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Le phalanger volant (Petaurus breviceps)
Dom.
Petaurus breviceps

Phalanger volant

Petaurus breviceps

Aussi appelé sugar glider

Le phalanger volant est un petit marsupial nocturne d’Australie et de Nouvelle-Guinée. Une membrane de peau relie ses poignets à ses chevilles et lui permet de planer entre les arbres. Les individus détenus comme animaux de compagnie appartiennent à des lignées captives ; leur élevage ne doit jamais conduire à un relâcher dans la nature.

Statut
Espèce domestique
Taille
Corps de 12 à 20 cm, queue de 15 à 20 cm ; l’envergure entre les pattes écartées peut atteindre environ 30 cm.
Poids
Environ 90 à 160 g, les mâles étant souvent plus lourds que les femelles.
Longévité
Environ 5 à 9 ans dans la nature ; souvent 10 à 15 ans en captivité lorsque les soins, l’alimentation et la vie sociale conviennent.
Régime
OmnivoreIl consomme de la sève, du nectar, du pollen, des fruits, des insectes et parfois de petits animaux ou des œufs.
Mode de vie
Nocturne, en groupes familiaux de 6 à 10 individus
Famille
Pétauridés (Petauridae), ordre des Diprotodontes (Diprotodontia)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Australie orientale et septentrionale, Nouvelle-Guinée et îles voisines

Où vit le phalanger volant ?

Il fréquente surtout les forêts ouvertes, les boisements d’eucalyptus et les savanes arborées, depuis les plaines jusqu’à environ 1 500 m selon les régions.

Principales régions : Australie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Indonésie.

  • Océanie
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le phalanger volant ?
  2. Où vit le phalanger volant ?
  3. Que mange le phalanger volant ?
  4. Comment se comporte le phalanger volant ?
  5. Comment se reproduit le phalanger volant ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le phalanger volant ?

Le phalanger volant a un corps fin couvert d’une fourrure gris argenté, avec une bande sombre qui va du front jusqu’au dos. Son ventre est généralement crème ou blanc. Ses grands yeux orientés vers l’avant améliorent sa vision dans l’obscurité, tandis que ses oreilles mobiles repèrent les sons produits par les insectes et les autres membres du groupe.

La particularité la plus visible est le patagium, une membrane souple tendue entre chaque poignet et la cheville correspondante. En écartant ses membres, il transforme cette peau en surface portante. Il ne bat pas des ailes : il se laisse tomber depuis une branche et dirige sa trajectoire avec ses pattes et sa longue queue.

Ses doigts se terminent par de petites griffes adaptées à l’écorce. Des glandes odorantes situées notamment sur la tête et la poitrine servent au marquage du territoire et à la reconnaissance entre membres d’un même groupe.

Où vit le phalanger volant ?

Dans la nature, il occupe les boisements d’eucalyptus, les forêts claires, les lisières et certaines savanes arborées d’Australie, de Nouvelle-Guinée et des îles voisines. Il recherche les secteurs où les arbres sont assez rapprochés pour permettre les déplacements en plané et où les troncs offrent des cavités pour dormir.

La disponibilité des arbres creux compte beaucoup, car plusieurs individus peuvent se blottir ensemble pendant la journée. Selon la région, un groupe utilise plusieurs refuges et change d’abri en fonction de la température, de l’humidité et de la nourriture disponible.

En France métropolitaine, le phalanger volant ne vit pas naturellement. Le climat, la végétation et les règles applicables aux animaux non indigènes rendent tout relâcher dangereux pour l’animal et pour les milieux locaux.

Que mange le phalanger volant ?

Son alimentation varie selon la saison et le milieu. Les écoulements de sève et de gomme provenant des arbres peuvent représenter une part importante du régime. Il consomme aussi du nectar et du pollen, puis complète ces ressources avec des fruits, des insectes, des araignées et parfois de petits vertébrés ou des œufs.

En captivité, une ration mal composée peut entraîner des carences, notamment si elle contient trop de fruits ou des aliments très sucrés. Les besoins dépendent de l’âge, de l’état de santé et de la composition exacte de la ration ; un vétérinaire habitué aux nouveaux animaux de compagnie peut aider à l’établir.

L’eau propre doit rester disponible. Les restes d’un repas humide se contaminent rapidement dans une pièce chaude et doivent être retirés afin d’éviter les troubles digestifs.

Comment se comporte le phalanger volant ?

Le phalanger volant est actif surtout après le coucher du soleil. Il grimpe, explore, toilette ses compagnons et cherche sa nourriture pendant plusieurs heures. Le jour, il se repose dans un nid ou une cavité, souvent au contact d’autres membres du groupe pour conserver sa chaleur.

La vie sociale est importante. Les animaux se reconnaissent grâce aux odeurs, aux vocalisations et au toilettage réciproque. Un individu isolé peut manifester de la peur, de l’agitation ou des comportements répétitifs ; la présence d’un congénère compatible ne dispense toutefois pas de soins quotidiens.

Il peut produire des aboiements, des sifflements, des petits cris et des sons de protestation. Un changement brutal de comportement, une chute, une blessure ou un refus de s’alimenter justifie un appel rapide à un vétérinaire compétent en nouveaux animaux de compagnie.

Comment se reproduit le phalanger volant ?

Après une gestation très courte, d’environ 15 à 17 jours, le jeune naît minuscule et gagne seul la poche de sa mère. Il s’y fixe à une tétine et y poursuit son développement pendant environ 60 à 70 jours. La poche s’ouvre vers l’avant, comme chez plusieurs autres marsupiaux grimpeurs.

Une portée compte généralement un ou deux petits. Après la sortie de la poche, le jeune reste encore au nid et revient téter. Il commence à explorer hors de l’abri vers 4 mois environ et devient progressivement indépendant entre 4 et 6 mois, avec des variations individuelles.

La maturité sexuelle survient souvent vers 8 à 12 mois, parfois plus tard selon le sexe, la croissance et les conditions de vie. Une reproduction en captivité doit être anticipée avec un vétérinaire, car la consanguinité et les portées répétées fragilisent les animaux.

Le saviez-vous ?

  • 1.En plané, sa membrane peut l’aider à parcourir plusieurs dizaines de mètres entre deux arbres, en changeant de direction avec ses membres et sa queue.
  • 2.Le jeune rejoint la poche maternelle après la naissance alors qu’il mesure seulement quelques millimètres et pèse une fraction de gramme.
  • 3.Des groupes familiaux dorment serrés dans une cavité d’arbre, ce qui limite les pertes de chaleur pendant les heures diurnes.
  • 4.Les marques odorantes permettent de signaler l’appartenance au groupe et l’occupation d’un secteur, en complément des cris et du toilettage.

Ce qui menace le phalanger volant

  • Perte des boisements

    La disparition des arbres creux et la fragmentation des forêts réduisent les refuges et les corridors nécessaires aux déplacements entre les zones de nourriture.

  • Incendies et routes

    Les incendies intenses peuvent supprimer rapidement les cavités et les ressources. Les routes fragmentent aussi l’habitat et exposent les animaux aux collisions.

  • Mauvaise détention

    En captivité, l’isolement, les cages trop petites, les sorties dangereuses et une alimentation déséquilibrée provoquent des blessures ou des maladies évitables.

Protéger le phalanger volant

  • Protection des habitatsEn Australie, la conservation repose notamment sur la protection des boisements, le maintien des arbres creux et une gestion des incendies adaptée aux espèces arboricoles. Les règles de protection varient selon les États et les territoires.
  • Élevage responsableLes animaux de compagnie doivent provenir d’élevages légaux et suivis, sans prélèvement dans la nature. Un phalanger détenu ne doit jamais être relâché, car il risque de mourir ou de perturber la faune locale.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le phalanger volant vole-t-il comme une chauve-souris ?

Non. Il ne possède pas d’ailes et ne produit pas de battements d’ailes. Sa membrane cutanée relie les poignets aux chevilles et lui permet de planer en partant d’un arbre. Il contrôle sa trajectoire avec ses pattes, sa queue et la tension de cette membrane.

Peut-on garder un phalanger volant seul ?

La solitude lui convient généralement mal, car cette espèce communique et dort en groupe. Un congénère compatible est souvent nécessaire, avec une surveillance des comportements et des présentations progressives. Demandez conseil à un vétérinaire NAC avant toute cohabitation, surtout si les animaux ne viennent pas du même élevage.

Le phalanger volant est-il un animal facile pour une famille ?

Il demande une organisation particulière : il est actif la nuit, vit longtemps, a besoin de grimper et nécessite une alimentation surveillée. Ses vocalisations peuvent réveiller les occupants. Avant l’adoption, vérifiez les règles administratives, le budget vétérinaire et la disponibilité d’un professionnel compétent.

Que faire si mon phalanger volant semble malade ?

Appelez rapidement un vétérinaire habitué aux nouveaux animaux de compagnie. Une chute, une difficulté à respirer, une faiblesse marquée, une diarrhée persistante, un saignement ou un refus de s’alimenter nécessitent un avis le jour même ; en dehors des horaires habituels, contactez le service de garde vétérinaire.

Peut-on trouver un phalanger volant sauvage en France ?

Non, cette espèce n’a pas de population sauvage établie en France métropolitaine. Un animal aperçu est probablement échappé ou abandonné. Ne tentez pas de le capturer à mains nues ; éloignez les chiens et les chats, puis contactez un vétérinaire, une association spécialisée ou les services locaux compétents.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quoi sert la membrane située entre les pattes du phalanger volant ?
  2. 2.Quand le phalanger volant est-il principalement actif ?
  3. 3.Lequel de ces aliments appartient naturellement à son régime ?

Autour de cet animal

Sources

  1. Australian Museum, informations sur les marsupiaux australiens australian.museum
  2. RSPCA Australia, soins et bien-être des animaux de compagnie rspca.org.au
  3. Service-Public.fr, règles concernant les animaux de compagnie service-public.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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