Aller au contenu
Le pic vert (Picus viridis)
LC
Picus viridis

Pic vert

Picus viridis

Aussi appelé Pivert

Le pic vert est un oiseau des paysages arborés d’Europe, reconnaissable à son dos vert, sa calotte rouge et son cri qui évoque un rire. Vous le verrez souvent dans l’herbe, où il recherche les fourmis avec une longue langue collante. Présent toute l’année en France continentale, il est protégé et classé en préoccupation mineure à l’échelle mondiale.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
30 à 36 cm de longueur, du bec à la queue ; environ 45 à 51 cm d’envergure
Poids
Environ 140 à 250 g selon les individus et les régions
Longévité
Jusqu’à environ 15 ans dans la nature pour les individus les plus âgés ; la durée de vie habituelle est moins bien connue
Régime
InsectivoreIl mange surtout des fourmis, leurs larves et leurs nymphes, qu’il capture principalement au sol avec sa langue collante.
Mode de vie
Diurne, souvent solitaire, en couple pendant la reproduction
Famille
Picidés (Picidae), ordre des Piciformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

une grande partie de l’Europe, jusqu’à l’ouest de l’Asie

Où vit le pic vert ?

Il fréquente les paysages mêlant arbres et espaces herbeux, notamment les lisières, bocages, vergers, parcs et grands jardins.

Principales régions : France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Pologne, Suède, Ukraine, Turquie.

  • Europe
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le pic vert ?
  2. Où vit le pic vert ?
  3. Pourquoi cherche-t-il sa nourriture dans l’herbe ?
  4. Un pic qui passe beaucoup de temps au sol
  5. Comment élève-t-il ses petits ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le pic vert ?

Son dos et ses ailes sont verts, tandis que son ventre paraît gris verdâtre. Le dessus de la tête est rouge chez les deux sexes. Une zone noire entoure l’œil et descend vers la joue. Le mâle porte une moustache rouge bordée de noir ; celle de la femelle est entièrement noire.

En vol, observez son croupion jaune, la zone située juste au-dessus de la queue. Il avance par ondulations, en alternant battements d’ailes et courtes phases ailes repliées. Les jeunes ont un plumage fortement tacheté. Son cri, une série de notes sonores évoquant un rire, est souvent plus facile à repérer que l’oiseau lui-même.

Où vit le pic vert ?

Il recherche une association de vieux arbres pour creuser son nid et de terrains dégagés pour trouver des fourmis. Les vergers, les bocages, les lisières forestières et les parcs lui conviennent donc particulièrement. Une forêt dense sans clairières lui procure moins de lieux où se nourrir qu’un paysage mêlant arbres et prairies.

En France, il est largement répandu sur le continent et absent de Corse comme nicheur régulier. Vous pouvez l’observer toute l’année, notamment sur les pelouses proches de grands arbres. À la fin de l’hiver et au printemps, ses cris facilitent le repérage. Approchez lentement et gardez vos distances : il s’envole souvent dès qu’il se sent découvert.

Son aire s’étend sur une grande partie de l’Europe et atteint l’ouest de l’Asie. Attention aux anciennes cartes : les oiseaux de la péninsule Ibérique sont aujourd’hui généralement rattachés au pic de Sharpe, Picus sharpei, une espèce distincte. Le pic de Levaillant, présent au Maghreb, est également une autre espèce.

Pourquoi cherche-t-il sa nourriture dans l’herbe ?

Les fourmis constituent l’essentiel de son menu, avec leurs larves et leurs nymphes. Il explore les pelouses, les prairies et les fourmilières, puis ouvre le sol ou les galeries avec son bec. Sa langue très mobile, couverte d’une salive collante, lui permet de récupérer les insectes dans des passages étroits.

Vous pourrez le voir rester plusieurs minutes au même endroit, la tête penchée vers le sol. Il consomme aussi occasionnellement d’autres invertébrés et quelques fruits. En hiver, un sol gelé ou une couche de neige durable peut rendre les fourmilières difficiles d’accès et compliquer son alimentation.

Un pic qui passe beaucoup de temps au sol

Actif pendant la journée, il se déplace au sol par petits bonds et surveille régulièrement les alentours. Sur un tronc, ses doigts agrippent l’écorce et les plumes rigides de sa queue lui servent d’appui. Il peut ainsi grimper et creuser, même s’il cherche une grande partie de sa nourriture dans l’herbe.

Il est généralement sédentaire : les adultes restent dans une même région au fil des saisons, tandis que les jeunes peuvent se disperser. Son cri sert notamment à communiquer et à signaler sa présence sur un territoire. Il tambourine beaucoup moins souvent que le pic épeiche, dont les roulements sur le bois sont plus familiers.

Comment élève-t-il ses petits ?

Au printemps, le couple creuse une cavité dans un arbre, souvent dans une partie dont le bois est déjà fragilisé. Les deux partenaires participent au travail. La femelle pond généralement 5 à 8 œufs blancs, directement sur les copeaux au fond de la loge. Une seule nichée est habituellement élevée chaque année.

L’incubation dure environ 14 à 17 jours et les deux parents se relaient. Les petits naissent nus et dépendent entièrement des adultes, qui leur apportent surtout des fourmis par régurgitation. Ils quittent généralement la cavité vers 23 à 27 jours, puis continuent d’être accompagnés et nourris pendant plusieurs semaines.

Le saviez-vous ?

  • 1.Sa langue est soutenue par un appareil osseux dont les prolongements contournent l’arrière du crâne, ce qui permet de la projeter loin hors du bec.
  • 2.Les deux sexes ont une calotte rouge : pour les distinguer, regardez la moustache, rouge et noire chez le mâle, entièrement noire chez la femelle.
  • 3.Une ancienne loge de pic peut ensuite servir à d’autres animaux, notamment à des oiseaux cavernicoles qui ne creusent pas eux-mêmes leur nid.
  • 4.Son nom peut vous faire imaginer un oiseau toujours accroché aux troncs, alors qu’il recherche très souvent sa nourriture directement sur les pelouses.

Ce qui menace le pic vert

  • Disparition des vieux arbres

    L’abattage des arbres âgés ou fragilisés réduit les possibilités de creuser une loge. La suppression des haies et des vergers anciens appauvrit aussi son habitat.

  • Moins de fourmis accessibles

    Les traitements insecticides et la transformation des prairies peuvent réduire ses ressources alimentaires. Les sols imperméabilisés suppriment les zones où il recherche ses proies.

  • Hivers difficiles

    Une neige épaisse ou un gel prolongé empêchent l’accès à certaines fourmilières. Ces épisodes peuvent augmenter la mortalité, sans signifier que l’espèce est menacée à l’échelle mondiale.

Protéger le pic vert

  • Protection en FranceLe pic vert est protégé sur l’ensemble du territoire français par l’arrêté du 29 octobre 2009 relatif aux oiseaux protégés. Il est notamment interdit de le capturer, de détruire ses œufs ou ses nids, ou de le perturber intentionnellement dans les conditions prévues par ce texte.
  • Statuts de conservationLa Liste rouge mondiale de l’UICN le classe en préoccupation mineure (LC). Il est également classé LC parmi les oiseaux nicheurs de France métropolitaine dans la Liste rouge nationale publiée en 2016 ; les situations locales peuvent varier.
  • Conserver son habitatLe maintien d’arbres âgés, de haies, de vergers et de surfaces herbeuses favorise cette espèce. Les arbres présentant un risque de chute doivent faire l’objet d’une évaluation adaptée, particulièrement près des lieux fréquentés.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Pourquoi le pic vert vient-il sur ma pelouse ?

Il y cherche généralement des fourmis et leurs stades jeunes. Une pelouse proche d’arbres peut réunir nourriture et abris. Observez-le depuis une fenêtre ou à distance : sa présence ne signifie pas que vos arbres sont malades, puisqu’il se nourrit très souvent au sol.

Comment distinguer le mâle de la femelle ?

Les deux ont le dessus de la tête rouge. Regardez la bande qui part du bec vers la joue, appelée moustache : elle contient du rouge chez le mâle, alors qu’elle est noire chez la femelle. Chez un oiseau éloigné ou un jeune, la distinction peut être difficile.

Est-ce lui qui tambourine sur les arbres ?

Il peut tambouriner, mais le fait assez rarement. Les roulements répétés que vous entendez au printemps viennent souvent d’autres pics, notamment du pic épeiche. Le pic vert se repère surtout grâce à son cri sonore, une suite de notes qui fait penser à un rire.

Peut-on lui donner à manger en hiver ?

Les graines des mangeoires ne correspondent pas à son alimentation habituelle, dominée par les fourmis. Pour l’aider durablement, conservez des sols herbeux sans insecticides et des arbres où il peut s’abriter. Évitez de détruire les fourmilières du jardin lorsqu’elles ne posent pas de problème particulier.

Que faire si je trouve un pic vert blessé ?

Contactez dès que possible un centre de soins pour la faune sauvage ou l’OFB. Si une mise à l’abri est nécessaire, suivez leurs consignes et utilisez un carton ventilé, au calme, sans lui donner à boire ni à manger de force. Un jeune déjà emplumé au sol peut encore être accompagné par ses parents.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel aliment constitue la plus grande partie du menu du pic vert ?
  2. 2.Quel détail permet de distinguer un mâle adulte d’une femelle adulte ?
  3. 3.Où le pic vert installe-t-il habituellement son nid ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species, fiche Picus viridis iucnredlist.org
  2. INPN, fiche de Picus viridis : répartition, statuts et protection inpn.mnhn.fr
  3. UICN France, Liste rouge des oiseaux de France métropolitaine uicn.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches