Aller au contenu
Le nestor de Norfolk (Nestor productus)
EX
Nestor productus

Nestor de Norfolk

Nestor productus

Aussi appelé Kaka de Norfolk

Le nestor de Norfolk était un perroquet des îles Norfolk et Phillip, dans le Pacifique sud. Son long bec courbé et son plumage brun, éclairé de jaune et d’orangé, le distinguaient des perroquets verts familiers. La chasse et la transformation de ses petites îles ont accompagné sa disparition au XIXe siècle ; l’UICN le classe aujourd’hui comme éteint.

Statut
ÉteinteDisparu au milieu du XIXe siècle ; le dernier individu captif connu aurait vécu à Londres jusqu’en 1851.
Taille
Environ 38 cm de longueur totale, queue comprise.
Poids
Poids adulte insuffisamment documenté pour donner une fourchette fiable.
Longévité
Longévité inconnue dans la nature ; les données historiques de captivité ne permettent pas une estimation fiable.
Régime
HerbivoreIl consommait notamment des ressources végétales, dont du nectar ; le détail de son alimentation restait peu documenté.
Mode de vie
Diurne, en groupes, selon les récits historiques
Famille
Strigopidés (Strigopidae), ordre des Psittaciformes

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

îles Norfolk et Phillip, dans le Pacifique sud

Où vivait le nestor de Norfolk ?

Il fréquentait les milieux boisés et la végétation des îles Norfolk et Phillip, dans le Pacifique sud.

Principales régions : Australie, territoire de l’île Norfolk.

  • Océanie

Aucun individu vivant connu ; espèce classée éteinte par l’UICN.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaissait-on le nestor de Norfolk ?
  2. Où vivait le nestor de Norfolk ?
  3. Que mangeait-il ?
  4. Comment se comportait-il ?
  5. Que savait-on de sa reproduction ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Disparition
  8. Ce qu’il en reste
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaissait-on le nestor de Norfolk ?

Ce perroquet mesurait environ 38 centimètres, queue comprise. Son plumage était principalement brun olive, avec des zones jaunâtres et orangées sur la tête et les parties inférieures. Le dessous du corps et la région du croupion portaient des teintes plus chaudes, parfois décrites comme rouge orangé.

Son bec était long et fortement courbé, un caractère particulièrement visible sur les spécimens conservés. Comme les autres perroquets, il possédait deux doigts dirigés vers l’avant et deux vers l’arrière. Cette disposition lui permettait de s’agripper aux branches et de manipuler sa nourriture avec une patte.

Où vivait le nestor de Norfolk ?

Son aire naturelle se limitait aux îles Norfolk et Phillip, dans le Pacifique sud, entre l’Australie, la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande. Il ne vivait pas en France. Ces terres isolées abritaient une végétation insulaire dont plusieurs espèces n’existaient nulle part ailleurs.

Il fréquentait les milieux boisés et les formations végétales de l’archipel. À partir de l’installation européenne, les défrichements et l’introduction d’animaux transformèrent ces habitats. Sur un territoire aussi réduit, la dégradation de quelques secteurs pouvait toucher une part importante des ressources disponibles pour toute l’espèce.

Que mangeait-il ?

Les témoignages lui attribuaient une alimentation comprenant du nectar et d’autres ressources végétales. Son bec allongé lui permettait d’explorer la végétation et de prélever sa nourriture. Les observations disponibles étaient toutefois trop fragmentaires pour établir une liste complète de ses aliments ou leurs proportions selon les saisons.

Les naturalistes le rapprochaient des autres nestors, dont le kaka de Nouvelle-Zélande. Cette parenté aidait à interpréter son anatomie, mais ne suffisait pas à reconstituer chaque détail de son régime. Aucun suivi alimentaire comparable aux études modernes n’avait été réalisé avant sa disparition.

Comment se comportait-il ?

Les récits historiques décrivaient un oiseau actif le jour, parfois observé en groupes, et relativement facile à approcher. Cette faible méfiance envers les humains augmentait sa vulnérabilité à la capture et à la chasse. Elle ne permettait cependant pas de connaître précisément ses relations sociales.

Quelques individus avaient été gardés en captivité, y compris en Europe. Ces oiseaux avaient fourni des occasions d’observation aux naturalistes, mais les témoignages ne constituaient pas une étude suivie de l’espèce. La taille habituelle des groupes, leurs déplacements et leurs communications restaient donc mal connus.

Que savait-on de sa reproduction ?

La reproduction était très peu documentée avant l’extinction. Les sources disponibles ne permettaient pas de donner avec assurance une taille de ponte, une durée d’incubation ou un âge d’envol. Aucun programme d’élevage durable n’avait établi ces repères à partir de plusieurs couples suivis.

Ses proches parents utilisaient des cavités pour nicher, mais cette comparaison ne démontrait pas à elle seule les habitudes du nestor de Norfolk. La disparition de l’espèce avait laissé ces questions ouvertes. Les spécimens naturalisés renseignaient surtout son anatomie, sans restituer les soins que les adultes apportaient aux jeunes.

Le saviez-vous ?

  • 1.John Gould avait décrit l’espèce en 1836 : son entrée dans la littérature scientifique avait précédé de peu sa disparition.
  • 2.Malgré son nom, ce perroquet avait aussi été signalé sur Phillip, une petite île située au sud de Norfolk.
  • 3.Il appartenait au même genre que le kéa et le kaka, deux perroquets encore présents en Nouvelle-Zélande.
  • 4.Le dernier individu captif connu aurait survécu jusqu’en 1851 à Londres, très loin des îles où l’espèce vivait naturellement.

Pourquoi le nestor de Norfolk a disparu

  • Chasse et captures

    Les habitants avaient chassé ce perroquet pour sa chair et capturé des individus vivants. Sa faible méfiance envers les humains facilitait ces prélèvements.

  • Transformation des îles

    Les défrichements et les animaux introduits, notamment les porcs et les chèvres, avaient dégradé la végétation de l’archipel. Ces changements réduisaient les habitats et les ressources alimentaires disponibles.

  • Aire naturelle minuscule

    L’espèce ne disposait que de deux petites îles comme refuges. La contribution exacte de chaque pression à son extinction restait difficile à mesurer, faute de comptages historiques.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Collections de LondresDes spécimens avaient rejoint les collections aujourd’hui conservées par le Natural History Museum, dont les collections ornithologiques se trouvent à Tring. Ils restent des références pour étudier et comparer ce perroquet disparu.
  • Collections de LeydeDes spécimens avaient également été conservés dans les collections réunies aujourd’hui au Naturalis Biodiversity Center, à Leyde, aux Pays-Bas. Leur plumage et leur anatomie constituent des témoignages matériels de l’espèce.
  • Aucun élevage survivantLes oiseaux autrefois gardés en captivité n’avaient pas fondé de population durable. Aucun individu vivant ni programme de réintroduction de cette espèce n’est connu aujourd’hui.

Questions fréquentes

Quand le nestor de Norfolk a-t-il disparu ?

Sa disparition remonte au milieu du XIXe siècle. La date de 1851 est généralement associée au dernier individu captif connu, à Londres. Elle ne correspond pas nécessairement à la mort du dernier oiseau sauvage : les observations de terrain étaient trop incomplètes pour fixer ce moment avec certitude.

Pourquoi a-t-il disparu ?

La chasse, les captures et la dégradation de la végétation de ses îles avaient cumulé leurs effets. Les animaux introduits et les défrichements avaient transformé ses habitats. Comme il ne vivait que sur un territoire très limité, il ne disposait pas de populations éloignées capables de compenser ces pertes.

Peut-on encore en voir dans un zoo ?

Aucun nestor de Norfolk vivant n’est connu, ni dans la nature ni dans un zoo. Son classement EX signifie que l’espèce est éteinte. Des musées conservent des spécimens naturalisés, mais ceux-ci ne sont pas nécessairement exposés au public ; vérifiez les collections présentées avant votre visite.

Était-il apparenté au kéa ?

Oui. Le nestor de Norfolk et le kéa appartiennent au genre Nestor, tout comme le kaka de Nouvelle-Zélande. Ils partageaient notamment une silhouette de perroquet au bec courbé. Cette parenté aide les chercheurs à comparer leurs caractères, sans permettre de déduire toutes les habitudes de l’espèce disparue.

Pourrait-on le faire revivre ?

Aucun projet abouti n’a recréé cette espèce. Un spécimen de musée peut fournir des informations anatomiques et parfois génétiques, mais il ne constitue pas un animal capable de se reproduire. La protection des perroquets encore vivants et de leurs habitats permet aujourd’hui d’agir contre de nouvelles disparitions.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Où le nestor de Norfolk vivait-il naturellement ?
  2. 2.Que signifie son statut EX sur la Liste rouge de l’UICN ?
  3. 3.Quel oiseau appartient au même genre que lui ?

Sources

  1. BirdLife International, DataZone : fiche d’espèce Norfolk Kaka, Nestor productus datazone.birdlife.org
  2. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Nestor productus iucnredlist.org
  3. Natural History Museum, collections zoologiques et ornithologiques nhm.ac.uk

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches