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L'oedipode turquoise (Oedipoda caerulescens)
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Oedipoda caerulescens

Oedipode turquoise

Oedipoda caerulescens

Aussi appelé criquet bleu, criquet à ailes bleues

L’oedipode turquoise est un petit criquet des terrains secs et ouverts, présent dans une grande partie de la France métropolitaine. Ses ailes postérieures bleu vif apparaissent lorsqu’il s’envole, puis disparaissent dès qu’il se pose parmi les cailloux. L’espèce n’est pas évaluée au niveau mondial par l’UICN, tandis qu’elle est classée en préoccupation mineure dans la liste rouge française des orthoptères.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
15 à 21 mm pour le mâle et 22 à 28 mm pour la femelle, longueur du corps
Poids
Longévité
Un cycle de vie dure généralement moins d’un an. Les adultes vivent surtout quelques semaines à quelques mois, souvent de juillet à octobre selon la région.
Régime
HerbivoreIl broute des herbes basses et consomme aussi des feuilles de petites plantes, surtout dans les milieux secs et peu végétalisés.
Mode de vie
Diurne, solitaire ou dispersé
Famille
Acrididés (Acrididae), ordre des Orthoptères (Orthoptera)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Europe, Afrique du Nord et ouest de l’Asie

Où vit l’oedipode turquoise ?

Il fréquente les terrains secs, ensoleillés et ouverts, comme les dunes, les landes rases, les pelouses rocailleuses, les carrières et les friches, généralement du niveau de la mer jusqu’à environ 2 000 mètres selon les régions.

Principales régions : France, Espagne, Italie, Allemagne, Maroc, Turquie, Russie, Kazakhstan.

  • Europe
  • Afrique
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’oedipode turquoise ?
  2. Où vit l’oedipode turquoise ?
  3. Que mange l’oedipode turquoise ?
  4. Comment se comporte l’oedipode turquoise ?
  5. Comment se reproduit l’oedipode turquoise ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’oedipode turquoise ?

Ce criquet mesure environ 15 à 21 millimètres chez le mâle et 22 à 28 millimètres chez la femelle, sans compter les éventuelles variations régionales. Son corps trapu porte des ailes antérieures brunes ou grises, souvent traversées de bandes irrégulières. La couleur générale change selon le sol : elle peut devenir beige sur le sable, grise sur les pierres ou brunâtre dans une friche.

Le signe le plus facile à repérer apparaît quand l’animal bondit. Ses ailes postérieures montrent une teinte bleu turquoise, parfois bleutée ou verdâtre, avec une bordure sombre. Une fois posé, il replie ces ailes sous les ailes antérieures et se confond rapidement avec le sol. Il faut donc observer l’endroit où il a atterri plutôt que suivre uniquement la direction de son vol.

La tête porte de courtes antennes et les pattes arrière sont longues, comme chez les autres criquets. La femelle est généralement plus grande que le mâle. La couleur bleue des ailes permet une première identification, mais une photographie nette et l’examen des motifs du dessus des ailes sont utiles pour la distinguer d’autres oedipodes.

Où vit l’oedipode turquoise ?

L’oedipode turquoise recherche des surfaces chaudes, sèches et peu couvertes par les plantes. Il vit sur les dunes fixées ou mobiles, les pelouses calcaires, les éboulis, les talus pierreux, les carrières, les anciennes gravières et certaines friches industrielles. Un sol nu ou couvert de mousses et de végétation basse lui permet de se chauffer et de se dissimuler.

En France, l’espèce est présente dans de nombreuses régions, notamment dans les zones méditerranéennes, atlantiques et continentales. Elle peut aussi se rencontrer dans des secteurs de montagne bien exposés au soleil. Les adultes sont surtout visibles de juillet à octobre, avec des dates qui avancent dans les régions chaudes et varient selon la météo.

La fermeture progressive des milieux peut lui être défavorable. Quand les arbustes envahissent une pelouse sèche ou qu’une friche devient très dense, les zones de sol chaud diminuent. À l’inverse, un terrain ouvert géré en mosaïque, avec des plaques de végétation basse et quelques espaces nus, peut lui convenir.

Que mange l’oedipode turquoise ?

L’oedipode turquoise est herbivore. Il prélève de petites bouchées sur des graminées et sur diverses plantes basses qui poussent dans les terrains secs. Son régime dépend des végétaux disponibles sur place, car il fréquente des sols pauvres où la végétation est souvent clairsemée.

Il ne chasse pas les insectes et ne représente aucun danger pour les cultures lorsqu’il est présent en petit nombre. Comme d’autres criquets, il participe au recyclage de la matière végétale et sert de nourriture à des oiseaux, des lézards, des araignées, des amphibiens et de petits mammifères.

Ses mandibules coupent les fragments de feuilles et de tiges. Il passe une partie de la journée à se déplacer entre les touffes basses, avec des arrêts fréquents pour se chauffer au soleil et repérer un éventuel prédateur.

Comment se comporte l’oedipode turquoise ?

Actif pendant la journée, il se chauffe souvent sur une pierre ou une plaque de sol nu. Lorsqu’une personne s’approche, il s’éloigne par bonds rapides, parfois sur plusieurs mètres. Le flash bleu attire alors l’attention, tandis que l’atterrissage est suivi d’une immobilité qui rend la recherche difficile.

La couleur de ses ailes antérieures et de son corps varie beaucoup d’un individu à l’autre. Cette diversité aide les criquets à se fondre dans des sols de teintes différentes. Ils restent généralement dispersés, même si plusieurs individus peuvent occuper la même pelouse sèche lorsque la nourriture et les abris sont abondants.

Les mâles peuvent produire des sons en frottant leurs pattes arrière contre leurs ailes antérieures. Les vibrations servent notamment dans les interactions entre adultes. Le chant et son intensité varient selon la température, l’heure et l’activité des individus.

Comment se reproduit l’oedipode turquoise ?

Après l’accouplement, la femelle enfonce son abdomen dans le sol meuble ou entre de petits débris végétaux. Elle y dépose une oothèque, une petite enveloppe contenant plusieurs œufs. Les endroits trop compacts, très humides ou entièrement recouverts de végétation conviennent moins à la ponte.

Les œufs passent généralement la mauvaise saison dans le sol. Au printemps ou au début de l’été, les jeunes criquets sortent sous forme de larves. Ils ressemblent déjà aux adultes, mais leurs ailes sont encore courtes et leurs organes reproducteurs ne sont pas fonctionnels.

Plusieurs mues sont nécessaires avant l’âge adulte. La durée du développement varie avec la température, l’altitude et la disponibilité de nourriture. Dans les régions fraîches, l’apparition des adultes peut être retardée par rapport aux secteurs méditerranéens.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le bleu des ailes postérieures est caché au repos et ne sert donc pas à rendre l’animal coloré en permanence.
  • 2.Deux oedipodes turquoise vivant sur des sols différents peuvent être l’un gris et l’autre brun, tout en appartenant à la même espèce.
  • 3.Après son envol, il replie ses ailes bleues dès l’atterrissage et devient souvent presque invisible en quelques secondes.
  • 4.Les femelles sont généralement plus longues que les mâles, ce qui leur laisse davantage de place pour produire et déposer les œufs.

Ce qui menace l’oedipode turquoise

  • Fermeture des milieux

    L’abandon de certains espaces ouverts laisse les arbustes et les herbes hautes les recouvrir. L’urbanisation, l’exploitation des carrières, les travaux routiers et l’usage d’insecticides peuvent aussi réduire les habitats favorables.

  • Gestion trop uniforme

    Une tonte très rase sur toute une parcelle, ou au contraire l’absence totale de gestion, supprime la mosaïque de zones nues et de végétation basse dont l’espèce a besoin.

Protéger l’oedipode turquoise

  • Préserver les terrains ouvertsEn France, l’oedipode turquoise n’est pas protégé par une réglementation nationale spécifique et il est classé en préoccupation mineure dans la liste rouge des orthoptères de France métropolitaine. La conservation repose surtout sur le maintien de pelouses sèches, de dunes, de landes rases et de carrières dans les sites protégés et les espaces naturels gérés.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange l’oedipode turquoise ?

L’oedipode turquoise mange surtout des herbes et des feuilles de petites plantes basses. Il broute les végétaux disponibles dans les pelouses sèches, les dunes, les friches et les terrains pierreux. Il ne chasse pas les insectes et ne pique pas les personnes.

Combien de temps vit l’oedipode turquoise ?

L’oedipode turquoise vit généralement moins d’un an au total. Les œufs passent la saison froide dans le sol, les jeunes apparaissent au printemps ou au début de l’été, puis les adultes vivent souvent quelques semaines à quelques mois avant de mourir après la reproduction.

Où vit l’oedipode turquoise ?

L’oedipode turquoise vit dans des milieux secs, chauds et ouverts, comme les dunes, les pelouses calcaires, les landes rases, les carrières et les friches peu végétalisées. En France, il est présent dans de nombreuses régions et s’observe surtout entre juillet et octobre.

L’oedipode turquoise est-il dangereux ?

L’oedipode turquoise est inoffensif pour les humains et les animaux domestiques. Il ne mord pas les personnes, ne possède pas de dard et ne transmet pas de maladie connue. Il faut simplement éviter de le poursuivre ou de le saisir, car ses pattes et ses ailes sont fragiles.

Quelle taille fait l’oedipode turquoise ?

L’oedipode turquoise mesure environ 15 à 21 millimètres chez le mâle et 22 à 28 millimètres chez la femelle, en mesurant le corps. Les ailes postérieures bleues augmentent la longueur visible lorsqu’il vole, mais elles sont repliées au repos.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle couleur apparaissent les ailes postérieures de l’oedipode turquoise pendant son vol ?
  2. 2.Dans quel milieu l’oedipode turquoise se rencontre-t-il le plus souvent ?
  3. 3.Comment l’oedipode turquoise passe-t-il généralement l’hiver ?

Autour de cet animal

Sources

  1. Muséum national d’histoire naturelle, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  2. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  3. Office pour les insectes et leur environnement, ressources sur les orthoptères
  4. Wikipédia, Oedipoda caerulescens fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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