetic analysis and taxonomic revision of Diplodocidae doi.org
Mis à jour le . Datations et mensurations selon les publications scientifiques ; elles évoluent avec les nouvelles découvertes





