

Otarie à crinière
Otaria flavescens
Aussi appelé lion de mer austral, lion marin d’Amérique du Sud
L’otarie à crinière est un grand mammifère marin des côtes d’Amérique du Sud. Le mâle adulte porte une tête massive et une crinière de poils plus longs, tandis que la femelle est plus petite et plus fine. Classée en préoccupation mineure par l’UICN, l’espèce reste exposée aux activités humaines et aux changements de son environnement marin.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation en hausse
- Taille
- Mâles : environ 2,3 à 2,8 m de longueur ; femelles : environ 1,8 à 2 m.
- Poids
- Mâles : environ 200 à 350 kg ; femelles : environ 90 à 150 kg.
- Longévité
- Environ 15 à 20 ans dans la nature ; parfois plus de 20 ans en parc zoologique.
- Régime
- Mangeur de poissonsElle mange surtout des poissons et des calmars, auxquels s’ajoutent parfois des crustacés, des manchots ou de jeunes otaries.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, en colonies parfois réunissant plusieurs milliers d’individus
- Famille
- Otariidés (Otariidae), ordre des Carnivores (Carnivora)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’otarie à crinière ?
Elle fréquente les côtes rocheuses, les plages et les îles d’Amérique du Sud, depuis la zone intertidale jusqu’aux eaux marines proches du rivage.
Principales régions : Argentine, Chili, Uruguay, sud du Brésil, Pérou, Équateur, îles Malouines, Terre de Feu.
- Amérique du Sud
- Océans
- Antarctique
Environ 265 000 individus, selon une estimation mondiale reprise par l’UICN, avec des variations selon les régions et les méthodes de comptage.
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’otarie à crinière ?
Le mâle possède un cou épais, une tête large et un museau puissant. Une crinière de poils plus longs apparaît autour du cou et des épaules, surtout chez les adultes. Son pelage varie du brun clair au brun très sombre, avec une coloration souvent plus claire sur le ventre.
La femelle mesure généralement moins de 2 mètres et présente une silhouette plus élancée. Le jeune porte d’abord un pelage brun très sombre, presque noir lorsqu’il est mouillé. Comme les autres otaries, l’espèce possède de petites oreilles externes visibles, contrairement aux phoques véritables.
Ses nageoires antérieures sont longues et robustes. Elle peut les utiliser pour avancer sur la terre ferme en soulevant son corps, ce qui la distingue d’un phoque, qui se déplace plus difficilement sur le rivage.
Où vit l’otarie à crinière ?
L’espèce vit sur les façades maritimes de l’Amérique du Sud, dans l’océan Atlantique et dans l’océan Pacifique. Elle est présente depuis le sud du Brésil et l’Uruguay jusqu’à la Terre de Feu, aux îles Malouines, au Chili et au Pérou.
Elle se repose sur des plages, des rochers, des îlots et des côtes basses. Les colonies peuvent être installées près de villes ou de ports, car les otaries utilisent parfois des quais, des bouées et des ouvrages maritimes.
Elle chasse généralement dans les eaux côtières, mais peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres depuis son lieu de repos. Les déplacements changent selon l’abondance des poissons, la saison et l’âge de l’animal.
Que mange l’otarie à crinière ?
Son alimentation repose surtout sur des poissons, des calmars et d’autres animaux marins capturés sous l’eau. Selon la région, elle peut consommer des anchois, des sardines, des merlus, des maquereaux ou des espèces vivant près du fond.
Elle avale souvent ses proies sous l’eau et peut les poursuivre grâce à ses nageoires antérieures, qui assurent une propulsion rapide. Ses vibrisses, les longues moustaches autour du museau, détectent les mouvements de l’eau et l’aident à repérer des proies dans une eau trouble.
Les grands mâles peuvent aussi capturer des manchots ou de jeunes otaries. Ce comportement reste occasionnel et ne représente pas l’essentiel de l’alimentation de la population.
Comment vit l’otarie à crinière ?
Elle passe une grande partie de son temps en mer pour se nourrir, puis revient à terre pour se reposer, muer et se reproduire. Les colonies sont bruyantes : les mâles émettent des grognements, les femelles des appels et les petits reconnaissent la voix de leur mère.
Les mâles adultes défendent des secteurs du rivage pendant la saison de reproduction. Ils peuvent jeûner ou réduire leur alimentation durant cette période, car ils consacrent beaucoup d’énergie à la surveillance de leur territoire et aux affrontements avec leurs rivaux.
Les otaries peuvent sembler placides sur le sable, mais elles restent des animaux sauvages puissants. Une personne doit rester à distance, ne jamais les toucher et éviter de bloquer leur accès à la mer.
Comment se reproduit l’otarie à crinière ?
La reproduction a lieu sur des côtes ou des îles où les adultes se rassemblent en colonies. Les mâles établissent des territoires et s’accouplent avec plusieurs femelles lorsqu’ils parviennent à les conserver.
La femelle donne généralement naissance à un seul petit après une gestation d’environ un an, qui comprend une période d’implantation différée de l’embryon. Le nouveau-né pèse souvent autour de 10 à 15 kg, avec des variations selon sa mère et sa région.
La mère reconnaît son petit grâce à son cri et à son odeur. Elle l’allaite pendant plusieurs mois, parfois plus d’un an, tandis qu’il apprend progressivement à nager et à capturer ses premières proies.
Le saviez-vous ?
- 1.Le mâle peut peser plus de trois fois le poids d’une jeune femelle, ce qui compte parmi les plus grands écarts de taille chez les otaries.
- 2.Ses vibrisses peuvent détecter les remous laissés par un poisson, même lorsque la visibilité est faible.
- 3.Une otarie à crinière peut marcher sur le rivage en faisant pivoter ses nageoires postérieures sous son corps.
- 4.Les femelles reconnaissent leur petit dans une colonie très bruyante grâce à un appel individuel.
Ce qui menace l’otarie à crinière
Prises accidentelles
Des otaries peuvent se prendre dans des filets ou des engins de pêche, ce qui entraîne des blessures, une noyade ou une diminution de leurs ressources alimentaires.
Ressources marines
La pêche intensive peut réduire la quantité de poissons disponibles. Les variations liées à El Niño modifient aussi la répartition des proies sur les côtes du Pacifique.
Dérangement humain
Les colonies proches des ports, des plages et des zones touristiques subissent le bruit, les approches répétées et parfois la pollution par les déchets ou les hydrocarbures.
Protéger l’otarie à crinière
- Protection internationaleLes espèces de la famille des Otariidés sont inscrites à l’annexe II de la CITES, qui encadre le commerce international de spécimens et de produits issus de ces animaux.
- Aires marines protégéesDes colonies vivent dans des parcs et réserves côtiers d’Amérique du Sud, notamment dans des secteurs protégés de Patagonie, de Terre de Feu et des côtes chiliennes et péruviennes.
- Suivi des coloniesDes organismes et des universités suivent les effectifs, les naissances, les déplacements et les interactions avec la pêche afin d’adapter la gestion des colonies et des activités maritimes.
Questions fréquentes
Quelle différence y a-t-il entre une otarie et un phoque ?
L’otarie possède de petites oreilles externes visibles et de longues nageoires antérieures. Elle peut faire pivoter ses nageoires postérieures sous son corps pour marcher sur la terre ferme. Le phoque n’a pas de pavillon externe et se déplace généralement en ondulant davantage son corps sur le rivage.
L’otarie à crinière est-elle dangereuse pour l’être humain ?
Elle peut mordre ou charger si elle se sent coincée, approchée ou nourrie. Gardez une distance importante, ne vous placez jamais entre elle et la mer et éloignez les enfants et les chiens. En cas de morsure, appelez immédiatement le 15 ou le 112.
Une otarie peut-elle vivre en eau douce ?
Elle est adaptée à la mer et aux eaux côtières salées. Elle vient à terre pour se reposer ou se reproduire, mais elle ne vit pas durablement dans un lac ou une rivière. Une observation loin de la côte peut correspondre à un animal en déplacement ou désorienté.
Que faire devant une otarie échouée en France ?
Ne la touchez pas et ne la remettez pas à l’eau. Éloignez les curieux et les chiens, observez-la depuis une distance sûre, puis contactez les secours locaux pour mammifères marins, un centre de soins habilité ou l’OFB. En cas de danger immédiat pour une personne, appelez le 112.
L’otarie à crinière est-elle menacée d’extinction ?
L’UICN la classe en préoccupation mineure, avec une tendance globale considérée comme en hausse. Ce statut mondial masque des situations régionales différentes : la pêche, la raréfaction des proies, les maladies et le dérangement peuvent fragiliser certaines colonies.
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Autour de cet animal
Pour aller plus loin
Sources
- UICN, Otaria flavescens, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Mammal Diversity Database, American Society of Mammalogists mammaldiversity.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer
Espèces proches

Otarie à fourrure du Nord
Callorhinus ursinus
VUVulnérable
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Zalophus californianus
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