

Impala
Aepyceros melampus
Aussi appelé antilope impala, impala commun
L’impala est une antilope africaine reconnaissable à son pelage brun roux, à son ventre blanc et, chez le mâle, à ses cornes en forme de lyre. Il vit dans les savanes boisées d’Afrique orientale et australe, où ses bonds l’aident à échapper aux prédateurs. L’espèce est classée en préoccupation mineure par l’UICN, malgré des déclins locaux.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation en baisse
- Taille
- 110 à 150 cm de longueur pour le corps, avec une queue de 25 à 35 cm, et 75 à 95 cm de hauteur au garrot
- Poids
- Mâles de 40 à 75 kg, femelles de 30 à 50 kg
- Longévité
- Environ 12 à 15 ans dans la nature, jusqu’à près de 20 ans dans certains parcs zoologiques
- Régime
- HerbivoreIl broute surtout des graminées après les pluies et mange aussi des feuilles, des jeunes pousses et des fruits tombés.
- Mode de vie
- Diurne, en troupeaux variables, souvent de 10 à plusieurs centaines d’individus
- Famille
- Bovidés (Bovidae), ordre des Artiodactyles (Artiodactyla)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’impala ?
Il fréquente les savanes boisées, les prairies et les lisières de forêts, généralement près d’un point d’eau, du niveau de la mer jusqu’à environ 2 000 mètres.
Principales régions : Kenya, Tanzanie, Ouganda, Zambie, Zimbabwe, Botswana, Namibie, Afrique du Sud.
- Afrique
Environ 2 millions d’individus selon l’évaluation mondiale de l’UICN, avec des estimations qui varient selon les régions et les sous-espèces.
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’impala ?
L’impala a un corps fin, des pattes longues et un dos légèrement arqué. Son pelage va du brun fauve sur le dos au blanc sous le ventre. Une ligne noire descend sur l’arrière de chaque cuisse, tandis que la queue blanche se termine par une touffe noire qui peut rendre le groupe plus facile à suivre dans les herbes.
Seuls les mâles portent des cornes. Elles partent vers l’extérieur, se recourbent vers l’arrière puis vers l’intérieur, formant une silhouette proche d’une lyre. Les cornes mesurent généralement 45 à 92 centimètres. Les femelles ont une tête plus fine et restent dépourvues de cornes.
Où vit l’impala ?
L’espèce occupe une large bande d’Afrique orientale et australe, notamment au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, au Botswana et en Afrique du Sud. Elle préfère les savanes où alternent herbes, arbustes et arbres clairsemés. Cette mosaïque lui permet de brouter, de se mettre à l’ombre et de surveiller l’approche d’un prédateur.
L’impala reste souvent à proximité d’un point d’eau, même s’il peut couvrir plusieurs kilomètres pour se nourrir. Il vit du niveau de la mer jusqu’à environ 2 000 mètres selon les régions. Des populations se trouvent dans des parcs comme le Serengeti, le Tsavo, le Chobe et le parc national Kruger.
Que mange l’impala ?
Après les pluies, l’impala broute principalement les herbes jeunes et riches en eau. Pendant la saison sèche, il complète ce menu avec des feuilles, des bourgeons, des jeunes pousses et des fruits tombés. Sa souplesse alimentaire l’aide à vivre dans des savanes où la végétation change fortement au fil des mois.
Il rumine, comme les autres bovidés. Son estomac à plusieurs compartiments permet à des micro-organismes de transformer les fibres végétales en éléments nutritifs. Il mange souvent le matin et en fin d’après-midi, lorsque la chaleur est moins forte, puis se repose à l’ombre pendant les heures les plus chaudes.
Comment vit l’impala ?
Les femelles et les jeunes forment des groupes dont la taille varie beaucoup, de quelques individus à plusieurs centaines dans les zones riches en nourriture. Les mâles adultes peuvent défendre un territoire pendant la saison de reproduction ou vivre en groupes de célibataires. La composition des troupeaux change selon la saison et la présence des prédateurs.
En cas de danger, l’impala pousse un souffle ou un aboiement bref qui alerte le groupe. Il peut bondir très haut en gardant les quatre pattes presque réunies, parfois sur plusieurs mètres. Ces sauts désordonnés compliquent la poursuite par un guépard ou un lycaon, surtout dans une végétation dense.
Comment se reproduit l’impala ?
Pendant la période de reproduction, les mâles défendent des territoires et tentent de rassembler plusieurs femelles. Ils marquent leur présence par des vocalisations, des odeurs et des affrontements avec leurs rivaux. Leurs combats consistent surtout en des poussées de cornes, qui peuvent provoquer des blessures lorsque les adversaires sont de force comparable.
La femelle donne généralement naissance à un seul petit après environ six à sept mois de gestation. Dans certaines populations, une implantation différée de l’embryon contribue à synchroniser les naissances avec le retour des pluies. Le nouveau-né reste caché dans la végétation pendant quelques jours avant de rejoindre sa mère et le groupe.
Le saviez-vous ?
- 1.Les bonds de l’impala peuvent atteindre environ 3 mètres de haut et 10 mètres de long, avec plusieurs sauts successifs.
- 2.Le nom scientifique Aepyceros signifie approximativement « cornes hautes », en référence aux cornes arquées du mâle.
- 3.Un mâle peut défendre un territoire tout en surveillant plusieurs femelles et en repoussant des rivaux.
- 4.Les taches noires situées à l’arrière des cuisses contrastent avec le pelage clair et restent visibles lorsque l’animal fuit.
Ce qui menace l’impala
Perte d’habitat
La conversion des savanes en terres agricoles et l’installation de clôtures réduisent ou fragmentent certaines populations. Les sécheresses prolongées diminuent aussi les herbes et les points d’eau disponibles.
Chasse locale
La chasse non réglementée peut faire baisser les effectifs dans certaines régions, surtout lorsque les animaux ne bénéficient pas d’une protection efficace ou de corridors entre aires protégées.
Maladies et sécheresse
Les épisodes de sécheresse sévère affaiblissent les troupeaux et peuvent accroître leur sensibilité aux maladies. Les effets varient fortement selon les pluies, la qualité des habitats et la gestion locale.
Protéger l’impala
- Aires protégéesDe nombreuses populations vivent dans des parcs et réserves comme le Serengeti, le Tsavo, le Chobe et le parc national Kruger. Leur conservation repose sur la protection des savanes, de l’eau et des déplacements entre habitats.
- Suivi des troupeauxDes comptages aériens et terrestres sont réalisés dans plusieurs pays d’Afrique pour suivre les effectifs et repérer les déclins locaux. Les réglementations nationales encadrent aussi la chasse dans les régions où elle est autorisée.
Questions fréquentes
L’impala est-il une gazelle ?
Non. Il appartient à la famille des bovidés, comme les chèvres et les vaches, tandis que les gazelles appartiennent à plusieurs genres voisins de la même grande famille. Sa silhouette rappelle celle d’une gazelle, mais ses cornes et sa morphologie permettent de le distinguer.
Les femelles impalas ont-elles des cornes ?
Les femelles de l’impala commun n’ont généralement pas de cornes. Seuls les mâles portent ces deux cornes annelées, qui servent surtout lors des rivalités entre adultes et pour défendre un territoire pendant la reproduction.
Pourquoi l’impala saute-t-il autant ?
Ces bonds servent à fuir et à semer un prédateur dans les herbes et les buissons. Ils peuvent aussi signaler la vigilance du groupe. Un impala peut franchir plusieurs mètres en longueur et changer rapidement de direction.
L’impala est-il menacé d’extinction ?
L’espèce est classée en préoccupation mineure, ou LC, sur la Liste rouge mondiale de l’UICN. Cela concerne l’ensemble de l’espèce. Des populations locales peuvent toutefois décliner à cause de la perte d’habitat, de la sécheresse ou de la chasse non réglementée.
Que mange un impala en saison sèche ?
Lorsque les herbes se dessèchent, il mange davantage de feuilles, de jeunes pousses et de fruits tombés. Cette capacité à alterner entre broutage et consommation de végétation ligneuse l’aide à survivre aux variations saisonnières de la savane.
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Pour aller plus loin
Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Smithsonian’s National Zoo, Impala nationalzoo.si.edu
- African Wildlife Foundation, Impala awf.org
- San Diego Zoo Wildlife Alliance, Impala animals.sandiegozoo.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer







